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Le train ne ralentit pas !

Gabriel Nadon . 28-08-2012 (modifié le 10-09-2012 à 11:50)

BLOGUE. Monsieur Bélanger et sa conjointe, Marilyn Genna avaient plus de quinze ans d’expérience dans le domaine de la restauration et caressaient le rêve d’avoir leur propre hôtel. Le couple propriétaire depuis vingt de l’Hôtel Mingan à Sept-Îles, désirait vendre mais n’avait pas de relève.


Dans le cadre de capsules vidéos tournées pour le compte du Fonds de solidarité FTQ, Yany Bélanger a récemment témoigné de leur démarche de transfert d’entreprise.


Une fois la transaction conclue, les nouveaux hôteliers ont rapidement réalisé que le train en marche, qui compte quarante-huit chambres, ne ralentit pas la cadence pour permettre une transition tout en douceur et échelonnée sur plusieurs semaines. La clientèle, heureusement d’ailleurs, ne ralentit pas et il faut reprendre le collier rapidement. Il faut savoir sauter à bord et maintenir l’équilibre et la vitesse de croisière malgré les « distractions » qu’entraîne inévitablement un transfert d’entreprise.


Monsieur Bélanger conseille d’ailleurs aux éventuels repreneurs d’acquérir une expertise préalable dans le secteur convoité. Il est en effet essentiel que les repreneurs aient une bonne expérience afin d’assurer le succès du transfert et de pouvoir sauter dans le train en marche sans une trop grande période « d’apprentissage ». La transaction elle-même peut même être en péril car un acheteur qui a peu de connaissance des activités de l’entreprise risque d’avoir quelques difficultés à convaincre un vendeur qu’il peut le remplacer efficacement dans sa locomotive.


Un partenaire financier sera vraisemblablement moins réceptif à un repreneur riche mais sans expérience dans le domaine qu’il le serait face à un repreneur ayant une mise de fonds moins importante mais possédant une expertise reconnue dans le secteur d’activité visé.


Monsieur Bélanger suggère aussi de bien identifier les compétences des propriétaires cédants et de planifier le remplacement de ces compétences qui quittent. À la recherche de la perle rare depuis longtemps, les repreneurs négligent souvent cet aspect et se concentrent essentiellement sur la transaction une fois l’entreprise identifiée. Cependant, si le cédant est un expert en production et que le repreneur, vendeur émérite, n’a aucune compétence en la matière, le plan de relève devra prévoir l’embauche d’une ressource additionnelle et la gestion du vendeur potentiellement excédentaire. Et la situation peut se compliquer quelque peu si la conjointe ou un collaborateur proche du cédant en profitent également pour se retirer.


Vous pouvez visionner l’ensemble de ces vidéos sur YouTube ou sur mon blogue, bloguereleve.fondsftq.com, sous l’onglet Vidéos.


À propos de ce blogue


La pérennité des entreprises est une préoccupation partagée par plusieurs et c’est dans cet esprit que ce blogue se veut un lieu d’échange sur la relève, une contribution à la réussite des entreprises d’ici. Il est le pendant de celui tenu par l’auteur sur le même sujet depuis plus d’un an (bloguereleve.fondsftq.com).


Gabriel Nadon œuvre depuis plus de onze ans exclusivement en Relève d’entreprise au Fonds de solidarité FTQ et répond aux problèmes financiers qu'entraîne la transmission des entreprises à la génération suivante, qu'elle soit familiale ou non. Au fil des ans, il a acquis une expertise particulière pour tout ce qui touche la pérennité des PME québécoises, ne se limitant pas uniquement à l'aspect financier mais tenant également compte de la dimension humaine.

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