BLOGUE. Est-ce que l’entrepreneuriat s’apprend vraiment à l’école ? Ou si on est (ou naît) entrepreneur dans l’âme ? Chose certaine on le stimule, on l’encourage et on le soutient. Telle est la mission que s’est donnée l’Association des clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec qui tenait du 11 au 13 novembre dernier son 19e colloque annuel à Rivière-du-Loup sous le thème La relève québécoise : des jeunes en mouvement.
Cette association regroupe près de 70 clubs d’entrepreneurs étudiants formés dans des établissements d’enseignement postsecondaire de toutes les régions du Québec, autant cégeps et universités que centres de formation professionnelle.
Les clubs, avec le précieux appui de personnes ressources de ces cégeps et universités, visent à faire découvrir le milieu de l’entrepreneuriat aux étudiants et à les sensibiliser à l’esprit d’entreprise. Ils contribuent à créer un environnement stimulant où la culture de l’entrepreneuriat est encouragé et stimulé grâce aux nombreuses activités qui sont organisées visant à favoriser l’échange d’information et le tissage d’un réseau de contacts.
L’événement annuel, dont j’ai eu le plaisir d’être le président d’honneur, a permis à plus de deux cent soixante-dix jeunes étudiants de poursuivre leur réseautage et leur apprentissage dans un cadre unique et des plus stimulants.
Ils ont eu droit à des conférences et des ateliers sur l’entrepreneurship international et sur les réseaux sociaux, à un « salon des régions » auquel ont participé une quarantaine d’exposants des 17 régions du Québec qui compétitionnaient amicalement pour le concours de la plus belle exposition (remporté par l’Abitibi-Témiscamingue). Une fin de semaine enrichissante, autant pour eux que pour moi.
Le RÉEL
À titre d’exemple, un de ces clubs, le Regroupement des étudiants entrepreneurs de l’université Laval (RÉEL), organisait le 31 janvier dernier la onzième édition de son souper entrepreneurial dans un hôtel du Vieux-Québec. J’ai eu le plaisir de participer à ce souper tournant où les 120 étudiants présents ont pu rencontrer et discuter avec 28 entrepreneurs provenant de différents secteurs d’activités économiques.
Ils ont échangé sur leurs motivations respectives, leurs réalités, leurs projets et leurs rêves. Un de ces entrepreneurs, âgé d’à peine 26 ans, en était à sa troisième entreprise. Il avait vendu la première avant même d’avoir 20 ans et la seconde quelques années plus tard. Quel bel exemple stimulant pour les jeunes qui ont eu l’occasion de converser avec lui. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les entrepreneurs en herbe ne proviennent pas tous de la faculté des sciences de l’administration. Certains étudient en design graphique, en arpentage, en droit ou encore en théâtre. Tous avaient le goût d’entreprendre dans leur champ d’activité respectif. Ce fut une soirée très stimulante à discuter avec de vrais entrepreneurs dynamiques et « allumés ».
Bravo et longue vie aux clubs d’entrepreneurs étudiants et à l’ACEE du Québec qui jouent un rôle unique et combien essentiel par leur appui aux repreneurs de demain.
À propos de ce blogue
La pérennité des entreprises est une préoccupation partagée par plusieurs et c’est dans cet esprit que ce blogue se veut un lieu d’échange sur la relève, une contribution à la réussite des entreprises d’ici. Il est le pendant de celui tenu par l’auteur sur le même sujet depuis un an (bloguereleve.fondsftq.com).
Gabriel Nadon œuvre depuis plus de onze ans exclusivement en Relève d’entreprise au Fonds de solidarité FTQ et répond aux problèmes financiers qu'entraîne la transmission des entreprises à la génération suivante, qu'elle soit familiale ou non. Au fil des ans, il a acquis une expertise particulière pour tout ce qui touche la pérennité des PME québécoises, ne se limitant pas uniquement à l'aspect financier mais tenant également compte de la dimension humaine.








