Élections Québec 2012: Pourquoi pas un Plan vert ?

Publié le 10/08/2012 à 13:14, mis à jour le 10/08/2012 à 13:17

Élections Québec 2012: Pourquoi pas un Plan vert ?

Publié le 10/08/2012 à 13:14, mis à jour le 10/08/2012 à 13:17

Le premier article que M. Raymond Bachand, ministre des Finances et candidat libéral dans Outremont, a écrit sur son blogue sur LesAffaires.com portait sur le plein emploi. La préoccupation est légitime quand on sait qu’en juin 2012, le taux de chômage (qui ne reflète que partiellement la réalité) était de 7,7 % à l’échelle du Québec et de 8,9 % dans la région de Montréal. En présentant en début de semaine son Plan vert, Québec solidaire a voulu démontrer qu’il est possible de créer des emplois, beaucoup d’emplois – 166 000 – en privilégiant un tout autre mode de développement économique que celui promu par le gouvernement libéral avec son Plan Nord.


Contrairement au gouvernement actuel, Québec solidaire fait le choix de privilégier des secteurs d’avenir, responsables écologiquement et utiles socialement. C’est le cas du développement et de l’électrification des transports collectifs dans laquelle notre parti s’engage à investir 5 G$, notamment pour construire un lien de transport haute vitesse électrique entre Québec et Montréal et pour développer le transport en milieu urbain (tramway, développement du réseau de métro à Montréal, etc.). Québec solidaire veut ainsi contribuer à réduire la dépendance au pétrole qui est non seulement dévastatrice pour l’environnement, mais coûteuse économiquement. Chaque année, l’importation de produits pétroliers fait en sorte que 18 milliards $ sortent du Québec.


Un autre secteur d’avenir est celui de l’économie d’énergie qui, selon les chiffres mêmes d’Hydro-Québec, est moins coûteuse et a un plus grand potentiel énergétique que la construction d’un barrage comme La Romaine ou la reconstruction de la centrale Gentilly-2. Québec solidaire met donc de l’avant un vaste chantier d’amélioration de l’isolation et de la performance énergétique des maisons, ainsi que des bâtiments publics et commerciaux.


Le Plan vert de Québec solidaire propose aussi de revoir le mandat de la Caisse de dépôt et de placement notamment pour appuyer le développement de coopératives et d’entreprises collectives, de financer un vaste chantier de 50 000 logements sociaux en cinq ans ou encore de redonner de l’air aux services de santé, d’éducation et aux services publics en général.


Est-ce que le Québec a les moyens de se payer tout cela ? Québec solidaire l’a démontré plus tard cette semaine, en présentant, pour la troisième fois en trois élections, un cadre financier équilibré qui chiffre non seulement le coût de ses engagements, mais aussi le moyen de les financer, en épargnant la classe moyenne et les ménages à plus faible revenu. Qu’attendent les autres partis pour en faire autant ?


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LesAffaires.com offre une tribune à chaque parti politique pour faire connaître leur vision économique. François Saillant représente Québec solidaire. Il est candidat dans Rosemont. Il agit depuis 33 ans comme coordonnateur et porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), un regroupement de défense des droits des locataires et de promotion du logement social. Au cours des dernières années, il a aussi été un des porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.

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