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Soins de santé: Harper ouvre le débat sur la fin de vie

François Pouliot . les affaires.com . 17-01-2012 (modifié le 17-01-2012 à 21:13)

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Photo : Bloomberg

BLOGUE-Les provinces canadiennes se sont montrées outrées ces derniers jours de la décision du fédéral d'arrimer ses transferts en santé à la croissance du PIB nominal à compter de 2017 (plancher à 3%). La décision du gouvernement Harper est la bonne et signale qu'il nous faut plutôt maintenant réfléchir sur les soins de fin de vie.


Les investissements du fédéral en santé grimpent depuis quelques années au rythme de 6% par année. Un rythme supérieur à l'évolution de l'économie canadienne (autour de 4%).


Cette situation est insoutenable dans un contexte où les états financiers du fédéral doivent impérativement sortir du rouge et éviter d'y replonger par la suite.


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La décision ne sera pas sans conséquence pour le gouvernement du Québec, qui a les mêmes objectifs de retour et de maintien de l'équilibre budgétaire, mais comptera sur moins de soutien.


L'ampleur du poste budgétaire de la santé (50 % du budget du Québec) et les pressions haussières qu'il subit est le principal casse-tête du ministre des finances du Québec. La province a l'an dernier réussi à contenir sa progression à 3,6%, mais il y a une forte impression qu'à ce niveau le système menace de craquer.


On peut évidemment songer à laisser grimper les dépenses et hausser les impôts pour compenser. Après deux hausses de TVQ et des augmentations de tarifs de toutes sortes (dont certaines sont encore à venir), l'alourdissement du fardeau fiscal n'est cependant pas une option très envisageable.


On peut aussi diminuer ailleurs pour réinvestir en santé. Une autre option peu envisageable. Il faut tout de même que les écoles continuent d'opérer, que les routes soient entretenues, que la culture rayonne un peu et que les forces de l'ordre soient maintenues. Même les plus populistes conviendront que la solution ne se trouve pas là. Les économies d'ailleurs sont insuffisantes.


Y a-t-il dans ce cas une solution?


Peut-être.


Dans les soins de fin de vie


En 2002, au terme d'une recension d'études, l'Institut canadien des actuaires en arrivait à un intéressant constat: de 30 à 50% des dépenses de soins de santé engagées dans la vie d'un citoyen semblent concentrées dans les six derniers mois de celle-ci.


C'est donc dans les derniers mois de notre vie que l'on coûte le plus cher au système de santé.


Voilà la cible.


Comment l'attaquer?


1 commentaire

YBertrand le 18-01-2012

Bonjour. En effet, j'ai sous ma responsabilité, un ami d'enfance qui est gravement malade depuis près de 5 ans et a fait un testament ainsi qu'un mandat d'inaptitude qui est clair. Il le voulait drastique, souffrant énormément depuis des années et ne veut en aucun cas de prise en charge par le système médical, ce fut un peu compliqué pour lui faire comprendre les limites imposées et nous a répondu que lorsque viendra le temps, la législation aura sans doute avancée. Merci et bonne journée.

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