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Pouliot - Protection des sièges sociaux: Marceau lance un gros débat

François Pouliot . les affaires.com . 23-11-2012 (modifié le 23-11-2012 à 16:21)

BLOGUE. Le ministre des finances, Nicolas Marceau, vient d'ouvrir une intéressante porte dans le dossier des sièges sociaux du Québec. Monsieur Marceau veut lancer une réflexion sur des amendements à la loi qui ferait en sorte que les conseils d'administration n'auraient plus à considérer uniquement l'intérêt des actionnaires et pourraient refuser une OPA parce qu'elle brime celui d'autres parties.


« Ce serait un gros amendement à notre législation et nous allons consulter, mais nous voulons cette consultation », a-t-il dit, en réponse à une question des Affaires.


Le ministre des finances était interrogé à savoir si le provincial ne devrait pas adopter une loi comme celle du fédéral qui permette de bloquer une transaction n'étant pas « à l'avantage net » du pays.


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Il a obliqué en indiquant que le gouvernement voulait réviser la loi sur les sociétés par action et élargir le mandat des conseils d'administration « de manière à ce qu'ils tiennent compte des intérêts des actionnaires, mais aussi des employés, des retraités, des fournisseurs, de la communauté d'accueil et de toutes les parties prenantes ».


Il a estimé que certaines décisions jurisprudentielles de la loi fédérale concluaient déjà que les administrateurs avaient un mandat large.


Le ministre a en outre précisé que les conseils pourraient devenir libres, à la lumière de ces critères, de ne pas transmettre l'offre à leurs actionnaires. Une situation déjà en application dans certains États américains.


Qu'en penser?


2 commentaires

jpthoma1 le 25-11-2012

Il me semble que l'État a d'autres chats à fouetter (hôpitaux, écoles...) que de s'occuper de la régie interne des entreprises sur son territoire. Si les actionnaires sont insatisfaits de la façon dont le CA prend des décisions, ils n'ont qu'à changer le CA. Le concept "qu'une entreprise privée puisse être stratégique pour un état" est ridicule. Si l'État croit par exemple que le domaine de la quincaillerie est stratégique, il n'a qu'à nationaliser les quincailleries. Il n'a pas à s'ingérer dans le processus décisionnel des entreprises qui ne lui appartiennent pas. C'est aux actionnaires que revient cette tâche, pas à des fonctionnaires ou des politiciens!

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