Élections : qui gagne et qui perd en Bourse ?

Offert par Les Affaires


Édition du 10 Octobre 2015

Élections : qui gagne et qui perd en Bourse ?

Offert par Les Affaires


Édition du 10 Octobre 2015

La course est serrée. Curieusement, alors que les sondages disent d'un côté que la question économique est celle qui préoccupe le plus l'électorat, elle n'est pas tellement présente dans la discussion médiatique.


N'empêche, à la suite d'entrevues menées ces derniers jours avec les confrères Stéphane Rolland et François Normand sur les différents programmes (voir notre manchette, en pages 13 à 17), l'idée nous est venue de regarder ce que l'élection de l'une ou l'autre des formations pourrait avoir comme conséquence sur les sociétés inscrites en Bourse.


Le survol s'appuie sur des observations personnelles, de même que sur celles de Canaccord Genuity et de Credit Suisse.


En page 2: les institutions financières


Le secteur de la consommation


Pas mauvais avec les conservateurs et les libéraux, mais plus incertain avec le NPD.


Les conservateurs et les libéraux entendent diminuer les contributions à l'assurance-emploi, ce qui est un élément favorable à l'ensemble des sociétés canadiennes.


Les libéraux veulent augmenter l'impôt des plus riches. Credit Suisse croit que l'effet sera neutre pour la plupart des détaillants. Il est possible que les magasins Saks de la Compagnie de la Baie-d'Hudson subissent une baisse de leur chiffre d'affaires, mais l'enseigne La Baie pourrait de l'autre côté récupérer les clients qui se sentent un peu moins nantis. Des sociétés comme Dollarama, Canadian Tire, Rona et Alimentation Couche-Tard pourraient pendant ce temps bénéficier des réductions d'impôt à la classe moyenne promises par le parti de Justin Trudeau.


L'histoire est moins drôle si le NPD prend le pouvoir. Le parti entend faire passer l'impôt des grandes sociétés de 15 à 17 %. Il propose aussi une hausse du salaire minimum à 15 $ pour les entreprises évoluant dans le secteur fédéral (transport aérien, transport maritime, transport sur rail, banques et télécoms). Peu d'entreprises seraient initialement touchées, mais le débat pourrait se transporter dans les provinces. Des titres comme celui d'Alimentation Couche-Tard et ceux du sous-secteur de la restauration se trouveraient peut-être alors sous pression.


L'énergie


Heureusement pour les sociétés pétrolières, le Bloc québécois ne prendra pas le pouvoir. Le parti suggère de hausser de 15 % à 20 % leur impôt sur le revenu !


Les conservateurs ont été accommodants auprès de l'industrie pétrolière ces dernières années, et leur programme ne prévoit aucun changement de cap en ce sens.


En revanche, ceux du NPD et du Parti libéral le sont moins.


En page 2: les institutions financières


À propos de ce blogue

Diplômé en droit de l'Université Laval, François Pouliot est avocat et commente depuis plusieurs années l'actualité économique et financière. Il a été chroniqueur au Journal Le Soleil, a collaboré au Globe and Mail et dirigé les sections économiques des différentes unités de Quebecor Media, notamment la chaîne Argent. Au cours de sa carrière, il a aussi fait du journalisme d'enquête ce qui lui a valu quelques distinctions, dont le prix Judith Jasmin. La Bourse Southam lui a notamment permis de parfaire son savoir économique à l'Université de Toronto. François a de même été administrateur de quelques organismes et fondation. Il est un mordu des marchés financiers et nous livre son analyse et son point de vue sur diverses sociétés cotées en bourse. Québec inc. sera particulièrement dans sa mire.

François Pouliot
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