La Gaspésie et l'économie mondiale

Publié le 26/03/2012 à 16:22, mis à jour le 27/03/2012 à 09:47

La Gaspésie et l'économie mondiale

Publié le 26/03/2012 à 16:22, mis à jour le 27/03/2012 à 09:47

Par François Barrière

BLOGUE. J'arrive de la Gaspésie et je vais vous parler d'économie internationale... Je sais, vous cherchez le lien.


La Noranda a fermé Murdochville en 1999, à un moment où le cuivre valait 80 cents la livre. La fonderie a été approvisionnée par des gisements chiliens pendant quelques années supplémentaires avant de fermer elle aussi en 2002, pour finalement être démantelée et transportée ... alors que le minerais ne valait plus que 70 cents.


Aujourd'hui il vaut 3,84$ la livre, la mine est toujours fermée et la fonderie n'existe plus. Pour calmer la population, on y favorisa l'énergie éolienne. L'Américaine GE y conçoit des projets construits par des Allemands et des Norvégiens. Dans quelques années les projets seront à peu près tous terminés.


Je pourrais aussi vous parler de la Gaspesia Pulp and Paper du groupe Abitibi, dont une partie des équipements a été transférée au Vietnam (ou ont failli y aller) et l’autre démolie par le britannique EDS (qui est maintenant un spécialiste de démolition/nettoyage de sites québécois afin de les revendre à l'étranger – Magnolia, Trimag, Dalishen, NorskHydro/Bécancour)…


Plusieurs développeurs affirment que la région possède aussi du pétrole, mais on préfère celui en provenance d'Algérie pour alimenter nos raffineries...étrangères. Je sais que l’exploitation pétrolière est risquée. Ça pourrait polluer. L’importation, ça pollue moins, mais ça appauvrit plus.


Et il n’y a pas que du pétrole. On parle aussi de métaux précieux, de cuivre, de métaux rares, de gaz. Le manque de main-d’œuvre qualifiée est  aussi une préoccupation en Gaspésie, comme dans toutes les régions du Québec.


J'arrive de la Gaspésie et je vous parle d'économie internationale, mais aussi d'économie locale. J'ai vu des entrepreneurs qui rêvent et qui font des miracles. Un chantier maritime innovateur, des transformateurs de crevettes et de poissons, des aubergistes qui rénovent, des jeunes qui créent des circuits de ski hors-piste de calibre international... Je me dis que le Plan Nord c'est bien, mais le Plan Est pourrait aussi faire rêver. On parle également de Plan Sud.


Mais si c'est seulement le Plan Nord, assurons-nous que ce soit un Nord Québécois inclusif et non un Nord international, car en Gaspésie ils l'ont connu le développement international, mais 50 ans plus tard, il n'en reste que des miettes. Et quelques espoirs.


J’arrive de la Gaspésie et je vais y retourner.

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