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En attendant la prochaine marée
6 commentaires sur cet article.
Rédigé par YBertrand le 29-10-2011
Bonjour. @monsieur pbrasseur. La dette de l'Union Européenne est à 9.8 trilliards d'Euro pour une population de près de 500 millions d'habitants alors que la dette des USA est de 14.2 trilliards USD pour une population de 320 millions d'habitants. Vous indiquez que le potentiel de croissance est supérieur aux USA et ne comprends pas sur quelles bases vous utilisez pour y parvenir. Les USA qui se sont mis à dos la planète presque toute entière ne peut plus vivre au dessus de ses moyens parce qu'elle peut de moins en moins extorquer des pays sans défense comme ce fut le cas durant une cinquantaine d'années. Pendant ce temps, l'Europe a un marché illimité à sa porte que comporte les pays de l'ancienne Europe de l'Est ainsi que les républiques qui faisaient partie de la défunte URSS. Hors contrairement à ce que vous prétendez les USA n'ont pas d'avantage démographique, bien au contraire. Si vous voulez faire des comparaisons, la balance commerciale (trade deficit) des USA de 1980 n'était que d'un milliard alors qu'elle était de 500 milliards en 2010. Vous croyez à tort que les USA conserveront les emplois exigeant de hautes technologies. Expliquez donc pourquoi les Boeing, Intel, TI (Texas Instrument) Grummand etc se sont toutes établies en Chine. Saviez vous que pour un seul emploi chez Intel aux USA, huit employés travaillent dans des divisions d'Intel en Asie et ce depuis plus de 30 ans. Enfin si pour vous répondre à une crise est de piger dans les poches des contribuables, vous devriez porter attention aux mouvements de protestations actuels. Dois-je vous rappeler que pour ce qui est des magouilles (géo-politique) nous avons au sud, le numéro un par excellence en cette matière et l'histoire contemporaine nous le prouve sans contredit. Merci et bonne journée.
Rédigé par pbrasseur le 26-10-2011
@YBertrand - Bonjour. Concernant AEP il est un bon journaliste avec une solide base économique et un excellent esprit de synthèse, les commentaires teintés d'anti-américanisme primaire sur son blog (et ailleurs...) ne changent rien à ça. Les chiffres concernant la production d'énergie m'ont surpris à prime abord mais si on s'y arrête c'est bien normal que le marché réagissent ainsi (après des années de magouilles géo-politique provenant de plein de régimes plus ou moins totalitaires). C'est important car une très grosse partie du déficit commercial américain vient de l'énergie. En fonction du PIB (et c'est ce qui importe) la dette US avoisine celle de la zone Euro (et encore ça dépend si on inclut le manque à gagner de la social security ou pas). La différence est que 1) le potentiel de croissance est supérieur aux USA. 2) Il y a beaucoup plus de marge fiscale aux É-U et 3) La démographie se porte beaucoup mieux et cela alimentera nécessairement la croissance, pour la dette c'est fondamental. Et c'est sans parler des autres avantages dont parle AEP comme la cohésion face aux possibles crises. Quand à l'inflation, en Chine comme ailleurs elle est TOUJOURS le fruit de manipulations monétaires. Votre explication sur l'inflation chinoise semble peu crédible. Une chose est claire, que ce soit par l'inflation ou par la hausse du Yuan les coûts de production en Chine augmentent rapidement et il devient de moins en moins payant d'y envoyer la production (surtout si on considère d'autres problèmes comme la faiblesse de l'état de droit), c'est surtout vrai pour la production de choses complexes à forte valeur ajoutée, précisément le secteur qui monte aux USA. Mais à mon avis ce qui est encore plus important ce sont les impondérables qui font que la culture américaine favorise beaucoup plus l'entrepreneuship et l'innovation. A la fin tout est là.
Rédigé par YBertrand le 26-10-2011
Bonjour. @monsieur pbrasseur. Monsieur Pritchard tire tout azimut avec des statistiques qui souvent n'ont aucun lien entre-elle. Il fait notamment des comparaison avec le Japon de 1980 (30 ans), toute une autre époque avec une géopolitique et une économie mondiale complètement différente. Les pays dits "émergents" étaient à l'époque des pays du "tiers monde", cela devrait nous en dire long. Ni la Chine ni l'Inde n'étaient dans le portrait à l'époque, l'Afrique et l'amérique du Sud étaient à l'âge de pierre, ce n'est plus le cas en 2011. La dette des USA a atteinte le premier milliard de dettes en 1981, nous sommes fort loin des 14 trilliards actuels. L'industrie de l'automobile américaine représentait 50% de la production mondiale alors qu'elle ne représente plus de 40% de sa propre production en 2010. Avec le titre de l'article j'ai pensé immédiatement au gaz de shale dont M. Pritchard évite à tout prix de parler du plus grand réservoir reconnu aux USA i.e. en Pensylvanie (Etica et Marcellus) où il y a moratoire depuis un deux ans sur les nouvelles exploitations. M. Pritchard les compare à la réussite de la Russie mais oublie de dire que le gas en Russie provient de la région Arctique et sub-arctique où les problèmes de nappe phéatique ne sont pas des enjeux. L'exemple de l'inflation en Chine est selon moi mal interprétée, le gouv. Chinois veut diminuer le pouvoir d'achat des Chinois afin que ceux-ci travaillent plus d'heures pour faire leurs achats, il s'agit du marché interne qui n'a que peu d'effet sur le marché externe du pays. Vous devriez parcourir les commentaires en dessous pour constater qu'un grand nombre tourne ses commentaires en dérision. Il est certain que les USA ne savent plus sur quel côté tourner pour s'approvisionner. L'Irak qu'elle voulait dominer l'a banis de sa clientèle dès la mise en place du premier gouv. Irakien, hors l'Irak dispose de plus de la moitié des réserves du moyen-orient. Vous comprendrez plus facilement pourquoi le Canada a donné son assentiment à augmenter beaucoup plus rapidement la production des sables bitumineux et la construction d'un nouveau oléoduc de 30" vers le Texas ainsi qu'un autre presque terminé de Edmonton à Sarnia pour alimenter la boucle des Grands-Lacs. En ce qui a trait à Samsung, je ne vois pas d'où provient ses information car le rapport annuel 2010 de Samsung ne parle aucunement d'investissement aux USA si ce n'est que de renforcir sa position en terme de son offre de services LTE et WiMax commerciaux déjà en place (deux standards qui leurs appartiennent). Il est inscrit au rapport annuel que Bank of America a financé un projet de 9 subsidiaires (SAPL) situés en Asie et non en amérique. N'avez vous pas remarqué que depuis dix ans que les seules grandes entreprises étrangères qui viennent s'installer aux USA sont des entreprises qui installent des divisions régionales de "services" et non d'installations "manufacturières". Hors nous savons très bien que les services informatiques peuvent provenir de n'importe quel point géographique de la planète. Je ne crois plus depuis près de 20 ans que les USA resteront longtemps une puissance économique et depuis ce temps ils ont perdus beaucoup de plumes et il semble que le "déplumage" ne fait que commencer après 20 ans de fraudes à grandes échelles dans tous les secteurs d'activités. Merci et bonne journée.
Rédigé par pbrasseur le 24-10-2011
@YBertrand - Bonjour, à mon avis la question n'est pas de savoir qui de l'Europe ou les USA souffre le plus en ce moment mais plutôt se savoir laquelle de ces deux économies sera le plus capable de se régénérer, de s'adapter. A ce jeu les américains ont depuis longtemps démontré leur supériorité, ce n'est pas nouveau, depuis des années bien des statistiques montrent comment cette économie change plus rapidement que les autres (Japon, Allemagne, etc...). Cet article de Ambrose-Evans-Pritchard illustre assez bien cette situation, les choses changent, d'ici quelques années les USA seront sans doute auto-suffisant en énergie: http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/8844646/World-power-swings-back-to-America.html
Rédigé par YBertrand le 22-10-2011
Bonjour. Je ne vois vraiment pas ce qui il a de plus reluisant aux USA, 4,000 milliard d'aide aux "too big to fail" qui depuis ont encore pris de l'embompoint ce qui commence à taquiner plusieurs politiciens des deux côté de la chambre et se demande si lors de la prochaine gaffe, les USA auront la capacité de venir en aide une seconde fois. Il faut tout de même comprendre que les payeurs de taxes aux USA ont très bien compris à quel point ils se sont fait avoir "inside out". Le marché de l'emploi est une catastrophe depuis la crise et s'emplifie. Il n'y a pas de réelle reprise mais plutôt une stagnation. J'ai écouté les débats des républicains pour la course à la chefferie et ils se lancent tous de la m.... par la tête, s'accusant mutuellement de tout et de rien, les remarques sont souvent personnelles, du jamais vu dans un partis politique. Nous voyons que dans chaque partie aux USA rien ne va plus et il y a fragmentation, les lignes de partis ressemblent plutôt à un diagramme d'un cardigramme d'une personne qui souffre d'arithmie chronique. Ils ont pourtant tous des solutions aux problèmes de l'économie allant de la disparition de la Fed's, des taxes sur les corporations, mettre un terme aux différents plans médicaux (medicaire, mediaid et CARE), l'abolission transitoire des pensions universelles, en fait que des conneries impossibles à mettre en place sans tourner le pays en guerre civile. Je crois que l'Europe peut en fait se débarrasser des pays les plus débraillés qui ne veulent rien comprendre pour revenir à une économie européenne peut être plus petite mais mieux ordonnée dont tous les pays fonctionnent de concert et non chacun de son côté. Le problème des G8 c'est le prix de leur main-d'oeuvre. Sommes nous sur le point de connaître le début de la fin de la main mise des syndicats dans plusieurs secteurs, surtout au niveau public. L'Angleterre qui a annoncé la diminution de sa fonction publique de 500,000 employés n'est qu'un départ d'un mouvement beaucoup plus vaste. Je ne crois pas que l'Union Européenne laisse traîner les chose bien longtemps avant de passer à l'action, mais au moins ils travaillent de façon pragmatique, ce qui ne semble pas être le cas aux USA ou les bêtises se multiplient au gré du temps et elles crées de plus en plus de dégâts pour ne pas dire désastres. Merci et bonne journée.
Rédigé par pbrasseur le 19-10-2011
Les Européens n'ont pas le choix. Individuellement ils sont certains de périr les uns après les autres, même l'Allemagne finirait par y passer puisqu'elle dépend des autres marchés. Ils vont donc devoir travailler ensemble et comme ils n'ont pas d'argent ils vont devoir emprunter pour bâtir ce fond de sauvetage. La dette de la zone - déjà très élevée - va donc encore augmenter et cela va rendre les situations budgétaires individuelles encore plus difficiles (il faut bien servir toutes ces dettes), sans parler des conditions d'emprunt. Bref tout ça va probablement réduire le risque d'un cataclysme financier imminent, mais à long terme l'Europe va devoir se serrer la ceinture pendant au moins une génération. Les Européens vont devoir apprendre à vivre avec leur moyens, que ce soit via l'austérité ou par une (plus probable) dégradation de leur pouvoir d'achat via l'inflation. Tout ça laisse supposer qu'on a pas fini de voir des remous sociaux en Europe et ça non plus ne va pas aider la croissance qui est pourtant la seule vraie solution. A ce titre et malgré leur difficultés les américains sont beaucoup mieux placés, leur économie beaucoup plus capable de se régénérer. Quand à nous au Canada on ressemble plus à l'Europe, ça ne parait pas trop encore mais on ne perd rien pour attendre...
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