Un échec : et après?

Publié le 01/10/2014 à 15:02

Un échec : et après?

Publié le 01/10/2014 à 15:02

Mont Denali

Vous est-il déjà arrivé d’échouer? De vous être fixé un objectif réaliste, de vous être préparé pour l’atteindre, mais malgré tout de ne pas y être arrivé? Moi, oui. Plus d’une fois même. Je vous raconte le dernier...


Petite histoire d’un échec


Un de mes passe-temps est l’alpinisme amateur. J’insiste sur le terme amateur puisque j’en fais avec beaucoup d’humilité. Cela est encore plus vrai depuis que la montagne a eu raison de moi. En mai dernier, j’ai entrepris l’ascension du plus haut mont en Amérique du Nord dans le parc national et réserve de Denali au cœur de l’Alaska. Je me suis préparé à monter ce mont durant plus d’un an. Entraînement en salle, entraînement sur d’autres monts de plus petite taille, escalade sur glace et j’en passe! Je peux dire que, le matin de mon départ, j’étais fin prêt. Mon objectif, atteindre le sommet après vingt jours d’expédition.


Les premières journées d’ascension se sont relativement bien déroulées, tous les membres de mon groupe, moi y compris, étaient assez sûrs d’atteindre le sommet. Jusqu’à ce que mère nature et la montagne en décident autrement. En un mot, nous avons pu apprécier ce que voulait réellement dire le mot tempête dans l’expression tempête de neige… Malgré plusieurs tentatives et un effort physique et psychologique d’une rare intensité, la montagne a eu raison de moi. Je suis rentré à Montréal épuisé et déçu. J’avais échoué. Je devais retourner au bureau et dire à mes 40 employés et à mon entourage que je n’avais pas réussi.


Lorsque je suis arrivé au bureau le lundi matin, tout le monde a été très surpris. Comme j’arrivais une semaine plus tôt que prévu, tous m’ont demandé ce qui était arrivé. J’ai répondu simplement : j’ai échoué, je ne me suis pas rendu au sommet. Je sentais un petit pincement à chaque fois que je l’affirmais, mais plus les jours passaient, plus je me disais que ce n’était que partie remise et que j’avais davantage appris en échouant qu’en complétant mon ascension.


On se relève et on continue!


Tout ce long détour pour vous dire qu’échouer, ce n’est pas la fin du monde. J’en conviens, la situation que je viens de vous décrire n’est pas critique. Dans d’autres situations, un constat d’échec peut avoir une incidence plus grave. Néanmoins, je crois qu’il est important de faire preuve de résilience devant un échec, qu’il soit professionnel ou personnel, petit ou grand.


Le fondateur de l’entreprise d’aspirateurs Dyson serait d’accord avec moi. En effet, James Dyson a littéralement construit son entreprise grâce à l’accumulation d’échecs. C’est d’ailleurs le cas de plusieurs organisations qui misent beaucoup sur la recherche et le développement. Le pire dans l’échec est sans doute la peur. Cette peur nous fige et nous empêche trop souvent de recommencer. S’il avait fallu que James Dyson s’effondre chaque fois qu’une de ses idées n’a pas fonctionné, je suis certain que son entreprise n’aurait pas un effectif de plus de 2500 employés et un chiffre d’affaires dépassant 1,4 milliard d’euros en 2013.


La prochaine fois que vous n’arriverez pas à atteindre un objectif, pensez à moi qui dois rebrousser chemin sur la montagne ou à monsieur Dyson qui vient de jeter à la poubelle le dixième prototype de son prochain modèle d’aspirateur. Une fois cela fait, retroussez vos manches, fixez-vous un nouvel objectif, assurez-vous de ne pas faire les mêmes erreurs deux fois et recommencez! Parce que la meilleure manière de se relever après un échec est de recommencer un projet le plus rapidement possible.


 

À propos de ce blogue

Florent Francoeur, CRHA est président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés depuis 1992. Sous sa direction, l’Ordre est passé de 800 à plus de 11 000 membres et a notamment obtenu le Grand Prix québécois de la qualité en 2005 et en 2008. Monsieur Francoeur a donné, au fil des années, des centaines de conférences et d’entrevues mettant en valeur les bonnes pratiques de gestion du personnel et de relations du travail dans les organisations.

Florent Francoeur

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