Risques pour la santé et la sécurité au travail : tous les milieux sont concernés

Publié le 31/10/2014 à 13:22

Risques pour la santé et la sécurité au travail : tous les milieux sont concernés

Publié le 31/10/2014 à 13:22

La santé et la sécurité des travailleurs, voilà une question qui touche tout le monde. En effet, nous connaissons tous une personne qui a été victime d’un accident du travail ou d’une lésion professionnelle au cours des douze derniers mois. Selon la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), il y a eu au Québec en 2013, 228 accidents du travail par jour en moyenne. De plus, 184 travailleurs ont perdu la vie et 4910 ont subi une lésion reliée à une maladie professionnelle. Ces chiffres sont effarants.


Selon la CSST, le nombre d’accidents et de lésions sont en baisse depuis quelques années. Mais vous serez sans doute de mon avis, il y en a encore beaucoup trop. À cet égard, nous avons tous une responsabilité. Que vous soyez travailleur, superviseur, gestionnaire ou propriétaire d’entreprise, la sécurité de votre milieu de travail devrait vous préoccuper. Il est vrai que certains secteurs d’activité sont plus à risque que d’autres... Je pense entre autres au secteur manufacturier ou à celui de la construction.


Néanmoins, chaque organisation comporte ses propres risques et doit absolument faire le maximum pour les gérer. Lorsque je parle de risque, je pense par exemple aux boîtes qui sont laissées par terre au milieu d’un couloir, aux éclats de bois projetés dans un atelier ou simplement à la disposition du poste de travail d’un employé de bureau.


L’évaluation des risques dans un milieu de travail n’est pas une mince affaire. Je vous l’affirme, il y a beaucoup de petites choses auxquelles nous ne pensons pas au premier abord. Malheureusement, il faut bien souvent un accident pour que nous les prenions en compte. Un exemple concret? Avez-vous déjà porté attention aux replis du tapis dans un bureau? Eh bien, sachez qu’il est possible qu’un talon s’y coince, provoquant ainsi une chute. Vous trouvez sans doute cela farfelu et j’aurais probablement réagi comme vous avant de l’avoir vu, de mes yeux vu…


Au Québec, en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité du travail toutes les entreprises ont l’obligation de faire l’inventaire des risques pour la santé et la sécurité présents dans leur environnement. Comme le dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir! Pour ce faire, voici quelques points à considérer.


1. Il est toujours plus facile d’évaluer les risques si on connaît bien son environnement. Prenez le temps de faire l’inventaire de votre milieu. Faites une liste des équipements, des produits, des matériaux et des tâches effectuées au sein de votre organisation. Cela simplifiera l’identification des risques.


2. Pour faciliter cette identification, ayez une question en tête : est-ce que je laisserais une personne que j’aime (conjoint, parent, enfant, ami proche…) occuper ce poste de travail? Dès que vous hésiterez à répondre par l’affirmative, vous aurez un bon indice des risques qu’il présente!


3. C’est bien beau d’identifier les risques, mais il faut aussi évaluer le niveau de danger qu’ils comportent. C’est la seule manière d’être efficace en matière de prévention. Une grille d’analyse répertoriant par exemple la probabilité que le risque se transforme en accident, la fréquence possible et les conséquences de la manifestation de ce risque, les moyens dont dispose l’organisation pour éviter que ce risque se concrétise. À cet égard, diverses ressources peuvent vous soutenir, tels la CSST ou un professionnel spécialisé en gestion de la santé et de la sécurité du travail.


Je précise en terminant que l’implication des travailleurs est probablement la clé du succès d’un tel exercice. Ils sont les mieux placés pour vous donner de l’information quant aux risques et à leur niveau de dangerosité.


 

À propos de ce blogue

Florent Francoeur, CRHA est président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés depuis 1992. Sous sa direction, l’Ordre est passé de 800 à plus de 11 000 membres et a notamment obtenu le Grand Prix québécois de la qualité en 2005 et en 2008. Monsieur Francoeur a donné, au fil des années, des centaines de conférences et d’entrevues mettant en valeur les bonnes pratiques de gestion du personnel et de relations du travail dans les organisations.

Florent Francoeur

Sur le même sujet

SST : Éliminer les risques d’accidents sur 1000 projets à la fois

BLOGUE. Depuis plus de dix ans, Hydro-Québec présente une des meilleures fiches de la province en matière ...

Le burn-out: un mal des temps modernes bientôt reconnu?

26/05/2015 | AFP

Le burn-out, une maladie professionnelle? La France s'apprête à en débattre.

Blogues similaires

Les salutations de Jacques Ménard... ainsi que les miennes

Édition du 30 Juin 2018 | René Vézina

CHRONIQUE. C'est vraiment la fin d'une époque chez BMO Groupe financier, Québec... et le début d'une nouvelle. ...

Combien êtes-vous prêt à payer une tomate qui ne goûte pas l'eau?

16/11/2018 | Diane Bérard

BLOGUE. Voici une 3e tentative québécoise de bâtir un réseau de distribution pour petits agriculteurs locaux: Arrivage.

La fin de ce blogue, une occasion de rebondir

Mis à jour le 06/03/2017 | Julien Brault

BLOGUE INVITÉ. Je pourrai découvrir de nouvelles occasions d'affaires. C'est ainsi que prospèrent les start-ups.