Métanor : la mine d’or Barry bientôt en production

Publié le 06/07/2018 à 15:53

Métanor : la mine d’or Barry bientôt en production

Publié le 06/07/2018 à 15:53

Avec le commencement de l’échantillonnage en vrac cet automne, on en saura davantage sur les richesses de la mine Barry. Déjà, les forages sont très prometteurs. Et la minière Métanor aura les moyens de ses ambitions puisqu’elle fusionne ses actifs avec Bonterra.


« La beauté de Barry, c’est qu’à tous les trous forés, on frappe de l’or, s’enthousiasme Pascal Hamelin, président de Métanor. Et nous sommes rendus seulement à 300 mètres de la surface! Ça veut dire que la zone minéralisée est étendue. »


M. Hamelin parlera du projet Barry lors de la conférence Objectif Nord, présentée le 25 septembre à Montréal par les Événements Les Affaires. Son allocution est à ne pas manquer, car l’ingénieur minier de formation se dit « très excité par ce qui s’en vient » avec le redémarrage de la mine.


Située à 110 km à l’est de Lebel-sur-Quévillon, la mine Barry a été exploitée en fosses de 2008 à 2010. « À l’époque, Métanor n’avait pas de géologues et très peu d’ingénierie, relate-t-il. Environ 600 000 tonnes de minerai ont été extraites en deux ans. Ce n’est rien. Canadian Malartic, par exemple, sort ça en deux jours. »


Ayant peu de moyens, la minière a renoncé à l’exploration sous les fosses pour se concentrer sur la mise en production de sa mine Bachelor. C’est seulement en 2017 qu’elle a repris en force l’exploration du sous-sol de Barry grâce à l’arrivée de nouveaux investisseurs.


Depuis avril 2017, la minière a foré quelque 85 000 mètres. « Nous n’avions jamais autant foré avant, dit M. Hamelin. Ça nous a permis de confirmer qu’il y a quelque chose de très intéressant sous terre. » Les derniers résultats ont révélé des teneurs de 5 grammes d’or par tonne sur 12 mètres, incluant des teneurs allant de 12,2 à 15,7 g sur des épaisseurs variant de 1,2 à 2,7 m.


objectif nord


Des géologues fous comme des balais


L’automne s’annonce chargé pour Métanor. Elle procèdera à l’échantillonnage en vrac de 50 000 tonnes qu’elle traitera ensuite à son usine de la mine Bachelor. Selon toutes probabilités, elle concrétisera aussi son union avec sa voisine Bonterra, propriétaire du gisement Gladiator. Le 17 juin, les deux entreprises ont en effet signé une lettre d’intention selon laquelle Bonterra achètera toutes les actions de Métanor.


« C’est une offre d’achat amicale avec une foule de bénéfices des deux côtés, se réjouit Pascal Hamelin. Mes géologues sont fous comme des balais de travailler avec ceux de Bonterra. Nos deux dépôts sont à proximité l’un de l’autre et ont la même roche. Et bientôt, il n’y aura plus de mur entre les deux. »


Bonterra profitera notamment de l’expertise technique de Métanor et fera traiter son minerai à l’usine qu’opère Métanor à la mine Bachelor. Cela lui permettra de réduire de beaucoup les capitaux nécessaires pour le démarrage de Gladiator de même que l’échéancier.


Quant à Métanor, la fusion sécurise la rentabilité de son usine en lui assurant un approvisionnement supplémentaire en minerai. Elle lui procure aussi plus de ressources financières pour poursuivre ses programmes d’exploration. Sans compter que ses actionnaires toucheront une prime d’environ 40 %, s’ils votent pour l’offre de Bonterra.


D’ici là, Métanor garde le cap sur son objectif de relancer la mine Barry en 2019. Cette fois-ci, il s’agira d’une exploitation souterraine. L’entreprise est d’ailleurs en train d’aménager une galerie à partir des fosses existantes, ce qui lui permettra de déplacer la foreuse sous terre. Elle a aussi lancé une étude d’impact environnemental et une consultation publique en vue d’agrandir son usine de traitement de minerai. « Nous fonctionnerons bientôt à plein rendement », promet Pascal Hamelin. 


À propos de ce blogue

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