Au diable les notes d'évaluation des employés!

Publié le 09/03/2017 à 12:18

Au diable les notes d'évaluation des employés!

Publié le 09/03/2017 à 12:18

Que ce soit dans les bureaux de Montréal, Toronto, Guelph ou Régina, ne cherchez plus les cotes d’évaluation de rendement des employés chez Addenda Capital.


Depuis trois ans, les notes ont totalement disparu du processus d’évaluation. Cette entreprise, spécialisée en gestion de placements de la clientèle institutionnelle et privée, préfère désormais miser sur des éléments mobilisateurs pour évaluer son capital humain.


Et ça fonctionne joliment. Cet exercice d’évaluation qualitative sert non seulement de facteur de rétention, il est devenu un outil de recrutement très efficace auprès des meilleurs talents recherchés par l’entreprise, soulève Michèle Frégeau, directrice des ressources humaines chez Addenda Capital. Un rayonnement qui a d’ailleurs permis d’élever la PME montréalaise au rang d’Employeur de choix Aon niveau Platine en 2016.


Spécialiste en ressources humaines depuis plus de 25 ans, Michèle Frégeau profitera de la conférence Rémunération globale, présentée par les Événements Les Affaires, le 26 avril prochain, pour raconter la réflexion, la mise en place et les éléments clés du nouveau processus de reconnaissance de performance des employés.


Des notes qui transmettaient un message négatif


«Il y a quatre ans, le président et moi avons longuement étudié la nécessité de poursuivre ou non avec la notation des employés lors des évaluations. On s’est rendu compte que l’évaluation quantitative basée sur une note de 5 n’apportait rien de constructif à l’entreprise. En fait, elle suscitait davantage de discussions pouvant durer à l’infini entre les employés et la direction. De plus, le message qu’elle transmettait était plus souvent perçu de façon négative que positive», explique-t-elle.



Miser sur le développement de la carrière


Conclusion : Il fallait revoir les méthodes d’évaluation. Et plus particulièrement pour mieux satisfaire les jeunes générations. «Chez Addenda Capital, plus de 60% des employés font partie des générations X et Y», souligne Michèle Frégeau. Autre élément, les 120 employés détiennent en grande majorité une formation universitaire.


La direction d’Addenda Capital utilise donc maintenant ces séances d’évaluation, qui ont lieu deux fois par année, pour en savoir davantage sur ses employés. Est-ce que l’employé a atteint ses objectifs? Quelles sont ses forces, ses faiblesses? Quels seraient ses besoins de formation pour améliorer ses lacunes, pour l’aider à obtenir une promotion? «On a constaté que l’aspect qualitatif de l’exercice rend les employés encore plus curieux, plus motivés à vouloir relever des défis», signale la conférencière.


La direction demeure consciente que le salaire, le régime des avantages sociaux et les programmes incitatifs représentent toujours des piliers majeurs en termes de rétention et de mobilisation du personnel. «Nous avons tout de même fait le pari que ce serait notre soutien à la formation et au développement de l’employé qui deviendrait le facteur nous permettant de nous différencier de la compétition. Nous sommes convaincus qu’il s’agit de l’élément-clé qui répond le mieux aux attentes des jeunes générations», poursuit Michèle Frégeau. Un élément qui fait en sorte que notre entreprise est passée d’une PME parmi tant d’autres à un employeur de choix.


 


À propos de ce blogue

En coulisses est le blogue des Événements Les Affaires. Nous vous proposons un accès privilégié aux meilleures pratiques de la communauté d’affaires québécoises qui sont partagées lors de nos conférences. Notre mission : vous présenter des idées concrètes afin de vous aider dans votre réflexion et répondre à certaines de vos préoccupations d'affaires.

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