Adaptez vos programmes de santé et mieux-être à la culture de vos bureaux à l’étranger

Publié le 13/12/2017 à 09:00

Adaptez vos programmes de santé et mieux-être à la culture de vos bureaux à l’étranger

Publié le 13/12/2017 à 09:00

a santé psychologique, c’est culturel. Pour que les activités de prévention et de promotion donnent des résultats, il faut les adapter à la réalité géographique. Voici l’approche de CGI.


Cette analyse a pour but de déterminer l’état de santé général des effectifs pour mieux cibler les besoins. Les données proviennent de quatre sources: un questionnaire auquel les employés peuvent répondre de façon volontaire, le programme d’assurance maladie de l’employeur, celui d’aide aux employés et un sondage interne sur l’engagement.


« Bien sûr, toutes ces données sont dépersonnalisées, insiste Claire Gaillard, spécialiste communication pour le programme de santé et mieux-être de CGI. Il n’y a aucun renseignement nominatif. »


Mme Gaillard et sa collègue, Anne-Marie Lajoie, spécialiste santé organisationnelle, sont toutes deux invités à la conférence Santé psychologique au travail, présentée par les Événements Les Affaires le 24 janvier prochain. Leur exposé traitera de l’importance d’adapter ses interventions en santé mentale au contexte culturel.


Un problème, différentes approches


C’est en faisant parler les données que CGI fixe ses priorités en matière de santé et les actions qui s’ensuivront. « Au Canada, ce qui achoppe le plus en santé mentale, c’est la gestion du stress, indique Anne-Marie Lajoie. Nous mettons donc l’accent sur ce sujet. Cette année, par exemple, nous avons donné des formations sur la résilience au travail et d’autres sur la pleine conscience. Nous avons aussi organisé des séances de yoga. »


Au Royaume-Uni, le stress est également la principale problématique. « Toutefois, en raison du contexte culturel, on ne peut pas faire du copier-coller et aborder le sujet de la même façon qu’au Canada, poursuit la conférencière. Au Canada, notre approche, c’est de s’adresser à l’ensemble du personnel avec des campagnes de prévention et des formations. Nous voulons ainsi déstigmatiser les problèmes de santé mentale. Mais au Royaume-Uni, le stigmate est tellement fort qu’il est difficile de parler de stress et de santé mentale. Par contre, les gens là-bas n’hésitent pas à lever la main quand les problèmes surviennent. C’est donc à ce moment qu’ils sont prêts à écouter le message. »


Santé psychologique au travail


L’approche privilégiée au Royaume-Uni est donc d’intervenir auprès des équipes en difficulté, notamment en outillant les gestionnaires pour qu’ils puissent aider leurs employés à gérer leur stress. Agir avant de sensibiliser, donc. « De Montréal, ça peut paraître contre-intuitif, mais pour nos gens en Angleterre, c’est logique », dit Anne-Marie Lajoie.


L’ordre des différentes étapes des programmes de santé mentale varie donc selon les pays. « On sait de quels ingrédients on a besoin, mais on ne les met pas tous dans le même ordre dans le chaudron ni en mêmes quantités, illustre Claire Gaillard. Chaque pays a sa propre recette. » Et si les grandes orientations sont décidées à partir du siège social de CGI à Montréal, les bureaux à l’étranger ont aussi la latitude de lancer des initiatives adaptées à la culture locale.


À propos de ce blogue

En coulisses est le blogue des Événements Les Affaires. Nous vous proposons un accès privilégié aux meilleures pratiques de la communauté d’affaires québécoises qui sont partagées lors de nos conférences. Notre mission : vous présenter des idées concrètes afin de vous aider dans votre réflexion et répondre à certaines de vos préoccupations d'affaires.

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