Acquisition : Augmentez vos revenus sans faire fondre les profits

Publié le 15/05/2018 à 13:55

Acquisition : Augmentez vos revenus sans faire fondre les profits

Publié le 15/05/2018 à 13:55

C’est beau connaître une forte croissance lors d’une acquisition. Mais encore faut-il que la rentabilité soit au rendez-vous. Frédéric Lebel, président et directeur général d’ABM Enviro, à Saint-Jérôme, peut en témoigner.


« J’ai accepté un tas de contrats que je n’aurais pas dû » », avoue Frédéric Lebel. M. Lebel est devenu entrepreneur en 2010 à la suite de l’acquisition de l’entreprise spécialisée dans la fabrication industrielle de pièces de métaux. « Dès que j’ai acquis cette PME, j’ai voulu développer un tas de projets pour diversifier la production. Mon erreur a été de viser le gros chiffre des ventes dès le départ, et ce, sans tenir compte du chiffre du bas : celui de la rentabilité », concède l’entrepreneur des Laurentides qui a fini par apprendre à dire non.


Partager ses bons coups…et ses mauvais


Cet aveu, dit-il, il le partage aussi souvent que possible auprès de ses étudiants à l’École des entrepreneurs du Québec (EEQ). Frédéric Lebel figure parmi le personnel enseignant de l’EEQ depuis sa création à l’automne 2016. L’entrepreneur, qui favorise la carte de l’authenticité, a accepté de parler de cette expérience avec l’équipe du blogue dans le cadre de la conférence Fusions et acquisitions, présentée par les Événements Les Affaires, le 6 juin prochain, à Montréal.


Heureusement, poursuit-il, la situation financière de la PME et les judicieux conseils des employés lui ont permis de réajuster le tir l’année suivant son achat. Depuis, les revenus de ABM Enviro, qui se spécialise notamment dans la fabrication de trappes d’accès et de plancher en caillebotis, ont plus que triplé. Ils sont passés de moins d’un million de dollars à plus de 3,5M$ par année. Et les profits annuels sont d’au moins 10%.


Remarquez, la forte croissance de l’entreprise a nécessité deux déménagements en six ans. Pour combler ses besoins de production, la PME d’une quinzaine d’employés occupe actuellement un bâtiment de 10 000 pi2 aménagé sur un terrain de 60 000 pi2. « De cette façon, j’ai suffisamment de terrain pour agrandir l’infrastructure actuelle plutôt que d’avoir à déménager à répétition », dit-il.


fusions et acquisitions


Redonner au suivant


Avant de devenir entrepreneur, Frédéric Lebel était directeur des opérations au sein d’une entreprise du secteur aéronautique. « Père de deux enfants, je cherchais un moyen de travailler tout en disposant d’une meilleure flexibilité d’horaire. Devenir entrepreneur était donc, à mes yeux, la solution », raconte-t-il.


Grâce à l’aide d’un ange financier, Frédéric Lebel a pu réaliser son rêve d’acquisition en ayant en poche seulement 25 000$ pour la mise de fonds. À peine 3% du prix de vente de l’entreprise « J’ai pu profiter d’un incroyable coup de main. Aujourd’hui, dit-il, c’est à mon tour de donner au suivant. Et plutôt que de présenter un seul cours, j’en présente deux à l’EEQ », souligne-t-il.


M. Lebel a aussi accepté d’être un des mentors du Réseau M pour les entrepreneurs du secteur de Laval. « Je veux tout simplement aider d’autres entrepreneurs à éviter les erreurs que j’ai commises. »


 


À propos de ce blogue

En coulisses est le blogue des Événements Les Affaires. Nous vous proposons un accès privilégié aux meilleures pratiques de la communauté d’affaires québécoises qui sont partagées lors de nos conférences. Notre mission : vous présenter des idées concrètes afin de vous aider dans votre réflexion et répondre à certaines de vos préoccupations d'affaires.

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