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Fais-moi un prix d'ami...

Marc Dutil, Katia Renaud, Franck Nicolas et Nathaly Riverin . les affaires.com . 07-02-2012

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BLOGUE. Drôle de semaine…


Resto à Montréal et on me dit: « Hey, le beauceron… ça va ? », le lendemain au Saguenay « Vous avez épousé la fille de mon cousin. Elle va bien ? » Un arrêt avant le retour vers Québec et on m’interpelle: « Allo... L’école d’entrepreneurship ça marche ? ». Sans oublier la dame dans le St-Hubert le long de l’autoroute 20 « J’ai bien connu votre père », qu’elle dit « vous le saluerez… »


Clairement, il y a parfois peu de degrés de séparation entre les gens au Québec, particulièrement dans nos villages et quartiers.


On connaît tous quelqu’un près du domaine de l’automobile, une connaissance qui vend des meubles, le neveu qui répare des ordinateurs, et la collègue dont le beau-frère offre des services de déneigement… j’exagère à peine.


Et quand on souhaite acheter l’un de ces produits ou services, ça devient tentant de solliciter cette connaissance pour obtenir un prix d’ami. Sinon, après tout, ça servirait à quoi des amis ?


Mettons-nous maintenant dans la peau de ce commerçant ou entrepreneur qui voit défiler les connaissances à la recherche de l’aubaine du siècle. Il doit parfois se demander qui va payer le vrai prix, si ses propres amis refusent de le faire ?


Évidemment, je ne parle pas ici de payer 10 $ pour un litre de lait ou bien de compromettre la capacité de nos entreprises de rivaliser avec succès. Je suggère simplement de repenser l’expression un prix d’ami lorsque nous magasinerons la prochaine tondeuse, téléviseur, changement d’huile ou, et oui, la future voiture. 


Ainsi on évite d’être celui avec qui on transige par dépit, qui ne se fait pas offrir les dernières offres, qui ne reçoit jamais le meilleur service. Bref, en reconnaissant parfois qu’un prix d’ami c’est le vrai prix, on devient le client à qui on ne peut rien refuser.


 


Par Marc Dutil, président-fondateur, École d'Entrepreneurship de Beauce


Ce texte fait partie d’une série hebdomadaire que signeront tour à tour les membres de l’équipe de EEB. Ces derniers côtoient les grands entrepreneurs du Québec jour après jour, construisant avec eux des formations sur mesure pour la relève entrepreneuriale du Québec. Le blogue de l'École d’Entrepreneurship de Beauce (EEB), nommé Entrepreneurs de tête, entrepreneurs de cœur vise à partager ses rencontres uniques. Nous vous parlerons d’anecdote, de comportements, de valeurs et d’attitudes. Et surtout pas de statistiques ! Découvrez avec nous l’essence même de l’esprit entrepreneurial du Québec.

1 commentaire

SB le 07-02-2012

Effectivement, je crois avoir entendu que les Juifs ne se demande jamais de rabais entre eux. Ils font leur argent principalement avec les autres peuples/religions. Ainsi, tous savent qu'ils payent le juste prix. Les arabes eux sont de fervant négociateurs principalement avec les touristes. Je me souviens d'un voyage au Maroc où on voulait me vendre une belle couverture au prix de 500$US. Après négociation, je l'ai eu pour 30$US. Je crois que culturellement, ils prennent un grand plaisir à négocié pour tout, mais le prix de départ est en conséquence. Il semble qu'au Québec on mélange un peu les deux versions. On veut toujours avoir un prix négocié, mais le prix de départ n'est pas toujours conséquent avec l'aspet négociation. À suivre...

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