Fais-moi un prix d'ami...

Publié le 07/02/2012 à 10:27

Fais-moi un prix d'ami...

Publié le 07/02/2012 à 10:27

Par Marc Dutil, Katia Renaud, Franck Nicolas et Nathaly Riverin

BLOGUE. Drôle de semaine…


Resto à Montréal et on me dit: « Hey, le beauceron… ça va ? », le lendemain au Saguenay « Vous avez épousé la fille de mon cousin. Elle va bien ? » Un arrêt avant le retour vers Québec et on m’interpelle: « Allo... L’école d’entrepreneurship ça marche ? ». Sans oublier la dame dans le St-Hubert le long de l’autoroute 20 « J’ai bien connu votre père », qu’elle dit « vous le saluerez… »


Clairement, il y a parfois peu de degrés de séparation entre les gens au Québec, particulièrement dans nos villages et quartiers.


On connaît tous quelqu’un près du domaine de l’automobile, une connaissance qui vend des meubles, le neveu qui répare des ordinateurs, et la collègue dont le beau-frère offre des services de déneigement… j’exagère à peine.


Et quand on souhaite acheter l’un de ces produits ou services, ça devient tentant de solliciter cette connaissance pour obtenir un prix d’ami. Sinon, après tout, ça servirait à quoi des amis ?


Mettons-nous maintenant dans la peau de ce commerçant ou entrepreneur qui voit défiler les connaissances à la recherche de l’aubaine du siècle. Il doit parfois se demander qui va payer le vrai prix, si ses propres amis refusent de le faire ?


Évidemment, je ne parle pas ici de payer 10 $ pour un litre de lait ou bien de compromettre la capacité de nos entreprises de rivaliser avec succès. Je suggère simplement de repenser l’expression un prix d’ami lorsque nous magasinerons la prochaine tondeuse, téléviseur, changement d’huile ou, et oui, la future voiture. 


Ainsi on évite d’être celui avec qui on transige par dépit, qui ne se fait pas offrir les dernières offres, qui ne reçoit jamais le meilleur service. Bref, en reconnaissant parfois qu’un prix d’ami c’est le vrai prix, on devient le client à qui on ne peut rien refuser.


 


Par Marc Dutil, président-fondateur, École d'Entrepreneurship de Beauce


Ce texte fait partie d’une série hebdomadaire que signeront tour à tour les membres de l’équipe de EEB. Ces derniers côtoient les grands entrepreneurs du Québec jour après jour, construisant avec eux des formations sur mesure pour la relève entrepreneuriale du Québec. Le blogue de l'École d’Entrepreneurship de Beauce (EEB), nommé Entrepreneurs de tête, entrepreneurs de cœur vise à partager ses rencontres uniques. Nous vous parlerons d’anecdote, de comportements, de valeurs et d’attitudes. Et surtout pas de statistiques ! Découvrez avec nous l’essence même de l’esprit entrepreneurial du Québec.

Sur le même sujet

La revanche des régions

24/10/2014 | Marc Gosselin

En manchette cette semaine, Les Affaires présente un palmarès des villes les plus entrepreneuriales du ...

Les jeunes entrepreneurs à l'honneur avec François Hollande et Philippe Couillard : à qui la chance ?

Édition du 25 Octobre 2014 | GĂ©raldine Martin

Le 4 novembre, le président français François Hollande sera de passage à Montréal dans le cadre d'une visite ...

OPINION Des petits pains pour Harvard
Édition du 25 Octobre 2014 | Claudine HĂ©bert
Pleins feux sur les start-ups de Montréal
Édition du 25 Octobre 2014 | Matthieu Charest
L'avenir par le Nord, oui, mais un peu plus tard
Édition du 25 Octobre 2014 | RenĂ© VĂ©zina
Réagissez à cet article
 commentaires

À la une

Les marchés doivent-ils craindre l'Ebola?

24/10/2014 | Pierre Czyzowicz

BLOGUE. L'épidémie actuelle d'Ebola est la plus importante depuis la découverte du virus en 1976. Au-delà de la tragédie humaine, quels sont les impacts financiers et économiques?

Des résultats qui supportent la reprise boursière

24/10/2014 | Jean Gagnon

La reprise des marchés boursiers après la volatilité du début du mois d’octobre a ...

Bourse: Toronto et New York ferment au vert

24/10/2014 | AFP

Les marchés boursiers ont poursuivi leur ascension, aidés par les bons résultats ...