Éliminez les reproches au travail !

Publié le 23/02/2012 à 10:44, mis à jour le 24/02/2012 à 13:56

Éliminez les reproches au travail !

Publié le 23/02/2012 à 10:44, mis à jour le 24/02/2012 à 13:56

Par Marc Dutil, Katia Renaud, Franck Nicolas et Nathaly Riverin

BLOGUE.La société de la performance et de l’évaluation dans laquelle nous vivons nous conduit vers une inexorable conséquence : nous vivons dans une culture du reproche. Nous semblons rompus à la capacité de trouver une personne ou une raison à blâmer pour tout ce qui se produit de négatif. Même si cette attitude est ancrée au cœur de ce que nous sommes, le fait de se concentrer systématiquement sur les « insuffisances » occasionne de graves problèmes du point de vue des relations, de la communication et de la gestion (dans les organisations). Comment améliorer les choses ? 


Ne voir que les problèmes…


La perfection n’est pas de ce monde. Et dans une économie mondialisée extrêmement compétitive, s’il n’y a pas d’amélioration, il n’y a pas de survie. Mais quel est le meilleur moyen d’améliorer les comportements, les processus et les résultats ? Est-ce en blâmant et en se concentrant sur ce qui fait défaut ? Pas vraiment. La motivation et la productivité reposent sur une valeur aussi importante que difficile à mesurer : la confiance. Si nous ne croyons pas en nos moyens, il est bien difficile de nous mobiliser et de nous convaincre que nous pouvons réussir. Or, quel meilleur moyen de saboter la confiance qu’en blâmant les autres et leur reprochant leurs erreurs et leurs incapacités ? La peur de faire des erreurs et l’anxiété qui en découle peuvent être bien plus graves à long terme que les erreurs elles-mêmes. En d’autres mots, le plus grand frein à l’amélioration est peut-être, paradoxalement, le reproche… 


Capitaliser sur les forces 


À y regarder de plus près, aussi perfectibles que nous soyons, ne construisons-nous pas nos résultats essentiellement à partir de nos compétences, de notre motivation et de notre confiance ? Poser la question, c’est y répondre. Nos forces constituent la base sans laquelle rien ne produit. Ne vaut-il donc pas mieux les encourager ? L’une des raisons qui nous retient à le faire consiste à croire que si on encourage seulement les forces, les faiblesses resteront intactes et nous nuiront. Cette croyance est fallacieuse pour deux raisons. Tout d’abord, nous agissons à partir de nos forces et de nos compétences. C’est pour les exercer que l’on nous emploie et elles vont jusqu’à orienter nos intérêts et notre motivation. En effet, il serait absurde que les entreprises engagent les personnes pour faire ce dans quoi elles excellent le moins et qu’elles détestent le plus faire… Ensuite, nous tendons à oublier que l’être humain n’est pas monolithique. L’apprentissage et l’amélioration dans un domaine engage une augmentation de compétence et de confiance dans d’autres domaines. Ainsi, le fait de capitaliser sur nos forces contribue à nous élever et à minimiser nos faiblesses par la même occasion.


Une suggestion constructive


Pour tirer profit de vos forces personnelles et de celles des autres, en évitant soigneusement les reproches, voici une suggestion constructive que vous pouvez appliquer. La prochaine fois qu’un problème ou qu’une erreur surviendra, au lieu de blâmer, adopter plutôt la perspective de la résolution de problème. Pour ce faire, vous devez considérer le contexte, les causes et les conditions dans lesquelles les problèmes surviennent. Pour vous aider, au lieu de simplement blâmer, concentrez-vous sur ces éléments :


• Clarifiez et identifiez tous les éléments impliqués dans le problème.


• Préoccupez-vous du passé et du présent pour glaner des informations relatives au problème.


• Essayez de formuler une ou plusieurs hypothèses sur la cause du problème.


• À partir des informations de base que vous avez trouvées, identifiez de quelles manières le problème pourrait être résolu et évité à l’avenir.


• Évaluez la pertinence et l’efficacité de chaque stratégie de résolution de problème et appliquez la meilleure.


Comme vous le constatez, ce processus beaucoup plus rationnel évite systématiquement de recourir aux émotions négatives et aux reproches inutiles. Si vous appliquez ces principes à vous-même autant qu’aux autres, vous verrez combien il sera facile de capitaliser sur les forces et obtenir davantage de résultats !


 


Par Franck Nicolas, directeur du coaching, École d'Entrepreneurship de Beauce


Ce texte fait partie d’une série hebdomadaire que signeront tour à tour les membres de l’équipe de EEB. Ces derniers côtoient les grands entrepreneurs du Québec jour après jour, construisant avec eux des formations sur mesure pour la relève entrepreneuriale du Québec. Le blogue de l'École d’Entrepreneurship de Beauce (EEB), nommé Entrepreneurs de tête, entrepreneurs de cœur vise à partager ses rencontres uniques. Nous vous parlerons d’anecdote, de comportements, de valeurs et d’attitudes. Et surtout pas de statistiques ! Découvrez avec nous l’essence même de l’esprit entrepreneurial du Québec.


 

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