Un camp d'été en entrepreneuriat

Publié le 25/02/2014 à 09:29

Un camp d'été en entrepreneuriat

Publié le 25/02/2014 à 09:29

omment augmente-t-on la proportion d’entrepreneurs dans une société? Au-delà des différents programmes d’aide gouvernementaux et paragouvernementaux, il existe un concept nommé «culture entrepreneuriale».


Samedi dernier, j’ai animé l’atelier portant sur le développement économique lors de la quatrième rencontre « Maîtres chez nous », organisée par Force Jeunesse. Le maire de Shawinigan, Michel Angers nous a raconté la transformation que vit sa ville. Longtemps choyée par la présence de la grande entreprise, Shawinigan doit désormais se débrouiller seule.


En plus d’avoir développé un incubateur dans une vieille usine désaffectée, les autorités municipales ont décidé de travailler en amont. À Shawinigan, on parle d’entrepreneuriat aux petits de la garderie ainsi qu’aux élèves du primaire et du secondaire. On souhaite ainsi développer une culture entrepreneuriale. Ajouter le métier d’entrepreneur à celui de pompier et de policier dans les dessins des petits.


Dans le même esprit que la démarche de Shawinigan, la Maison des entrepreneurs – une communauté de milliers de membres entrepreneurs québécois – lance aujourd’hui un camp d’été en entrepreneuriat pour les 12-15 ans. Je crois bien qu’il s’agit d’une première. Comme mère, je connaissais l’existence de nombreux camps d’été thématiques. Mais je n’ai jamais entendu parler d’un camp d’été en entrepreneuriat. Baptisé «camp Audace», le camp de la Maison des entrepreneurs se déroulera au Lac Beauport, dans la région de Québec. Il dure cinq jours, avec ou sans nuitées.


Que fait-on au camp Audace?


Le camp d’été Audace permet aux ados de découvrir les métiers issus de l’entrepreneuriat. Cela se fait à travers des activités ainsi que des visites d’usines. Les campeurs doivent inventer et développer un produit ou un service en équipe. L


Les cinq entreprises visitées au cours de la semaine sont: un hôpital vétérinaire, un chocolatier, une entreprise de fabrication de bateaux, une entreprise de haute technologie et de robots ainsi qu’une usine de céramique. À l’heure du lunch, les campeurs échangent avec de jeunes entrepreneurs.


Voilà une information à faire circuler. Et une occasion d'affaires. Ce concept pourrait certainement être reproduit dans d’autres régions du Québec. Je n'y vois que des retombées positives. Il en naîtra probablement quelques vocations. Les autres campeurs, on en fera des intrapreneurs. Ce qui est tout aussi précieux. Une entreprise ne peut pas avoir trop de bonnes idées.


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À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et a dirigé le magazine Commerce pendant sept ans. Elle est régulièrement invitée à commenter l'actualité économique dans les médias. Auteure de trois livres (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi et J'ai perdu ma montre au fond du lac), elle emploie son énergie débordante à transmettre sa passion du monde des affaires et de l'économie. «Le fil de Diane» vous aidera à trouver votre chemin à travers la masse d'informations économiques disponibles sur Internet.

Diane Bérard

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