Survivrons-nous au progrès?


15 commentaires sur cet article.

Rédigé par le 08-11-2011

Mme. Bérard, je me demande bien à partir de quelle année le mot progrès fit son apparition. Est-il apparu au même moment que les mots inquiet et survivre, a t-il tjrs eu la même définition...! Semble bien ou le jour ou on nous imposeront plu un concept donné ou défini, qu'il soit long ou court ce temps. Je crois bien que les vrais valeures referont surface. Un jour les bozos de l'univers arrêteront de penser et qu'ultiment ils agiront. M'enfin, faut se garder un peu d'espoir.P.S pour ceux qui croient que la Terre a ces limites. Ce soir par le hublot de votre tivi, le morceau (YU55) du Big Bang frôlera un autre morceau.Je me demande bien qui nous en veux autant tant que ça..!http://www.linfo.re/-Monde-/L-asteroide-YU55-va-froler-la-Terre-cette-nuit

Rédigé par berixyz le 07-11-2011

Il y a un mythe de la terre sans limites bien implanté dans toutes les cultures depuis des siècles. Un siècle et plus dans le passé, il restait toujours des forêts inexplorées, des iles inconnues. En 1492, c'est même un continent complet que l'Europe a soi-disant découvert. L'humanité se sent encore petite par rapport à la terre, mais la réalité, c'est que la terre est devenue petite par rapport à l'humanité. On agit encore comme s'il restait encore des continents à découvrir. J'ai bien l'impression que la découverte de la réalité se fera à la dure autant pour la terre que pour nous.

Rédigé par YBertrand le 07-11-2011

Bonjour. Je considère qu'il y a beaucoup de verbiage autour de l'économie lorsque conjugé au futur. Il ne faut pas oublier qu'il y a encore en 2011 plus du deux-tiers de la population mondiale qui vie avec moins d'un dollar par jour. Il n'y a pas seulement le continent africain qui se fait escroquer par les G8 et G20 de ce monde. Lorsque collectivement nous mettrons un stop aux apparences (vêtements, automobile, résidence, mobilier, ski-doo, sea-doo et compagnies) nous aurons un bout de chemin de fait. Puisque vous parlez madame Bérard de "dépotoirs" s'agit il de dépotoirs physique ou dépotoirs au sens figuré comme "dépotoirs d'idées" qui j'en conviens sont aussi pleins les uns comme les autres. Pour faire un premier pas dans l'acceptation de notre propre turpitude des 50 dernières années, il faudra mettre un terme à cette tradition presque dogmatique que sont les "apparences" que se soit pour les vêtements, auto, motoneige, résidence et mobilier etc... sinon il sera encore plus difficile d'admettre nos torts et persister à pointer les gouv., entreprises, banques pour nos frasques réalisées en toutes connaissances de cause. C'est bien beau l'aveuglement volontaire, mais si vous êtes en pleine chûte, sans parachute, lorsque vous ouvrirez les yeux, je peux vous garantir que l'atterrissage sera brutal. Il n'y aura pas selon moi de véritables changements dans les fondements du capitalisme à moins qu'au préalable nous faisions un retour aux valeurs fondamentales qui devaient tous nous guider dans l'appréciation des actes que nous posons. Le progrès tel que je le conçois devrait être de nature à procurer un "bien être" à tous et non seulement qu'un petit groupe de "the chosen few". L'examen de conscience impérative à la réussite de changements en profondeurs commence par les individus qui n'auront donc pas le choix que de suivre la volonté de la masse. Mais tel que vous le dites "Que ferons-nous lorsqu'il ne restera plus de dépotoirs où pelleter nos problèmes?". Merci et bonne journée.

Rédigé par Incubus le 07-11-2011

@pbrasseur "Possible mais nous sommes peut-être encore bien loin de la saturation." Hélas non, nous sommes déjà en "overshoot" Donnez vous la peine de lire mes liens, ce ne sont pas des conneries ( http://www.paulchefurka.ca/Population.html )

Rédigé par vormiet le 07-11-2011

C'est aussi mon impression que la responsabilité sociale des entreprises aident à diminuer certains risques comme ceux de poursuites ou ceux lié au passifs financiers liés à des actifs ayant un impact environnementaux. Règle général, je crois que ce genre de mesures n'augmentent pas le rendement, mais diminuent le dénominateur du coefficient risque/rendement pour certains risques ce qui revient à la même chose puisqu'il y a plus de rendement par unité de risque. // Il y a aussi, un autre truc dont j'aimerais parlé qui est lié à ce sujet. Je crois qu'un des principaux problème de notre société est que la technologie évolue à un rythme beaucoup plus élevé que la moralité/valeurs collectives. De nos jours plusieurs scientifiques travaillent à découvrir une foule de choses (autant dans les public que le privé) toutes ces choses tombent sous l'égide du progrès. On consacre des sommes faramineuses à repousser les barrières de la science, mais on consacre bien peu à se questionner réellement sur notre façon de faire les choses, de vivre ensemble et de quelles façons nos sociétés devraient évoluer. Autrement dit, le marché dicte plus souvent qu'autrement comment la société va devenir plutôt que les être humains collectivement. Il faut faire une distinction entre choix économique et choix moral/valeur. Les choix économiques dictent où l'argent sera investi pour les avancées scientifiques, mais nos choix économiques n'influencent presque pas la progression des valeurs collectives et de la moralité. Bien souvent les gens prennent ce qu'il y a de moins cher et pas ce qui est le plus responsable par contre. Il y a bien peu de penseurs influent qui ont un réel impact sur la société pour nous guider dans la bonne direction. Les gens s'en remettent aux grands médias de masse qui couvre le jour-le jour et pas le long terme.

Rédigé par Diane Bérard le 07-11-2011

S'il y a une chose que je retiens de mes cours d'économie c'est la notion de besoins illimités et de ressources limitées. Reste à souhaiter que l'intelligence, le bon sens et la créativité humaine ne soient pas des ressources limitées afin que nous trouvions comment procéder à la "réingénierie" d'un système qui tourne de plus en plus carré. Après l'Afrique, il ne restera plus personne à exploiter...

Rédigé par pbrasseur le 07-11-2011

Dian Bérard - "Tous ces pauvres qui deviennnent quasi-pauvres et ces quasi-pauvres qui deviennent un peu riches et ainsi de suite, ça consomme... " C'est à ça que sert le marché, du moins quand il est libre. Quand une chose devient rare elle devient chère, en réponse le marché trouve et développe des alternatives et des comportement changent. Les idées que vous évoquez sont vieilles, fallacieuses et pour tout dire déprimantes. Elle conduisent invariablement à vouloir réprimer les marchés et en même temps notre capacité d'adaptation et celle de réagir aux problèmes. Je ne peux croire qu'après des décennies de faillite socialiste on en soit encore à expliquer ça...

Rédigé par pbrasseur le 07-11-2011

Dian Bérard - "Sommes-nous vraiment plus sophistiqués écononiquement qu'il y a 20 ans? " Et que faites vous des millions de Chinois, d'Indiens, Brésiliens, Turques, et bien d'autres, qui sont sortis de la misères durant ces décennies dont vous parlez. Quand à nos sociétés vieillissantes il n'en tient qu'à nous d'y travailler au lieu de confier cette tâche à des états toujours plus obèses, intrusifs et insolvables qui finissent par nous écraser!

Rédigé par Diane Bérard le 07-11-2011

@pbrasseur Oubliez la croissance de la population, il faut d'abord s'inquiéter de la croissance de la demande et des besoins de la population qui existe déjà et de la pression que cette demande va exercer sur notre planète. Tous ces pauvres qui deviennnent quasi-pauvres et ces quasi-pauvres qui deviennent un peu riches et ainsi de suite, ça consomme...

Rédigé par pbrasseur le 07-11-2011

@Incubus - "La croissance de la population n'est pas soutenable.". Possible mais nous sommes peut-être encore bien loin de la saturation. Et de toute façon tout indique que nous nous dirigeons vers une stabilisation, pour ne par dire un déclin: http://scottgrannis.blogspot.com/2011/11/fertility-rates-plunge-global.html

Rédigé par Diane Bérard le 07-11-2011

@pbrasseur Sommes-nous vraiment plus sophistiqués écononiquement qu'il y a 20 ans? Je dirais plutôt que nous sommes plus "créatifs" économiquement.. @YBertrand Que ferons-nous lorsqu'il ne restera plus de dépotoirs où pelleter nos problèmes? @Incubus Je ne crois pas que la majorité des humains constituent des problèmes mais ensemble ils forment Le problème. @Tous Si nous parlions de solutions, comment survivrons-nous au progrès? Par où commence?

Rédigé par Incubus le 07-11-2011

Dans la même veine ( http://www.youtube.com/watch?v=WAyHIOg5aHk )

Rédigé par Incubus le 07-11-2011

La croissance de la population n'est pas soutenable. Règle générale, les bulles se terminent toujours par un dégonflement massif. ( http://www.businessinsider.com/commodities-boom-2011-11 ). Voici un article à lire, c'est plusieurs pages mais cela vaut la peine. Eventuellement, la plupart des humains ou la totalité seront inutiles ( http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,2048299-1,00.html ). En fait, c'est déjà le cas pour beaucoup.

Rédigé par YBertrand le 07-11-2011

Bonjour madame Bérard. Lorsque ma mère est arrivée au Canada vers 1940, elle résidait à Toronto et a constaté que toutes les industries lourdes de Hamilton déversaient leurs produits toxiques dans le lac Ontario, les gens du temps disaient que ce n'était pas pire que ce qui se passait notamment en Illinois, Wisconsin et Michigan. Puisque ces industries avaient pignon sur rue depuis plus de 20 à 50 ans, elle nous expliquait que les torts aux Grands-Lacs et surtout au Saint-Laurent devaient être phénoménaux et qu’un jour nous aurions à en payer l’incurie générale. Étant britannique elle avait vécu le problème du SMOG causé par les centrales électriques au charbon de son pays. Pourtant l’environnement n’était même pas dans le dictionnaire de l’époque mais les personnes les plus scolarisées étaient déjà en éveil face à ce type de problème. Je ne suis pas certain que les gens comprennent vraiment (mouvements 99%, Wall Street etc) les sous-entendus de leurs démarches. Les gens veulent des changements au niveau financier (en général) mais ne connaissent aucunement les répercussions que ceux-ci vont entraîner. Le problème de fond est relié aux abus du système financier dont un très grand nombre de personnes ont bénéficié, par des hypothèques et crédits qu’elles n’auraient jamais dû avoir. Bien entendu, les méchants sont les entreprises et les banques “qui les ont laissé faire” OUPS, what ? Le communisme est tombé non pas parce que ce système n’était pas viable mais parce que ceux qui en avait le contrôle ont abusé de leurs pouvoirs. C’est la même chose avec le capitalisme qui est devenu un capitalisme sauvage ou la religion qui y est pratiquée est représentée par les signes du dollar et de l’Euro. Je n’aime pas le mot “PROGRÈS” parce que depuis la fin de la deuxième guerre les progrès technologiques ont fait bon sur bon à une vitesse vertigineuse alors que du point de vue social, il y a eu un lent accroissement du bien être des citoyens mais sans les avertir du coût qui y était associé. Je crois que nous sommes au début d’une période de catatonie générale qui freinera la R&D et durant laquelle tout le monde devra passer à la caisse, non pour récolter mais bien payer. La notion d’imputabilité devra faire de grands pas alors que le système de justice devra faire son travail en “toute liberté de penser et d’agir” sans subir les pressions de systèmes qui se disent équitables mais qui en réalité fonctionnent sous des “apparences” de justice. Nous vivrons de plus en plus dans un contexte des "pas dans ma cour" et "c'est pas ma faute" qui exigeront des gouv. des services qu'ils ne peuvent plus accorder, étant eux-même sur le bord de la faillite. Merci et bonne journée.

Rédigé par pbrasseur le 07-11-2011

C'est un concept absurde et fallacieux issu des idées gauchistes du genre Club de Rome qui vit le jour à une époque où il était de bon ton d'être marxiste léniniste. Aujourd'hui on ose plus adopter ouvertement cette étiquette mais les idées sous-jacentes restent les mêmes. Ce n'est pas le progrès qui cause les principaux problèmes en ce moment mais le socialisme qui incidemment reste le principal frein au progrès dans nos sociétés modernes. Une société qui s'enrichit finit par devenir plus sophistiquée, plus consciente et surtout plus capable de protéger son environnement.

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