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Suite: Pharmaprix prend-elle ses clients en otage ou défend-elle son territoire?
3 commentaires sur cet article.
Rédigé par sir_liniam le 15-04-2010
M. Bertrand, je valorise énormément les habiletés qu'ont les pharmaciens mais je crois tout de même que nous ne les utilisons pas au maximum de leurs capacités.
Un technicien (formation 3 ans) pourrait facilement servir les cas les plus fréquents via l'aide d'un système informatique qui décèlerait les interactions entre médicaments. Pour les cas nécessitant un jugement humain il serait alors possible de référer le client à un pharmacien oeuvrant en clinique. Ces cas ne sont tout de même pas si fréquent.
L'ordinateur a une mémoire infaillible au contraire de l'humain et rien n'empêcherait le technicien de fournir l'information de façon humaine.
Les pharmaciens sont justement formés pour déceler les interactions et évaluer les posologies. Une fois le diagnostic posé par le médecin, pourquoi ne pas utiliser leurs connaissances pour renouveller les médicaments?
Si vous lisez entre les lignes, ce que je propose c'est d'offrir un service de première ligne qui soit moins coûteux pour l'ensemble des québécois tout en demeurant efficace et sécuritaire.
Notre système est malade, il faut sortir des sentiers battus.
Rédigé par nanana le 14-04-2010
Bonjour. @monsieur sir_liniam. Les pharmaciens sont les experts des médicaments tout simplement parce qu'il s'agit de la santé de la population. Un système de messages enregistrés ne pourrait suffire à la tache car chaque cas est un cas d'espèce qui ne se limite pas à l'interaction entre les médicaments. Les techniciens n'ont d'ailleurs pas la compétence voulu pour remplacer les pharmaciens. Combien de personnes finissent par se décourager lorsqu'ils ont affaire à un système de messages automatisés. Il y a quelque 24,000 médicaments sous prescription sur le marché présentement en plus des médicaments sans prescription et les produits naturels. Vous imaginez un système qui répondrait à l'interaction de onze médicaments (ce que je prends quotidiennement) si je ne pense pas aux produits naturels, j'aurai sans doute des problèmes. Même les médecins doivent recourir au CPS (Compendium pharmaceutique) pour savoir ce que les médicaments produisent comme effets secondaires et toute la générique de chaque médicaments, souvent votre médecin se limitera à vous prescrire que ce qu'il connaît alors qu'il y a peut être un médicament plus efficace et sans ou moins d'effets secondaires. Pour ce qui est du prix, le gouvernement du Québec transige directement avec les compagnies pharmaceutiques pour les achats, il en contrôle donc l'approvisionnement et ont des ententes avec le Collège des pharmaciens pour ce qui est du prix de vente (il y a un prix minimum et maximum) puisque les frais de transport n'est pas le même pour une pharmacie situé à Montréal qu'une en Gaspésie. J'ai subis une chirurgie à la moelle épinière en 2007 et malgré le nombre de neuro-chirurgiens dans le département, aucun n'a trouvé de solution aux problèmes que j'avais, ils ont donc soumis mon dossier à la pharmacie de l'hôpital qui ont trouvé en deux jours la solution. Les pharmaciens n'ont pas le droit de changer une posologie (dose), ce travail est la seule responsabilité des médecins qui connaissent l'ensemble des problèmes qui accables les patiens. Il y a quand même un différence entre un technicien qui n'a que 2 années de CEGEP alors que le pharmacien a un Bacc (3 ans) en pharmacologie d'une université. En fait ce que l'Ontario tente de faire depuis un certain temps, c'est de copier la méthode du Québec, l'Alberta et la C.B. aussi d'ailleurs. Merci et bonne journée
Rédigé par sir_liniam le 13-04-2010
En fait il est plus que temps de revoir le modèle d'affaire des pharmacies. Ceux-ci profitent d'un oligopole et des assurances de leurs clients pour gonfler artificiellement les prix en plus d'exiger (selon mes sources) des frais au gouvernement pour chaque prescription remplie. Cela est injuste et nous en faisons tous les frais. Les médicaments devraient être achetés par le gouvernement et redistribués aux pharmacies en leur autorisant une marge de profit fixe qui dépendra du taux de roulement de chaque médicament. Il est de plus pertinent de noter que le rôle des pharmaciens gagnerait à être révisé. Pourquoi les impliquer dans la vente des médicaments? La vérification? Ils ne couvrent pas l'identification visuelle dans leur formation et l'apprennent sur le tas. Un technicien ferait tout aussi bien l'affaire. Les interactions et les avis systématiques? Les ordinateurs peuvent déceler sans problème les interactions entre médicaments et fournir une liste pré-enregistrée de conseils pour chaque nouveau médicament. Vive la technologie! Les services conseils? Pourquoi ne pas les offrir par téléphone ou en clinique? Ils ont une réelle expertise et on ne les utilise que pour exécuter des tâches abrutissantes. S'ils pouvaient renouveler les ordonnances et ajuster les doses (ce pour quoi ils ont été formés) ils nous seraient grandement plus utile! En Alberta ils en ont d'ailleurs le droit et personne n'en est mort. En résumé, nous gaspillons nos grands esprits en les confinant à la vente au détail et ceux-ci nous imposent des prix pour se payer un salaire justifiant leurs nombreuses années à l'université. En réorganisant le système professionnel de la santé et en demandant directement au gouvernement de négocier les prix pour chaque médicament, nous pourrions économiser annuellement des sommes colossales.
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