PDG: cessez d'endormir le monde!

Publié le 16/06/2017 à 06:45, mis à jour le 16/06/2017 à 16:06

PDG: cessez d'endormir le monde!

Publié le 16/06/2017 à 06:45, mis à jour le 16/06/2017 à 16:06

«Un PDG doit savoir combiner ce qu’il juge important et ce que son interlocuteur estime intéressant. Les bons communicateurs intègrent l’information qu’ils souhaitent passer à travers des histoires captivantes.»–Peter Weissman, expert en communications et fondateur de Thought Leaders


Peter Weissman a d’abord été journaliste. Il fut ensuite rédacteur de discours au Sénat américain. Aujourd’hui, il écrit encore ceux des PDG du Fortune 500. Il enseigne aussi à converser avec les parties prenantes au lieu de faire des déclarations. «Lorsqu’un dirigeant fait des déclarations, il ne laisse aucune place à ses interlocuteurs. Si on ne vous laisse pas de place, vous ne vous sentez pas concerné. Vous pouvez même sentir qu’on vous regarde de haut ou qu’on vous impose quelque chose. Personne n’aime se faire traiter ainsi.»


Peter Weissman était de passage à l’Université Concordia jeudi pour participer au CEO Summit, une conférence de deux jours centrée sur les enjeux de communication des dirigeants. Je lui ai demandé pourquoi communiquer semble si douloureux pour de tant de dirigeants. Comment faire pour éviter les erreurs de débutants? Voici l’essentiel de cette conversation fort agréable. Ma conclusion: chaque dirigeant devrait avoir un Peter Weissman dans sa vie!


Quels sont les problèmes précis des entreprises qui vous consultent?


L’appel provient généralement du directeur des communications. Il nous dit:


-«Notre PDG doit améliorer sa façon de communiquer, car nous ratons des occasions d’affaires et nous reculons»;


-«Nous avons un nouveau PDG. Il communiquait bien dans son rôle de vp, mais il a besoin d’une mise à niveau»;


-«Personne ne nous connaît en Chine»;


-«Nous sommes vus comme un fabricant de produits, nous voulons être considéré comme un fournisseur de solutions» ;


«Notre PDG n’arrive pas à inspirer notre personnel»;


-«Lorsque notre PDG prend la parole à l’extérieur de l'entreprise, il n’arrive pas à transmettre tout le potentiel de notre organisation.»



Prenons le cas d’un PDG dont les discours ne soulèvent pas l’enthousiasme des employés…

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et a dirigé le magazine Commerce pendant sept ans. Elle est régulièrement invitée à commenter l'actualité économique dans les médias. Auteure de trois livres (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi et J'ai perdu ma montre au fond du lac), elle emploie son énergie débordante à transmettre sa passion du monde des affaires et de l'économie. «Le fil de Diane» vous aidera à trouver votre chemin à travers la masse d'informations économiques disponibles sur Internet.

Diane Bérard

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