Les soirées Questions X: «pitcher» sans le stress de la performance

Publié le 06/03/2017 à 15:42

Les soirées Questions X: «pitcher» sans le stress de la performance

Publié le 06/03/2017 à 15:42

Tatiana Bossy, cofondatrice de la Maison Le Grand, une des trois coachs de la soirée Questions X du 1er mars dernier

« Cash is gaz for your business. The less time you spend putting fuel in your car, the better it is.» Tommy Petrogiannis, fondateur et président, eSignLive


 Il poursuit, «Je peux te donner des noms de capital-risqueurs, mais ce n’est pas ce dont tu as besoin à cette étape-ci. Ton produit est complexe, l’expliquer va monopoliser trop d’énergie et de temps. Cherche plutôt un investisseur qui comprend ta mission et ton modèle d’affaires. Vends-lui une participation de 10%, d’autres investisseurs suivront parce qu’il est là et qu’il a fait le travail de vérification diligente à leur place.»


Tommy Petrogiannis s’adresse à Harold Dumur, qui a fondé la société de réalité augmentée Ova. Le jeune entrepreneur, qui décrit son produit comme le «word press de la réalité virtuelle», cherche du financement pour accélérer sa croissance, particulièrement en Chine.


Harold a participé à troisième édition de la soirée Questions X.


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Le concept de la soirée Questions X est le suivant:


-vous choisissez un enjeu d’affaires ;


- vous invitez cinq jeunes entrepreneurs à présenter leur startup et à poser une question précise liée à l’enjeu de la soirée ;


-vous invitez trois entrepreneurs aguerris pour répondre aux questions.


La troisième édition de la soirée Questions X, à la Gare


Les fondateurs de Questions X (Cédric Tawil, Claudia Vezeau, Guillaume Saliah, Mario Gebrayel, Philippe Letarte et Félix Mezei Guérin) prévoient quatre événements par année. Ils se déroulent tous à la Gare, dans le quartier Mile End. J’ai assisté à celui du 1er mars sur le thème, «Se développer à l'international»"Nous avons imaginé un événement où les jeunes entrepreneurs peuvent poser toutes les questions sans se faire évaluer, parce que ce n'est pas un concours, ni se faire envoyer une facture pour la consultation", résume Félix Mezei Guérin.


Les coachs étaient Tommy Petrogiannis (eSighLive, solutions de signatures électroniques), Dave Jones (Landr, logiciels de création musicale) et Tatiana Bossy (Maison Le Grand, agroalimentaire).


Les entrepreneurs que j’ai vus, Harold Dumur (Ova, réalité augmentée), Sophie Aladas (Key2Access, solutions de mobilité), Maxime Villemure (Sharebee, partage d’espaces d’entreposage et de stationnement) et François Tremblay (KoolReplay, application qui capte des performances sportives en direct).


Voici quelques réflexions des coachs que j’aimerais partager avec vous.


 À propos des investisseurs…


«Si vous ciblez mal vos investisseurs, vous perdrez beaucoup de temps à vous expliquer. » Dave Jones, Landr


«Pour s’impliquer, un investisseur a besoin qu’on lui prouve qu’il existe une demande pour votre produit ou votre service. Pas nécessairement une grande demande, juste une demande.» Tommy Petrogiannis, eSignLive


«Trop souvent, on se concentre sur les grosses victoires. Comme si rien d’autre ne compte. Pourtant, c’est tout à fait correct de viser de plus petites victoires au début. C’est le succès qui convainc les investisseurs, pas seulement les gros succès.» Tatiana Bossy, Maison Le Grand


 À propos du marché…


«Pensez local. Oubliez le gouvernement central, concentrez-vous sur les communautés. Étudiez la démographie, décortiquez la population. Où se trouvent vraiment les gens qui auraient un intérêt ou un besoin pour votre produit ou votre service? » Tommy Petrogiannis


«La tendance consiste de plus en plus à choisir une ville et non un pays pour croître. » Tatiana Bossy


 À propos de vos intentions…


«Souhaitez-vous piloter la croissance et la suite des choses ou préférez-vous faire croître rapidement votre entreprise puis vendre et passer à autre chose? Il faut y penser dès le début, car cela va déterminer la vitesse à laquelle vous passerez d’une étape à l’autre» Tommy Petrogiannis


«Si vous comptez faire croître votre entreprise rapidement pour la vendre, il faudra diluer votre propriété. Mais si vous souhaitez la conserver, ne laissez pas aller trop de contrôle. Pensez-y, aurez-vous envie de gérer une entreprise qui ne vous appartient qu’à 5% ou 10% » Tatiana Bossy


À propos de vos partenaires...


«Qu’avez-vous besoin de contrôler? Qu’est-ce que vous ne pouvez vraiment pas laisser aller sans nuire à votre succès? Pour y répondre il faut déterminer votre expertise. Pour le reste, trouvez-vous des partenaires qui vous aideront à aller plus loin, plus vite.» Tatiana Bossy


Un commentaire éditorial


J'ai été troublée par la surabondance de termes en anglais dans le discours en français de certains entrepreneurs. Je comprends qu'il importe que ceux-ci puissent présenter leur entreprise en anglais. Mais le «franglais» ce n'est pas chic. Et je ne parle pas d'une ou deux expressions dans une présentation de dix minutes.


 


 


 


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À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et a dirigé le magazine Commerce pendant sept ans. Elle est régulièrement invitée à commenter l'actualité économique dans les médias. Auteure de trois livres (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi et J'ai perdu ma montre au fond du lac), elle emploie son énergie débordante à transmettre sa passion du monde des affaires et de l'économie. «Le fil de Diane» vous aidera à trouver votre chemin à travers la masse d'informations économiques disponibles sur Internet.

Diane Bérard

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