Le principe de la toilette ou la gestion pour introvertis

Publié le 10/04/2014 à 17:41

Le principe de la toilette ou la gestion pour introvertis

Publié le 10/04/2014 à 17:41

Comment les leaders introvertis survivent-ils? Comment composent-ils avec la pression? Ils vont souvent à la toilette… pour s’ y réfugier. C’est la stratégie de Sébastien Marot, un des leaders «tranquilles» qui a témoigné lors de l’atelier « Leading with authenticity», au Skoll World Forum on Social Entrepreneurship. « Je me rends à la toilette et, là, je respire un bon coup. Pour prendre du recul, me recentrer », confie Sébastien Marot, le fondateur de Friends-International, une ONG qui intervient  chaque année auprès de 50 000 enfants abandonnés à eux-mêmes, dans huit pays d’Asie du Sud-est et d’Amérique centrale .


Cette session aurait pu s’intituler «petit guide de survie pour gestionnaires/entrepreneurs introvertis».


Avez-vous déjà senti la pression de vous conformer à l’image que les écoles de gestion ont créé du gestionnaire idéal? Souffrez-vous de phobie sociale?


Si vous faites partie de ces gestionnaires introvertis, ou que vous en connaissez, voici quelques conseils tirés de cette conférence.


Conseils pour gestionnaires introvertis



« Avez-vous déjà senti la pression de vous conformer à l’image que les écoles de gestion ont créé du gestionnaire idéal? »


1-Dissociez-vous de la mode des «pitchs», optez plutôt pour de véritables conversations. Le rythme vous conviendra certainement mieux.


2-Misez sur votre force : les introvertis savent écouter. Or, les gens adorent qu’on les écoute. Faites-les parler. Quand on écoute, on n’a pas besoin de parler, vous n'aurez donc pas les projecteurs braqués sur vous.


3- Jouez le jeu, il le faut bien vous êtes en affaires. Mais placez vos limites.


4- Laissez les autres terminer le travail pour vous. Dites ce que vous avez à dire et laissez le reste de votre équipe reprendre et compléter votre message « comme notre pdg vous a dit… » Vous pouvez aller respirer à la toilette!


5-Cessez de douter. «À force de me faire dire : tu ne rencontres pas assez de gens, tu ne fréquentes pas assez de conférences… J’en suis arriver à me demander si j’étais la bonne personne pour diriger Friends-International. J’ai rencontré mon mentor. Il m’a demandé :


-Est-ce que tu aimes ton travail ?


-Est-ce que ton ONG connaît le succès ?


Les deux réponses étaient oui. Je suis demeuré chez Friends-International. Et j’ai fait la paix avec le bonheur tranquille que je goûte à faire des puzzles en buvant du thé. »


Ce n’est pas la vision que l’on se fait d’un leader. Mais les 50 000 enfants auprès desquels Friends-International intervient chaque année vous diront que Sébastien Marot est un vrai leader.


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Lire mes billets 1, 2 et 3 sur le Skoll World Forum on Social Entrepreneurship.


 


 


 


 


 

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et a dirigé le magazine Commerce pendant sept ans. Elle est régulièrement invitée à commenter l'actualité économique dans les médias. Auteure de trois livres (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi et J'ai perdu ma montre au fond du lac), elle emploie son énergie débordante à transmettre sa passion du monde des affaires et de l'économie. «Le fil de Diane» vous aidera à trouver votre chemin à travers la masse d'informations économiques disponibles sur Internet.

Diane Bérard

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