Inde: les pauvres avant les pharmas

Publié le 01/04/2013 à 14:41, mis à jour le 01/04/2013 à 16:08

Inde: les pauvres avant les pharmas

Publié le 01/04/2013 à 14:41, mis à jour le 01/04/2013 à 16:08

Jugement historique de la Cour suprême indienne qui refuse un brevet à Novartis

BLOGUE. Décision historique pour l'économie indienne mais aussi pour les patients des pays émergents, des pays pauvres et les multinationales pharmaceutiques. La Cour suprême de l'Inde a rejeté la demande de brevet pour la nouvelle version du médicament anti-cancer Glivec de la Suisse Novartis.


Novartis perd sa bataille de 7 ans


Novartis se bat depuis sept ans pour qu'on lui accorde les droits de production exclusifs pour sa nouvelle version de Glivec. La cour a tranché: cette version "revue et améliorée" n'est ni une nouveauté ni une innovation. le "Glivec nouveau" ne mérite pas de brevet.


Une mauvaise nouvelle pour l'industrie pharmaceutique mondiale


Cette décision annonce des heures sombres pour les pharmas. Le vent ne souffle définitivement pas dans leur directement. On pourrait dire qu'il a carrément tourné. Les États des pays riches ont longtemps soutenus les entreprises pharmaceutiques. On leur a accordé une protection afin qu'elles puissent mener en paix leur combat contre la maladie. Et puis, c'était connu, les entreprises pharmaceutiques étaient de bons employeurs offrant des emplois de qualité, bien rémunérés assortis de conditions de travail au-dessus de la moyenne. Plusieurs Québécois peuvent en témoigner. C'était le bon temps.


Mais, les temps changent. Les pays émergents, surtout l'Inde, on développé leur propre industrie pharmaceutique. Une industrie générique adaptée à la réalité économique de ce l'Asie. Israël aussi s'est bâtie une solide réputation dans l'industrie générique.


La Cour suprême n'a pas tranché en faveur des génériques ni contre les pharmas. Elle a tranché en faveur des malades. Les Indiens n'ont pas les moyens de se payer un traitement de Glivec. Il leur en coûterait 2600$/mois. La version générique, elle, ne coûte que 175$/mois.


Pourquoi les pharmaceutiques doivent revoir leur stratégie

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et a dirigé le magazine Commerce pendant sept ans. Elle est régulièrement invitée à commenter l'actualité économique dans les médias. Auteure de trois livres (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi et J'ai perdu ma montre au fond du lac), elle emploie son énergie débordante à transmettre sa passion du monde des affaires et de l'économie. «Le fil de Diane» vous aidera à trouver votre chemin à travers la masse d'informations économiques disponibles sur Internet.

Diane Bérard

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