BLOGUE La Banque centrale européenne (BCE) est-elle une vraie banque? Doit-elle faire partie d’une association regroupant les 30 plus grandes banques internationales?
L’ONG Corporate Europe Observatory (CEO) estime que non. comme vous pouvez le lire sur le site de Les Échos. Cette ONG demande au président de la BCE, Mario Draghi, de quitter le “Group of 30” afin de conserver son indépendance et celle de l'institution qu'il représente.
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Le débat est intéressant. Les pressions exercées présentement sur la BCE sont hors du commun. Encore aujourd’hui l’OCDE a déclaré que la BCE doit assumer son rôle de banquier et intervenir rapidement pour sauver l’euro. L’OCDE voit en la BCE le dernier, le seul?, rempart contre l’éclatement de zone euro.
La BCE est bel et bien une banque.
Mais… ce n’est pas une banque comme les autres. C’est la banque des banques. À ce titre, elle doit se situer au-dessus de la mêlée. Si l'on se fie à sa mission, elle doit viser le bien commun. Celui de l’Union européenne et non d’un pays en particulier. D’ailleurs, le traité de Lisbonne stipule clairement que la BCE doit demeure indépendante.
L'ONG CEO craint le lobby des banques sur la BCE, surtout alors qu'on réclame que celle-ci injecte des fonds supplémentaires pour sauver la zone euro.
Le lobby de l’économie sur le politique n’a rien de nouveau. Les premiers chevaliers d’industrie de la révolution industrielle ont vite compris comment s’y prendre pour faire avancer leur cause. Mais, depuis ce jour, la situation est devenue hors contrôle. Parlez-en aux Américains qui n'arrivent à rien dans le dossier des contributions aux partis politiques.
Le rapprochement entre l’univers privé et la sphère publique atteint des niveaux indécents. Il n’est plus question de rencontrer des représentants du gouvernement pour leur faire “comprendre une entreprise ou un secteur” mais bien "de soutirer le plus en cédant le moins". C'est d'ailleurs une des causes principales de la présente crise. Les chefs d'États prennent de moins en moins de décisions en fonction du bien commun. Leurs choix sont souvent guidés par les pressions de tel ou tel lobby.
Vu ainsi, le président de la BCE n’a rien à faire à la table du “Group of 30”. Cela équivaut à envoyer un agneau parmi une meute de loups…
Par contre, on peut étudier cette situation sous un autre angle, en s'inspirant des deux dictons suivants:










