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Croissance économique : LA solution la plus évidente et la plus sous-estimée

Diane Bérard . les affaires.com . 17-12-2012 (modifié le 17-12-2012 à 12:13)

BLOGUE. Lorsque les Talibans tuent une jeune fille voyageant à bord d’un autobus scolaire pour dissuader ses compagnes de fréquenter l’école, s’agit-il d’un geste politique, social ou économique ?


Les trois à la fois. Je n’ai pas à expliquer pourquoi il s’agit d’un geste politique et social. Nous le savons tous. Ce à quoi nous pensons moins ce sont les répercussions économiques de cet acte de violence. Dissuader des jeunes femmes de fréquenter l’école c’est aussi nuire au développement économique. C‘est priver un pays de la moitié de ses cerveaux. La moitié moins d’employés, d’entrepreneurs potentiels, de contribuables.


J’ai débuté par un exemple dramatique et extrême ( cité par l'OCDE). Mais, derrière celui-ci se profile une réalité très répandue. Les femmes et les filles qui veulent améliorer leur sort ou contribuer à la société active ne sont pas menacées de mort dans tous les pays, certes. Mais, la contribution économique des femmes est bien en-deçà de ce qu’elle pourrait être et ce, partout dans le monde. C’est ce que nous rappelle un récent rapport de l’OCDE sur les conséquences économiques du fossé social entre les hommes et les femmes.


Les femmes constituent la moitié de la population, soit la moitié du capital humain disponible. Se priver de leur contribution c'est nuire à la compétitivité. Les pays où le fossé économique, politique et social entre les hommes et les femmes est le pllus faible sont aussi ceux qui affichent le meilleur indice de compétitivité, comme nous le rappelle l'étude annuelle du Forum économique mondial sur le fossé homme/femmes.


Cette étude se penche sur la façon dont 135 États distribuent les ressources et les opportunités entre les hommes et les femmes. Les pays les plus "équitables": l'Icelande, la Finlande, la Novège et la Suède. Les dernierse classe: le Tchad, le Pakistan et le Yémen. Mais, gare aux conclusions hâtives, on constate de grandes disparités à l'intérieur des continents. Ainsi, cinq pays africains de méritent une place dans la top 30. Mais, aucun pays d'Afrique du Nord n'apparaît dans le top 100.


Y a-t-il de l'espoir?

8 commentaires

pbrasseur le 19-12-2012

L'essence même du capitalisme, ce qui fait que ça fonctionne c'est le concept de liberté individuelle encadré par un état de droit qui fait que chaque individu est pleinement libre de contribuer par des activités honnêtes et productives à son bien être et par le fait même au bien être de toute la société. Évidemment si les droits individuels sont restreints pour un groupe qui compose 50% de la population la performance économique de l'ensemble en est grandement affectée. A noter que dans ces sociétés les droits individuels en général sont peu respectés. Dans nos société riches c'est aussi les restrictions aux libertés qui freinent la productivité (par exemple des taxes punitives). Mais à mon avis ces restrictions ne concernent absolument pas les droits des femmes qui sont maintenant clairement établis dans des sociétés comme la notre. Les femmes pourraient elles contribuer plus? Possible, mais les postes qu'elles occupent (et qu'elles préfèrent...) devront néanmoins être occupés. Bref dans les pays du tiers monde la contribution des femmes est un problème économique important. Ici c'est un facette de notre société qui évolue et il y a bien d'autres problèmes qui ont plus d'impact.

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