Bérard: Starbucks choisit elle-même l'impôt qu'elle paiera en Grande-Bretagne!

Publié le 07/12/2012 à 10:40, mis à jour le 07/12/2012 à 11:22

Bérard: Starbucks choisit elle-même l'impôt qu'elle paiera en Grande-Bretagne!

Publié le 07/12/2012 à 10:40, mis à jour le 07/12/2012 à 11:22

BLOGUE. Starbucks paiera 16M $ en impôt au gouvernement britannique en 2013 et 2014, qu’elle fasse des profits ou non. C’est ce que Kris Engskov, le dirigeant britannique de Starbucks, a promis, la main sur le cœur. Il a ajouté qu’au cours de deux prochaines années, son entreprise ne réclamera pas les déductions fiscales auxquelles elle a droit.


Le gouvernement britannique n’a pas été impressionné. Il a réservé un accueil plutôt froid à cette annonce. « L’impôt n’est pas un choix, c’est une obligation », ont répondu les parlemantaires.


Starbucks est présent en Grande-Bretagne depuis 14 ans. Au cours de cette période, elle n’a payé que 13,8M$ en impôt. Pourquoi ? Parce que, dit-elle, ses cafés britanniques ne rapportent pas. Starbucks affirme opérer à perte en Grande-Bretagne depuis les premiers jours où elle s’y est installée.


La réalité est autre. Par une habile stratégie d’optimisation fiscale, Starbucks déclare des pertes dans les États où le taux d’imposition est élevé et des revenus là où il l’est moins.


J’ai abordé le thème de l’optimisation fiscale dans cette chronique il y a quelques semaines, tandis que des représentants de Google, Amazon et Starbucks ont défilés devant le gouvernement britannique pour répondre à la question suivante: «Pourquoi ne payez-vous pas votre juste part d’impôt chez nous?» Penauds, ils ont servi des réponses évasives. Ils ne pouvaient faire autrement, la réalité ne se dit pas, tout simplement.


Starbucks n’avait pas vraiment le choix. Ça commençait à sentir le boycott des consommateurs. Ces 16M$ en impôt pendant deux ans, il s’agit d’une décision de relations publiques, on s’entend.


D'où sort ce montant?

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et a dirigé le magazine Commerce pendant sept ans. Elle est régulièrement invitée à commenter l'actualité économique dans les médias. Auteure de trois livres (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi et J'ai perdu ma montre au fond du lac), elle emploie son énergie débordante à transmettre sa passion du monde des affaires et de l'économie. «Le fil de Diane» vous aidera à trouver votre chemin à travers la masse d'informations économiques disponibles sur Internet.

Diane Bérard

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