Bérard: enfin, une vraie bonne nouvelle à propos de l'influence des femmes


3 commentaires sur cet article.

Rédigé par Marguerite71 le 08-02-2013

@YBertrand. D'abord, l'époque où la fonction COM./RP relevait du CFO est quasi-révolue. Dans le cas de Maple Leaf et d'autres, certes que les problèmes techniques ont dû être réglés à la source par ceux qui en avaient la compétence. Toutefois, il n'était pas question de se cacher comme le préconisait le légal et les finances alors que la crise sévissait et que le public et bien d'autres parties prenantes voulaient savoir. C'est donc sur les enjeux de COM., les stratégies et la façon de rendre des comptes que les COM. sont intervenues et ont eu une grande influence dans l'objectif de donner l'heure juste versus emberlificoter les choses. Car, sachez que le verbiage, comme vous dites, ne prend pas. Maquiller la vérité, dire des mensonges ou magnifier les choses n'ont jamais rapporté et, personnellement, je n'adhérerai jamais à ce genre de stratégies (tout comme maquiller des états financiers ou traficoter des transactions finiront pas se savoir et créer un impact négatif!). Le public n'est pas dupe et sait faire la différence entre l'authentique et le faux. Tôt ou tard, la vérité nous rattrape. Autre précision que j'aimerais apporter. Il est important de distinguer la pub. et le marketing des communications/RP (tout comme vous avez la finance, vérif., fiscalité, etc.), alors ne mélangeons pas les choses. Dans l'exemple que vous citez (SONY, Apple, etc.), il s'agit de mise en marché. Mais encore là, le public n'est pas dupe et sait reconnaître la qualité de la non-qualité d'un produit et/ou la non adéquation d'un produit en relations avec le besoin du consommateur. Ça ne paye donc pas de faire une mauvaise mise en marché. En ce qui concerne la production de produits par l'exploitation humaine, les choses finissent par se savoir n'est-ce pas... (Apple, Ikea, etc.) et ce n'est pas un problème d'image. C'est une décision d'affaires prise par les dirigeants d'entreprise qui ne jurent qu'uniquement sur le profit, souvent à court terme. Et ceci est un autre débat. Enfin, sur une autre note, j'aimerais conclure que j'ai toujours travaillé en équipe avec mes collègues des RH, du légal ou des finances (oui, j'ai déjà vécu et contribué en COM./RP à un exercice de IPO extrêmement intéressant où j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec mes collègues). J'aimerais aussi dire que les chefs (hommes & femmes) d'entreprise avec qui j'ai travaillé avaient un grand respect pour toutes les fonctions et l'apport de leurs compétences à la réussite de l'entreprise. Ils/elles ne cherchaient pas à les opposer mais plutôt à les faire travailler ensemble et les faire intervenir, chacun dans leur domaine, lorsque cela s'imposait... afin que leur influence porte pour le bien de l'entreprise. Et, c'est de cette façon que j'aime travailler et qu'une équipe peut donner le meilleur d'elle-même. Sincères salutations.

Rédigé par YBertrand le 08-02-2013

Bonjour. @madame Marguerite71. Je crois que vous vous prenez un peu trop au sérieux. Les CFO ont presque toujours le dernier mot car les solutions avancées par les V.P. communication ou relations publiques ne font que du “feeding” au service du développement des affaires et du marketing (mise en marché) qui se rapportent aux CFO’s. Vos deux exemples de Maple Leaf et OASIS consistaient certes à “communiquer aux clients” comment chacune de ces entreprises a choisi de réparer les erreurs commises mais se sont les gens de l’ingénierie dont le contrôle de qualité dépend qui ont trouvé les solutions de A à Z étant directement impliqués dans les problèmes de production qui ont fait le travail de base pour parvenir à des produits “sans taches” qui en ont fait part au service du développement des affaires qui décident par la suite d’en faire aux membres des CA qui prendront les décisions que le service de la mise en marché et donc de la publicité devront appliquer le cas échéant. Les communications, le mot le dit fort bien, ne font que ramasser les commentaires des clients et “communiquer” les résultats produits d’un meilleur contrôle de la qualité et rien de plus. Que ferait donc le service des communications si tous ceux qui les précèdent dans le processus n’étaient pas là pour trouver les solutions ? Un service de communication n’est qu’un service tierce car il aura beau faire tout le verbiage qu’ils voudront pour endormir les consommateurs, ceux-ci n’adopteront pas un produit qui demeure souillé par une entreprise qui se fout de la gueule de tout ce beau monde. Hors vous devriez consulter les sites de sondages qui depuis trois décennies ramassent des données sur la publicité de tout acabit. Vous pourrez constater que les répondants qui se comptent par millions que les consommateurs se font de la publicité, ce qu’ils veulent, ce sont des produits de qualité et rien d’autre. Deux exemples, SONY avec son Betamax, durant les années 70, malgré sa qualité d’image exceptionnelle, disparue parce que la version VHS était trois fois moins dispendieuse. Les iPhone, iPad et autres deviennent de plus en plus rapidement iSorry parce que le prix de leurs bidules ne rencontrent plus les prix exorbitants exigés. Le verbiage continuel de son président est chose du passé, le prix de leurs produits est en chute vertigineuse depuis trois à cinq ans (selon le produit) et si vous vérifier leurs états financiers de la dernière décennie c’est son service de téléchargement qui fait vivre l’entreprise. Il y a aussi toute la controverse entourant la véritable image de Apple qui utilise des entreprises d’esclavage qui font fuir les consommateurs. Faut-il rappeler que depuis plus de 10 ans, les APPLE de ce monde ne sont rien d’autre que des PC avec une pomme sur le couvert, la technologie APPLE a disparue à jamais. Vous direz qu’il s’agit que d’un problème d’image, il n’en est rien, il s’agit de problèmes provenant du CA qui décida de se complaire dans la fourberie dont le service des “communications” a dû suivre ce que le président, son CFO, le développement des affaires et autres ont décidé de faire, rien de plus. @madame Bérard. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais la femme domine de plus en plus le domaine du droit, de la psychologie, de la médecine, de la recherche fondamentale scientifique et bien d’autres. Dans le domaine du droit il y a des changements fondamentaux qui s’installent lentement mais assurément, il en est de même pour la médecine, Dieu merci. Mais lorsque l'on octroie des postes de ministres à des femmes qui ne devraient pas y être que pour la forme et les apparences, il y a tout un pas à ne pas franchir. Merci et bonne journée.

Rédigé par Marguerite71 le 07-02-2013

Comme professionnelle des com./RP, je ne peux que réagir à la conclusion de votre blogue, i.e. comparer l'influence de la fonction VP COM et CFO. Pour avoir été titulaire de cette fonction pendant plusieurs années, je peux vous dire que la portée est juste différente, et c'est tant mieux ainsi! Il y a des circonstances (et + souvent depuis quelques années avec les médias sociaux, etc.) où les enjeux portent sur la gestion des perceptions. Et, je peux vous dire que l'influence de la fonction COM compte bien plus que celle du ou de la CFO en la matière. Les stratégies et conseils COM. s'avèrent en effet plus "payantes" que les stratégies strictement liées aux $. Sans chercher bien loin, je me souviens du cas Maple Leaf où le PDG a donné toute l'importance à sa fonction COM. versus la fonction $ et légale car il s'agissait d'un enjeu communicationnel ayant un impact sur l'image et la réputation de son entreprise et, par ricochet, sur ses affaires. Le PDG l'a dit lui même, il a mis la fonction $ et légale sur le "backburner" pour travailler étroitement avec l'équipe COM.; étude de cas à l'appui, chiffré en ce qui concerne les résultats. Plus récemment, souvenez-vous de la crise OASIS; il aurait été bien plus avisé pour le PDG de Lassonde de considérer l'enjeu comme communicationnel plutôt que légal. Dans une entreprise, un PDG doit s'entourer des meilleurs dans chacun des domaines afin de s'appuyer sur eux et leurs compétences respectives. Ceci ne s'applique pas seulement lors de crises ou situations particulières mais aussi dans la gestion courante de l'entreprise. Pourquoi comparer des fonctions qui sont incomparables ? Mon avis est que ce n'est pas une bonne piste, surtout lorsqu'il est question de faire évoluer les mentalités sur la place des femmes dans les postes de direction, toutes fonctions confondues. Ce qui est décevant, c'est que cette réflexion vient de la plume d'une femme. Ce sont dans ces circonstances que l'on réalise que les femmes ont encore bien du chemin à parcourir pour être reconnues au même titre que les hommes. S'il y avait plus de solidarité, probablement que l'avancement se ferait plus rapidement.

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