Ce régime méconnu qui fait un rendement mirobolant

Publié le 03/03/2017 à 10:16

Ce régime méconnu qui fait un rendement mirobolant

Publié le 03/03/2017 à 10:16

Presque trop beau pour être vrai. Ce régime d’investissement est de loin ce qui existe de plus rentable dans l’industrie.


Suivez-moi sur Twitter


Le seul hic… il ne s’adresse pas à tout le monde. Le régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) est un régime s’adressant aux personnes désireuses de venir en aide à une personne se qualifiant au crédit d’impôt pour personnes handicapées au fédéral.


Si vous êtes dans cette situation, il n’y a pas de meilleur investissement que vous puissiez faire que d’investir dans un tel régime. La raison est simple : LES SUBVENTIONS!


En effet, le montant que vous allez déposer dans ce régime sera bonifié par le gouvernement fédéral. Ce montant sera fonction du revenu familial du bénéficiaire. Plus il est faible, plus l’État sera généreux.


À l’instar du Régime enregistré d’épargne-études (REEE), le REEI est composé de deux types d’aide : la « subvention canadienne pour l’épargne-invalidité » et le « bon canadien pour l’épargne-invalidité ». Là où il se distingue, c’est dans la générosité de cette aide.


Imaginez, le gouvernement peut déposer jusqu’à 300 %, c’est-à-dire le triple, de vos cotisations… plus 1 000 $ en bonus!


Si les critères de revenu du bénéficiaire sont respectés, vous pourriez ainsi déposer 500 $ par année dans un REEI et l’État verserait un montant de 2 500 $, soit 5 fois plus! Parlez-moi d’un rendement sur un investissement…


En fait, l’aide se détaille comme suit :


Subvention


La subvention varie selon deux éléments : le niveau de revenu familial du bénéficiaire (ou de ses parents s’il est mineur) et le niveau de cotisation.


Si le revenu du bénéficiaire est supérieur à 91 831 $ en 2017, soit le deuxième palier d’imposition, la subvention sera simplement égale aux cotisations faites, jusqu’à un maximum de 1 000 $.


Si le revenu du bénéficiaire est égal ou inférieur à ce palier, la subvention se déclinera comme suit :



  • 300 % des 500 $ premiers dollars de cotisation (subvention de 1 500 $)

  • 200 % des 1 000 $ suivants de cotisation (subvention de 2 000 $)




Donc, une cotisation annuelle de 1 500 $ génère ainsi une subvention de 3 500 $.


La subvention maximale à vie est de 70 000 $, soit 20 ans à 3 500 $.


Bon


Ici, on ne peut parler de « rendement » car il serait… infini!


Comment cela est-il possible ? Il s’agit simplement d’une aide gouvernementale sans obligation de cotisation…


En fait, le bon est octroyé aux bénéficiaires dont le revenu familial est inférieur au premier palier d’imposition fédéral, soit 45 916 $ en 2017. Le détail est le suivant :



  • Si le revenu du bénéficiaire est égal ou inférieur à 30 000 $, le bon est de 1 000 $

  • Si le revenu du bénéficiaire se situe entre 30 000 $ et 45 916 $, le bon décroît de façon linéaire pour atteindre zéro à 45 916 $.


Donc, même si j’ai déjà écrit que le premier endroit où vous devriez investir vos surplus budgétaires étaient dans le remboursement de vos cartes de crédits, je dois vous avouer que, si vous êtes dans une situation d’aide à une personne handicapée, vous pouvez continuer à payer 19,9 % d’intérêt… c’est dans le vôtre!


Suivez-moi sur Twitter

À propos de ce blogue

Dany Provost possède une formation multidisciplinaire lui permettant d'avoir une vue d'ensemble d'une situation financière. Combinant l'actuariat, la fiscalité, le placement et une grande maîtrise de l'environnement Excel, son expertise lui a permis de développer plusieurs outils de modélisation complexes, notamment en optimisation fiscale. En plus d’être associé dans les cabinets Planium et Avanco, il est directeur de la planification financière et fiscale chez SFL Cité de Montcalm. Il est l’auteur du best-seller Arrêtez de planifier votre retraite, planifiez votre plaisir et est un collaborateur régulier dans les médias en plus d’être chroniqueur en fiscalité dans le journal Finance et Investissement, une publication de TC Media.

Dany Provost

Sur le même sujet

Les mauvaises raisons de souscrire une assurance vie

Il existe autant de mauvaises raisons d'acheter de l'assurance vie que de bonnes. Méfiez-vous ce arguments...

La planification successorale au-delà du testament

21/09/2018 | Carmela Guerriero

BLOGUE INVITÉ. La planification de notre inaptitude, c’est pour nous : nous serons encore là et vulnérable.