Trois choses à faire en cas de crise boursière

Publié le 11/08/2017 à 07:30

Trois choses à faire en cas de crise boursière

Publié le 11/08/2017 à 07:30

À croire ce qu’on lit sur la situation des banques en Chine, il y a lieu de s’inquiéter. 2008 peut-elle se reproduire ? On ne pensait pas que ça pourrait aller aussi vite… Voici quelques idées à partager si jamais les choses tournaient mal… et je ne parle pas de la Corée du Nord!


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1-Ne pas paniquer


S’il y a une chose à retenir de toutes les crises et « crisettes » auxquelles on a fait face au cours des dernières années, c’est bien que de céder sous la panique est la pire chose à faire. Les points ci-dessous devraient donc être appliqués de sang-froid. On ne le répètera jamais assez.


Ne pas vendre vos placements en catastrophe. L’histoire nous a montré que même dans les crises les plus intenses, qui durent en moyenne à peine un an, les personnes ayant eu la patience de rester dans les marchés ont été récompensées à moyen terme… En fait, le pire scénario est la vente rapide de vos titres. Vous n’êtes plus là pour profiter de la reprise…


Ne pas accélérer le remboursement de vos dettes. Bien sûr, si vous avez des cartes de crédit qui vous chargent des taux prohibitifs, elles devraient être payées en premier, crise ou pas. Mais pour les dettes « normales », aucun besoin d’accélérer le paiement à cause d’une crise. La raison est bien simple : les crises boursières devancent les crises financières et, en temps de crise financière, l’économie est au ralenti. Cela exerce donc une pression à la baisse sur les taux d’intérêt pour relancer l’économie.


Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Ce n’est pas parce qu’un aspect ou deux de votre situation financière est affectée par une crise que vous devez lancer la serviette sur toutes vos façons de faire. Cela signifie de continuer à planifier votre retraite, conserver vos assurances, payer vos factures, mettre de l’essence dans la voiture et faire l’épicerie…


2- Investir davantage dans le marché


Non seulement vous ne devriez pas vendre vos placements, vous devriez investir davantage. Il faut avoir confiance aux marchés financiers pour agir de la sorte mais si vous n’avez pas cette confiance, que faisiez-vous avant la crise dans ce marché ?


Si vous aviez investi dans le marché canadien et que vous avez regardé votre rendement des 12 derniers mois, le 23 février 2009, votre rendement affichait - 44,2 % (sans considérer les frais). Ouch!...mais… En laissant les choses telles quelles, vous auriez récupéré tout l’argent « perdu » le 1er février 2011, soit moins de deux ans plus tard, et sachez que c’est la pire crise boursière de l’histoire. Cela est dû, notamment, à un rendement de 12 mois de 58,1 % au 8 mars 2010. Belle journée de la femme…


Maintenant, si, au lieu de laisser les choses telles quelles, vous aviez investi davantage le 23 février 2009, vous auriez profité de la hausse des marchés. Si, à cette date, après les pires 12 mois de cette crise, vous ayez investi un montant supplémentaire, cet argent vous aurait rapporté 79,3 % de rendement en moins de deux ans (au 1er février 2011, moment où vos « pertes » initiales auraient été récupérées).


Bien sûr qu’il ne faut pas investir dans une seule entreprise car on risque de tout perdre. Mais avec une bonne diversification (dans mon exemple, l’indice S&P/TSX), ce risque peut être éliminé.


3-Relaxer


Après avoir fini d’investir, arrêtez de suivre les marchés… la crise n’est peut-être pas finie et vous vous sauverez ainsi peut-être du stress. Ayez l’audace de ne pas regarder le rendement de votre portefeuille au cours des 12 mois suivants (au moins). Comme ça, vous aurez une agréable surprise éventuellement : « Hey chérie! Coudon, as-tu déposé de l’argent dans mon REER l’année passée ? »


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À propos de ce blogue

Dany Provost possède une formation multidisciplinaire lui permettant d'avoir une vue d'ensemble d'une situation financière. Combinant l'actuariat, la fiscalité, le placement et une grande maîtrise de l'environnement Excel, son expertise lui a permis de développer plusieurs outils de modélisation complexes, notamment en optimisation fiscale. En plus d’être associé dans les cabinets Planium et Avanco, il est directeur de la planification financière et fiscale chez SFL Cité de Montcalm. Il est l’auteur du best-seller Arrêtez de planifier votre retraite, planifiez votre plaisir et est un collaborateur régulier dans les médias en plus d’être chroniqueur en fiscalité dans le journal Finance et Investissement, une publication de TC Media.

Dany Provost

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