Quand des entreprises prospères disparaissent

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Novembre 2014

Quand des entreprises prospères disparaissent

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Novembre 2014

Créateurs plutôt que repreneurs


Le ralentissement des affaires n'est pas toujours la cause de ces fermetures. Le Québec fait face également à un véritable problème de relève entrepreneuriale, puisque la moitié de ceux qui songent à partir à la retraite préfèrent fermer les portes de leur entreprise plutôt que d'essayer de la vendre. C'est ainsi que le gouvernement du Québec prévoit que d'ici 2018, l'entrepreneuriat diminuera de près de 14 %. Non pas que la fibre entrepreneuriale n'existe pas au Québec, bien au contraire ! Chaque jour, je rencontre des gens, la tête pleine de projets et prêts à se lancer en affaires, mais... en créant leur propre entreprise, plutôt qu'en en reprenant une !


Même si les entrepreneurs sonnent l'alarme depuis un bon moment, l'impact économique que représentent la relève et le transfert d'entreprise a été trop longtemps occulté. Cet impact frappe doublement l'économie des régions, puisqu'avant même de prendre la décision de mettre la clé sous la porte, une personne qui approche de la retraite aura tendance à assurer le maintien de son entreprise plutôt que de développer de nouveaux marchés, d'innover ou d'augmenter sa productivité. Du coup, plus les propriétaires actuels tardent à transférer leur PME, plus l'économie se voit privée d'une injection de capitaux et d'une croissance cruellement nécessaires.


Faut-il rappeler que le tissu entrepreneurial québécois est composé à plus de 99 % par des PME qui génèrent la moitié du PIB et contribuent au maintien de près de 60 % des emplois ? L'absence de relève et la disparition de ces PME seront d'autant plus graves que cette situation risque de se produire dans l'ensemble des régions du Québec, alors même qu'on estime que d'ici 10 ans, nous aurons un déficit de près de 40 000 repreneurs.


Les entrepreneurs prennent de plus en plus conscience du fait que le transfert d'entreprise se prépare de façon graduelle et qu'il faut de deux à huit ans pour qu'il réussisse. Un véritable défi pour lequel ils ont besoin d'aide.


À propos de ce blogue

Danièle Henkel

Sur le même sujet

Comment financer une acquisition majeure ?

BALADO. Solmax, de Varennes, est devenu un leader mondial de son industrie en faisant l’acquisition, en décembre ...

Shawinigan poursuit la transformation de son économie

BLOGUE. Numérique, électrification des transports, entrepreneuriat… Shawinigan a définitivement ...