Ma foi, nos maisons sont devenues trop petites!

Publié le 08/01/2016 à 07:15

Ma foi, nos maisons sont devenues trop petites!

Publié le 08/01/2016 à 07:15

Je cultive parfois des fantasmes fascistes. Si. Ils surgissent dans des circonstances spécifiques, généralement au dépanneur, au magasin à une piastre ou dans une boutique de souvenirs, lorsque je vois un étalage d’objets en plastique qui n’ont aucune utilité. Ça ne peut rien contenir, ni ouvrir, ni couvrir, ni visser. Ce n’est pas décoratif, ni drôle. Ça ne peut même tenir une porte. C’est laid et ça pue.


Ces vidanges sont fabriquées en usine, avec des matières premières, et transportées dans des porte-conteneurs. C’est scandaleux.


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Alors, quand je vois ces cochonneries sur des tablettes, je me dis qu’on devrait en interdire la production, l’importation, la vente et la consommation. Et pour les contrevenants, prévoir des travaux forcés dans un site d’enfouissement ou dans un centre de recyclage. À la troisième offense, on parachuterait le récidiviste avec une veste de flottaison et une écumoire dans le vortex de plastique qui tourbillonne dans le Pacifique Nord. Va faire du ménage!


Et si ça existe, c’est qu’on vit dans une société sévèrement affectée par l’envie d’acheter n’importe quoi. Cet article de The Guardian (à lire ici) démontre comment nous sommes devenus malades de consommation, en quelques chiffres.


L’auteur nous rappelle que l’industrie de l’entreposage personnel est relativement nouvelle. Aujourd’hui, elle génère un chiffre d’affaires de 22 milliards de dollars aux États-Unis. Pourquoi? Parce que les maisons débordent d’objets de consommation dont on ne sait plus quoi faire. Pourtant, depuis 1950, la taille du logement américain moyen a triplé, passant de 983 à 2480 pieds carrés en 2011.


Pendant ce temps, la taille des ménages n’a cessé de rapetisser. De 3,37 personnes en 1950, la famille occidentale en compte aujourd’hui 2,6.


Autrement dit, nous sommes en train de nous ensevelir sous notre fourbi.


Mr. Money Mustache a la solution


On connait son prénom: Pete. Il tient un blogue (à lire ici) sur la liberté financière sous le nom de Mr. Money Mustache. Il fait sensation aux États-Unis, il a fait parler de lui dans le New York Times et le Wall Street Journal, entre autres. Son fait d’armes? Avec un salaire normal, il est parvenu à épargner suffisamment pour cesser de travailler à 30 ans, avec sa femme et leur enfant! Ce Canadien vit maintenant au Colorado en dépensant moins de 30 000 dollars par année (un ménage de la classe moyenne en dépense plus 50 000 dollars).


Mr. Money Mustache a accordé une entrevue au Globe & Mail (à lire ici). On lui a bien sûr demandé quelle était la meilleure résolution que les gens pouvaient prendre s’ils voulaient, comme lui, atteindre l’indépendance financière. Vous connaissez mon opinion sur les résolutions, mais j’ai aimé sa réponse, qui se résumerait ainsi: cessez de faire en sorte que les choses soient faciles et pratiques. Mettez vos capacités au défi, rendez-vous la vie un peu plus difficile. Bref, sortez de votre confort. Ce sera le thème de l’année on dirait.


Mais le régime du moustachu est sans doute trop draconien pour la vaste majorité d’entre nous. Alors il propose ce compromis: lâchez un peu votre auto et marchez.


Roulez en voiture rend-il idiot?


Parlant d’automobile, je suis tombé sur une liste qui recense 10 mythes et erreurs au sujet de la conduite hivernale. Une lecture très divertissante. Par exemple, ce n’est pas une bonne idée de sortir un séchoir à cheveux pour dégeler les serrures de ses portières. J’imagine monsieur sortir la rallonge électrique, puis le séchoir de son épouse et souffler sur la serrure par -30 degrés. Ça m’a fait sourire, mais j’ai eu un doute. Y a-t-il vraiment des gens qui font ça, je n’en ai jamais vu?


Mon doute s’est dissipé au mythe numéro trois, qui se lit comme suit: Si je conduis assez vite, le vent va déneiger ma voiture. C’est vraiment l’élément le plus idiot de la liste. Un Pygmée qui n’a jamais vu de neige devinerait rapidement que c’est hasardeux. Pourtant, on finit toujours par croiser sur la route une voiture dont les phares, le capot, le toit et le coffre sont couverts d’une épaisse couche neige. Mais le pire, c’est lorsqu’on les suit.


Occasion d’affaires


Chaque année, vous devriez prendre votre téléphone et renégocier le prix de vos services de télécommunications. En 30 minutes, vous pouvez faire des économies de quelques centaines de dollars pour l’année. Restez à l’affût des promotions qu’offre votre fournisseur pour les nouveaux clients, ou son concurrent. Et gardez en tête la promesse faite par l’entreprise. «Le service le plus rapide», «Le réseau le plus vaste», «Une entreprise près des gens», ça pourra toujours vous inspirer au moment de discuter avec un employé du service à la clientèle.


Mais je comprends, négocier, ce peut-être intimidant. Alors on ne fait rien. J’ai appris récemment que des entreprises américaines se spécialisaient dans cette activité: négocier à la baisse la facture des services, du gym au câblodistributeur.


Je vois là une belle occasion d’affaires, ça n’existe pas ici.


Mais ça me fait penser aussi: si l’idée de négocier vos factures ne vous plait pas, confiez donc la tâche à un proche à qui ça remonterait le moral. On connait tous un entêté à qui ça fait du bien une petite victoire facile.


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À propos de ce blogue

Les finances personnelles, ça consiste à gérer son argent au jour le jour en fonction d’objectifs plus ou moins éloignés. En regardant du bon angle, on constate qu’il s’agit d’un instrument pour réaliser ses ambitions et ses rêves. C’est avec humanité et une pointe d’humour que Daniel Germain compte aborder les finances personnelles dans ce blogue, dont l’objectif est de vous informer et de vous faire réagir. Daniel Germain assume la direction du magazine de finances personnelles Les Affaires Plus depuis 2002 et a développé de vastes connaissances sur le sujet.

Daniel Germain

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