Location : un vent de fraîcheur

Offert par Les affaires plus


Édition de Mai 2018

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Édition de Mai 2018


En immobilier, la location traîne encore la réputation du pis-aller des gens aux moyens limités. D’ailleurs, quand on parle du Québec comme d’une « province de locataires », c’est pour souligner qu’on est pauvres ou qu’on manque d’ambition.


Dans le meilleur des cas, la location est perçue comme une transition nécessaire. Sous cette optique, l’achat de sa première habitation représente une sorte de rite de passage. L’envol des prix, le resserrement des règles de financement hypothécaire, puis maintenant la hausse des taux d’intérêt bloquent cependant ce « pont vers l’âge adulte ».


La propriété demeure un idéal pour bien des gens, particulièrement les familles, mais les tendances du marché immobilier, sans encore réhabiliter totalement la location, semblent redorer son image.


Il y a bien tout ce que je viens d’énumérer, mais je soupçonne aussi un effet de contraste. Car il faut dire que l’image de la propriété, notamment la copropriété, s’est quant à elle ternie. Les constructions bâclées, les frais de prévoyance imprévisibles, les problèmes d’assurance, l’incompétence de certains syndicats et les conflits de voisinage ont provoqué un grand désenchantement. De nombreux copropriétaires réalisent que finalement, leur investissement n'en est pas vraiment un. Ils se retrouvent au contraire pris avec un boulet.


Les plus heureux dans les immeubles de copropriétés semblent être ceux qui, ironiquement, ne sont pas propriétaires. Ils sont épargnés des cotisations spéciales et des réunions parfois oiseuses des syndicats de copropriétaires. Surtout, ils peuvent déguerpir quand ils veulent.


Flairant ce marché émergent, les promoteurs immobiliers, -jusque-là confinés dans le marché des copropriétés, construisent désormais de plus en plus de logements destinés à la location. Ils n’ont rien à voir avec des bâtiments en carton, austères et déprimants. En fait, ils sont identiques à ceux qu’on érige pour les amateurs de condos, avec un loyer à l’avenant. Même les promoteurs de complexes pour personnes âgées s’y mettent. Ils reproduisent la formule avec laquelle ils ont fait fortune sur le marché des retraités, mais en adaptant le design, le service et le marketing afin d’attirer les jeunes. L’expérience semble connaître du succès.


On est loin cependant des appartements pour étudiants. Ces logements répondent trop peu aux besoins des familles. On pioche encore le bassin des jeunes professionnels sans enfants, mais c’est un début.


La question à 350 000 dollars, maintenant : quelle option est la plus payante ?


En fait, ce serait plus réaliste d’envisager le problème dans le sens inverse. La vraie question est : laquelle nous fera perdre le moins ? -Se loger comporte un coût, peu importe l’option choisie. Et la réponse est toute bête : ça dépend de vous.

À propos de ce blogue

Les finances personnelles, ça consiste à gérer son argent au jour le jour en fonction d’objectifs plus ou moins éloignés. En regardant du bon angle, on constate qu’il s’agit d’un instrument pour réaliser ses ambitions et ses rêves. C’est avec humanité et une pointe d’humour que Daniel Germain compte aborder les finances personnelles dans ce blogue, dont l’objectif est de vous informer et de vous faire réagir. Daniel Germain assume la direction du magazine de finances personnelles Les Affaires Plus depuis 2002 et a développé de vastes connaissances sur le sujet.

Daniel Germain

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