Zig, zag, zig...


14 commentaires sur cet article.

Rédigé par ww le 15-12-2011

Les crises financières existent depuis toujours. Elles exercent une forme de nettoyage salutaire. Les entreprises dont la gestion laisse à désirer disparaissent pour laisser place aux équipes de directions de qualité. Il se fait un transfert de richesse et les bons gestionnaires augmenterons les actifs sous leur surveillance. Les crises financières sont des opportunités. Évidemment à moins d'être amateur de sensationnalisme et d'obscurantisme, il est évident qu'une crise financière ne compromet pas l'existence du système financier. Les humains doivent faire des transactions et le système financier offre la plateforme pour faciliter la chose. Évidemment dans des périodes troubles, les prophètes de l'apocalypse trouvent toujours une auditoire pour saliver à des évocations sombres. Pour les autres c'est "business as usual". Évidemment n'importe quel crise amène des changements dans la dynamique (politique, économique) et l'Europe devra comprendre qu'elle perd de l'importance sur l'échiquier mondial. Le G2 (USA/Chine) existent déjà. L'Euro doit disparaître et cesser d'être cette farce d'une devise sans politique monétaire...d'une monnaie sans cohésion.

Rédigé par berixyz le 15-12-2011

Il a besoin d'attention ou quoi? Armageddon, fin du monde... Fin de SON monde, peut-être, mais il y a toujours un lendemain. C'est l'ampleur de la gueule de bois qui varie. Vu les taux d'endettement et la spéculation dans certains secteurs, l'austérité extrême nous guette, mais ce n'est rien d'autre qu'un retour à la réalité. Ceux qui croient possible et acquis des rendements de l'ordre de 50% vont en prendre plein la gueule. Personnellement, j'appelle ça un rince-cochons; pas la fin du monde.

Rédigé par Olivier M. le 15-12-2011

L'ancien patron de Jérôme Kerviel (ancien opérateur de marché de la Société générale ayant été accusé de faire perdre 50 milliards d'euros à la banque) prédit l'Apocalypse de la finance : http://www.metrofrance.com/info/l-ancien-patron-de-kerviel-predit-l-apocalypse-de-la-finance/mkle!lUPeDpYiAcYQ/

Rédigé par berixyz le 15-12-2011

Les marchés boursiers ont habituellement quelques pas d'avance sur la situation économique réelle. Le problème actuel est que certaines variables sont complètement hors normes. Des défauts de paiement nationaux ont été vus mainte fois par le passé, mais un domino qui pourrait s'étendre à l'échelle d'un continent et entrainer de nombreuses institutions financières au passage? On ne saura à quoi ça ressemble que si ça arrive, parce qu'on n'a aucun précédent. Le déplacement de pouvoir économique et politique entre l'Occident et l'Orient? Pas une chose qui est arrivée souvent et ce sera positif ou négatif selon le point de vue. L'instabilité au Maghreb? L'agitation politique n'est certes pas une première, mais si Israël finit par s'en prendre à l'Iran, on ne sait pas jusqu'où ça peut aller avec la Russie et la Chine qui menacent de s'en mêler... Bref, les marchés ont une forte indigestion de données impossibles à quantifier. Ils ont leurs fondamentales internes, mais des facteurs externes peuvent inverser n'importe quelle tendance. C'est ce qui nous pend au bout du nez et rend les marchés aussi imprévisibles. Bonnes montagnes russes tout le monde et n'oubliez pas les sacs en papier brun.

Rédigé par ww le 14-12-2011

@berixyz, je trouve les investisseurs se comportent plutôt de façon rationnelle actuellement. Si nous tenons compte que les agences de notations annoncent à chaque semaine des décotes de dettes souveraines, que des secteurs entiers subissent le même sort (Banque européenne , assureur), que les politiciens font des commentaires incendiaires presque chaque jours (Merkel, Bernanke ce jour)...La réaction des marchés aurait pu être plus vive. J'oserais dire que les investisseurs sont actuellement plus posés que les analystes, les journalistes et les politiciens. Il faut évidemment faire attention aux explications des mouvements des marchés. Hier quand Bernanke n'a pas annoncé de mesure supplémentaire, (ce qui semble une nouvelle positive , l'économie américaine prend du mieux) pourtant cela nous a été servit comme explication de la baisse de la journée. L'annonce de mesure aurait pu servir de confirmation que cela va mal. L'investisseur recherche des occasions de faire fructifier ses économies. Les liquidités et les obligations sont sans rendement (voir négatifs en rapport de l'inflation). L'or s'est beaucoup apprécié (donc mature pour une possible correction). Il reste les actions dont les évaluations sont souvent très raisonnables et qui procurent des rendements en dividendes égales ou supérieurs à l'inflation. Ce n'est pas des psychologues dans le domaine de l'investissement que nous avons besoin actuellement mais des politiciens qui comprennent que les messages négatifs et stupides qu'ils balancent (médaille d'or à madame Merkel) vont finir par faire basculer le monde dans un gouffre. Un dernier commentaire au sujet des actions américaines...Les multinationales américaines vont souffrir de l'affaiblissement des consommateurs européens et de la progression de la devise américaine... plusieurs ont maintenant des évaluations (P/E) entre 16 et 20 ce qui est généreux dans le contexte actuel. Les refuges sont souvent des investissements décevants car tous le monde veut les avoirs en même temps pour les mêmes raisons.

Rédigé par nicagoss le 14-12-2011

@berixyz. Votre commentaire est très pertinent et s'explique (selon mon observation) par le changement d'attitude de la poppulation. Après des décennies de positivisme dopées par le crédit et l'inflation, nous voilà au prise avec le retour du pendule. On est maintenant en crise de désintox et nos comportements sont irrationels, impulsif, excessif, agressifs, etc.... Bref, l'attitude change pour refléter une période sombre que l'on doit traverser pour remettre de l'ordre après un long party bien arrosé. Les investisseurs ont intérets à bien comprendre la psychologie humaine et les tendances à long terme de l'humeur des gens pour bien comprendre les grands revirements. Ce n'est pas qu'une petite récession banale dont on va être témoins, mais bien "the mother of all depression". Et ce même si des gens très compétents et intelligents tels que Mr. Buffet et Mr. Mooney ne puissent l'envisager.

Rédigé par berixyz le 14-12-2011

Les psychologues de l'investissement doivent être excessivement débordés par les temps qui courent. Parce que ce n'est rien d'autre que de la volatilité induite par les nouvelles contradictoires depuis quelques années. Un immobilier qui s'effondre aux É-U, mais qui reste fort ici. Des annonces de reprise et de récession quand ce n'est pas dépression qui alternent de jour en jour. Des banques américaines qui font faillites et des banques canadiennes que l'on dit les plus solides au monde, mais qui ont peut-être finalement joué avec des leviers encore plus dangereux que les hypothèques nous apprend une récente nouvelle. Des pays entiers dont on annonce la reprise, puis la faillite certaine, puis finalement pas. L'Iran qui menace de fermer le détroit d'Ormuz, mais qui ne fait que des exercices. Je pourrais continuer longtemps. Bref, la paranoïa est totale. Si je modifiais mes placements à chaque jour pour essayer de suivre les nouvelles, je porterais déjà la camisole de force. Le modèle le moins cher, bien sûr.

Rédigé par le 14-12-2011

Ce qu'on voit c'est que toutes les compagnies de défense comme Jean Coutu, Couche tard, Dollaroma font des hauts et toutes les compagnies très sensibles à l'économie et au taux d'intérêt comme les assurances sont très bas. On voit aussi que beaucoup de compagnies de mauvaises qualité surévaluées se font corrigées. Le VIX l'indice de peur ne monte pas beaucoup donc en général les investisseurs sont encore très confiants. En ce moment il faut garder des liquidités et attendre que la peur s'installe afin de pouvoir acheter de nouveau des entreprises qui ont des bénéfices stables!

Rédigé par SB le 14-12-2011

@BMooney. Effectivement. On a juste à regarder les banques canadiennes. Année record au niveau des profits, mais en baisse de plus de 10% pour l'année et c'est encore pire depuis la fin avril. Même chose pour les producteurs pétroliers de l'Alberta qui engrange de faramineux profit, mais ils sont en baisse cette année. C'est à n'y rien comprendre... On a beau avoir peu à la fin du monde, ça ne donne pas le droit de pénaliser les compagnies comme ça. Dans le fond oui, ça me permet de payer moins cher. SB

Rédigé par nicagoss le 14-12-2011

Ce qui se cache derrière ce zig zag? Un entêtement à ne pas vouloir accepter la réalité; on va vivre des années de liquidation de dette après avec vécu au dessus de nos moyens grace au crédit non responsable pendant des décennies. La consommation va diminuer et les compagnies vont voir leur valeure boursière chuter pour refléter cette nouvelle réalitée.

Rédigé par le 14-12-2011

Il me semble que ces contraires qui semblent injustifiés proviennent de l'extrême volatilité boursière. Celle-ci fait en sorte que les investisseurs réagissent de façon extrême aux nouvelles et sont d'une nervosité excessive. Pour cette raison ils gardent une vision à très court terme de la bourse et la moindre mauvaise nouvelle ou commentaire négatif ou même prudent les font fuir les actions des entreprises pour lesquelles un risque (même minime) peut apparaître. En bref c'est la confiance des investisseurs qui est ébranlé et par conséquent l'horizon qu'ils regardent.

Rédigé par mario.lalonde le 14-12-2011

Pour ma part, je crois que le marché US demeure une fois de plus, une place de refuge pour beaucoup d'investisseur. C'est plutôt logique étant donné que les multi-nationales s'y retrouvent en grands nombre et qu'elles demeurent solides malgré l'économie chancelante...

Rédigé par bmooney le 14-12-2011

À SB, Je dois vous avouer que j'ai été surpris par les chiffres de la Bourse canadienne. Je savais que ce n'était pas une bonne année, mais comme je ne regarde pas vraiment les indices souvent, je ne pensais pas que la baisse avait été si prononcée. C'est pas pour rien que les investisseurs ont le morale dans les talons. Bonne journée Bernard Mooney

Rédigé par SB le 14-12-2011

Que tout le monde est mêlé. On dit que les économie son de plus en plus interconnecté et qu'une région ne peux pas prospéré sans la prospérité de son partenaire, mais les chiffres tendent à démontrer qu'on est pas si interconnecté que ça. De plus, l'humeur joue un grand rôle dans tout ça. À un moment donné, la bourse donne l'heure juste, ce qui est une question de temps. La peur et l'euphorie se cotoie de plus en plus dernièrement (6 dernier mois). Pourtant, la grande majorité des entreprises font des profits tant au Canada, en Europe, aux ÉU, en Chine, etc. Les gens et les professionnels préfèrent voir les arbres au lieu de se concenter sur la forêts. Moi, ça me dit juste qu'il y a des occasions partout pour ceux qui sont près à les saisir. À suivre...

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