Valero : les raffineries vivent des années difficiles


6 commentaires sur cet article.

Rédigé par nanana le 01-02-2010

Bonjour. @monsieur Albi. J'ai discuté de cette affaire avec un ami de long terme qui travaille pour Énergie Canada, et selon lui, une raffinerie ne peut conserver les installations de Montréal plus de cinq ans sans exploitation, elle devra démenteler la partie raffinerie et décontaminer tout en conservant son parc d'iventaire. Les intallations d'Ultramar sont passées de 160,000 barils par jours en 2004 à 245,000 depuis la construction de nouvelles installations qui viennent tout juste de produire l'année dernière. Puisque sa capacité de "loading" est de 500,000 barils par jours, elle construit un pipeline entre Québec et Montréal. (Celui-ci n'a rien à voir la construction et exploitation par Enbridge avec le renversement du flux vers l'est des USA d'un pipeline existants. Merci encore une fois de vos précisions et bonne journée.

Rédigé par Albi le 01-02-2010

Esso est liée avec la raffinerie de Shell à Montréal-Est pour la totalité de ses stations-service. Le terrain de l'ancienne raffinerie d'Esso est en grande partie décontaminé. Ultramar pourra effectivement se départir de ses installations portuaires mais de telles installations sont un avantage stratégique à bien évaluer que Impérial Oil (Esso) a regretté d'avoir décommissionné. C'est en partie la raison de son intérêt pour la raffinerie de Shell actuellement. Ultramar pourrait aussi vouloir agrandir son complexe de raffinage à Levis pour s'accaparer d'une part du manque à gagner en volume à Montréal. Ne vous trompez pas, Shell est bien responsable de la décontamination future du site d'exploitation actuel mais elle ne le fera jamais. Elle exploitera un terminal de produits finis jusqu'à l'horizon prévisible, ce qui la rend conforme aux normes à ce sujet et ne l'oblige aucunement d'entreprendre la décontamination. Pour Conoco-Phillips, non ils ne font plus parti du paysage Québecois. Finalement, contrairement à ce qui serait intuitif de penser, la raffinerie de Petro-Canada/Suncor à Montréal est dans une position très inconfortable. Les frais communs d'exploitation (essentiellement des frais de transport du brut via Mtl Pipelines et la gestion des résidus de raffinage) ne seront plus partagés avec la raffinerie de Shell. Ajoutez les désavantages concurrentiels comme la taxe verte et les normes environnementales plus serrés et il est évident qu'une étude stratégique est en cours, sans être rendue publique, et qu'advenant la fermeture de la raffinerie Shell, le résultat de l'étude pourrait être connu assez rapidement... Albi.

Rédigé par nanana le 30-01-2010

Bonjour. @monsieur Albi. C'est très d'avoir un "input" d'une personne qui est sur place. Vous nous indiquez que le débarquadère d'Esso est inutilisable, comment Esso parvient elle a rafiner, probablement de l'oléoduc Sarnia-Montréal qui est en cure de rajeunissement. Il y a aussi le projet d'oléoduc d'Ultramar entre Québec et Montréal qui remplaceront toutes l'infrastructure des quais de Montréal. Pétro-Canada depuis sa fusion avec Suncor ne quittera pas Montréal, c'est du moins ce qui transparait d'un rapport annuel d'il y a environ trois ans alors que les deux indiquaient qu'elles veulent étendre leur capacité et trouver plus de place à Montréal Est. En ce qui attrait à la décontamination, si ma mémoire est bonne, Shell en sera responsable puisqu'une série de documents émanant d'Énergie Canada ou du ministère de l'environnement a déjà statué sur la décontamination du complexe de Montréal Est, avant qu'une rafinerie change de main, il ne faudra pas seulement des mises à niveau (réparations) mais la reconstructions des infrastructures qui sont défaillantes. Enfin, pourriez vous m'indiquer si ConocoPhillips (anciennement Gulf) exploite toujours à Montréal Est et dans la négative, qui a pris sa place. Merci encore des précisions et bonne journée

Rédigé par Albi le 28-01-2010

Messieurs. J'aimerais préciser certaines choses discutées ici du point de vue d'un employé de la raffinerie. Justement, la raffinerie est alimentée par un quai dont la capacité de pompage actuelle est d'au maximum 3000 barils/heure. Comme un pétrolier comme ceux qui acostent peut contenir jusqu'à 300000 barils, faites le calcul, on est loin des trois navires par jour qui seront nécéssaires pour alimenter le terminal... de gros investissements seront nécéssaires, et surtout, du temps pour tout mettre en place. Le quai de l'ancienne raffinerie d'Esso est inutilisable. D'ailleurs, rien n'est en place pour entreprendre les travaux de conversion. On ne parle pas ici de construire une simple remise, mais de la mise en place d'un nouveau réseau de tuyauterie, équipements de pompage, alimentation électrique haut-voltage et instruments de contrôle... De nombreux permis et études d'ingéniérie sont requis pour uniquement le début de la planification des travaux. Dans l'ancien contexte économique, c'est à dire les 18 dernières années, la raffinerie a générés des profits, à la hauteur du demi milliard tout récemment. Ce n'est qu'en 2009 que la raffinerie a perdu de l'argent, malgré les marges de raffinage inexistantes. Et elle n'a perdu que 52 millions... pas si mal pour une petite raffinerie de 76 ans (qui, soit dit en passant, n'a plus vraiment d'équipements de production d'origine) Certe la raffinerie a besoin d'investissement dans son infrastructure car si certaines unités sont récentes (unité de production de diésel ultra faible en soufre, unité de production d'essence), d'autres sont désuètes et demande à être remplacées. C'est cet argent que Shell n'est pas prêt à investir, calculant son retour sur investissement projeté insuffisant. Il faut cependant calculer que plusieurs scénarios d'opération de la raffinerie rentables sont envisageables par d'autres opérateurs potentiels. Un des avantages concurrentiel que la raffinerie de Montréal possède est de pouvoir traiter des bruts de mauvaise qualité (acides), ce qui en fait une cible d'intérêt pour un producteur de brut acide difficile à écouler sur le marché. Ce producteur pourrait utiliser les installations de Montréal pour traiter son brut au cost et faire son profit sur la vente du brut à sa propre raffinerie. C'est d'ailleurs cette stratégie qu'ils envisagent de faire sur leur propre territoire... Une chose qui ne s'est pas améliorée en 76 ans est la contamination du sol. Si la raffinerie est aujourd'hui soumise à des normes environnementales excessives, cela n'a pas tjrs été le cas. Par le passé, l'industrie ne se souciait pas de l'environnement et cela s'est traduit par un fort niveau de contamination du sol que nous ne voudrions pas, collectivement, avoir à décontaminer, d'un point de vue économique (ni Shell, d'ailleurs...) Tel que relevé par M. Mooney, le contexte économique et les perspectives pour le raffinage en sol américain est restreint, mais les conséquences de s'en remettre aux Chinois ou au Indiens pour raffiner notre essence, notre diésel, notre asphalte, notre base de plastique et différents polymères, notre kérosène, notre huile à chauffage, nos huiles lubrifiantes, etc., n'est peut-être pas une décision stratégique particulièrement brillante de la part d'un gouvernement souverain, surtout sur fond de tension commerciales américaines avec la Chine. La fermeture de la raffinerie a le potentiel d'entrainerer à sa suite la fermeture de notre voisine, la raffinerie de Petro-Canada/Suncor, Montreal Pipelines et combien d'entrepreneurs dépendant du domaine pétrochimique? Considérer la fermeture de la raffinerie Shell (qui est profondément intégrée dans nombre d'activités) comme la disparition d'un manufacturier quelconque est en sous-estimer naivement l'impact global. Albi

Rédigé par nanana le 28-01-2010

Bonjour. Je crois que Valero (Ultramar) pourrait être intéressée de s'installer à Montréal ou Pétro-Canada qui a pris de l'importance grâce à sa liaison avec Suncor (Sunoco et sables bitumineux)ou encore Gulf Oil (ConocoPhillips) qui voudrait agrandir. Sait-on peut être Irving qui a décidé l'année dernière de ne pas participer avec BP au projet Eider Rock, pourrait être intéressé par Montréal Est, Irving avait démontrée un intérêt pour acheter Shell lorsque celle-ci fermetait, son réseau de stations au Québec a beaucoup augmenté depuis 10 ans et s'approvisionne chez Ultramar présentement. Il y a aussi les sociétés de la pétro-chimie déja en place. Mais il faudra reconstruire "from scratch" puique la raffinerie de Shell est désuète et coûtait une fortune à entretenir. Reste à savoir à quel point les terrains sont pollués par 70 ans d'exploitation. Merci et bonne journée

Rédigé par SB le 28-01-2010

Et on se demande encore qui prendra la relève de Shell à Montréal. Cette rafinerie est trop petite pour survivre à court et moyen terme alors Shell à pris la bonne décision d'un point de vue économique (pour eux et leurs investisseurs). Alors pour ceux qui en rêve encore, oubliez-ça la rafinerie de Shelle à Montréal. c'est fini pour eux. J'espère juste que Shelle pourra encore alimenté le marché de Montréal et les industries qui dépendent du produit pour en développé de nouveau (plastique, mousse, isolants, etc.) SB.

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