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- Commentaire (8)
Une comparaison fascinante
8 commentaires sur cet article.
Rédigé par pbrasseur le 09-09-2010
Sur la bulle des obligations, écrit par Jeremy Siegel, l'auteur du fameux "Stocks for the long run" qui ne s'était pas gêné pour dénoncer la valuations absurdes du marché boursier des années 2000 http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704407804575425384002846058.html
Rédigé par pbrasseur le 09-09-2010
@N.P. Vous avez raison, les obligations ont leur place dans le monde de l'investissement et dans l'économie. Pour les uns elles permettent de collecter des revenus prévisibles en principe sans perdre de capital, pour les autres elles permettent le financement de divers projets. Dire qu'il faudrait exclure complètement les obligations équivaudrait à dire qu'il faut rendre l'économie complètement dysfonctionnelle. Cela serait aussi absurde que de dire qu'il fait éviter complètement les actions (comme le fait un blogueur bien connu...), si tous les investisseurs agissaient ainsi les entreprises mourraient et l'économie imploserait, ce qui en soit prouve le mal fondé de cette approche. Je ne crois pas non plus qu'il urge de vendre toutes les obligations qu'on a dans son portefeuille. Ceci dit étant donné le risque grandissant et exceptionnel que semble représenter les obligations en ce moment je crois qu'il serait opportun de modérer ses achats et/ou de diminuer la proportion d'obligation dans le portefeuille. C'est une approche saine je pense et qui sans tuer le marché et causer une méga crise encouragerait ceux qui cherchent à s'endetter de modérer leur transport... De toute façon les taux finiront par monter, plus il y aura de gens qui achèteront aux taux actuels plus il y aura de dommages plus tard. Car des dommages il y en aura, celle bulle est rendu bien trop loin pour que ça ne soit pas le cas. Je sais ce que disait Ben Graham, par contre je me demande ce qu'il dirait dans le contexte actuel, après vingt ans de taux qui baissent et qui frôlent le zéro...
Rédigé par pbrasseur le 09-09-2010
@ N.P. Si les taux montent (et ils ne peuvent guère descendre) les obligations perdront leur valeur et donc aussi les fonds qui en contiennent. Cet argent ne sera jamais récupéré à moins que les taux ne redescendent, tout comme vos rendements si ceux ci se font bouffer par l'inflation. Au mieux SI les actions restent stables ou montent en même temps, ce qui est loin d'être automatique, vous pourrez - comme les fonds équilibrés - achetez d'autres obligations, mais c'est risqué car les taux pourraient continuer de monter et vous causer d'autres pertes (et l'automatisme des fonds équilibrés devenir une machine à détruire vos économies, ces fonds ont bien fonctionnés dans un environnement où les obligations étaient sables ou positives pour faire face aux fluctuations boursières, l'avenir pourrait être bien différent...). Je dis pas que ça va arriver mais je pense que le risque existe et qu'il est important. Je ne dis pas non plus que les obligations c'est mauvais tout le temps, ça peut être utile dans certaines circonstances par exemple pour rendre disponible du capital à court terme. Mais en ce moment je n'y toucherais pas. Voici quelques réflexions sur les risques liés au marché obligataire: http://www.bloomberg.com/news/2010-09-08/drunken-rowdy-bond-market-is-about-to-be-ill-commentary-by-mark-gilbert.html
Rédigé par pbrasseur le 09-09-2010
Si vous avez des obligations et que les taux d'intérêts baissent vous êtes en position de réaliser un gain de capital (l'inverse est aussi vrai, si vous devez vendre vos obligations avant terme vous subirez une perte). Or les taux d'intérêt baissent depuis presque 20 ans maintenant. Ça fait presque une génération sans problèmes et sans pertes pour le marché des obligations, de là à penser que les obligations ne comportent pas de risque... C'est probablement ce qui explique pourquoi les investisseurs se garrochent en masse pour acheter des obligations de gouvernements dont la solvabilité est pour le moins douteuse, et cet engouement fait baisser les taux encore plus... Ça fait un peu penser à la bulle immobilière, après des années de hausses de prix spectaculaires de plus en plus de gens veulent participer et plus grand monde ne voit de risque. Pourtant plus les prix montent plus le risque est grand. Avec les obligations c'est l'inverse, plus les rendements baissent plus les risques qu'il finissent par remonter augmentent. Toutes les bulles ont ceci en commun: le dérèglement de la notion de risque. Prenez la bulle techno par exemple, normalement on aurait dû trouver risqué d'assumer d'immenses capitalisations pour des entreprise qui n'avaient aucun revenu, pourtant les acheteurs continuaient de faire monter les enchères. Personnellement ça m'inquiète, pas pour moi qui ne possède presque pas d'obligations mais pour certains proches qui par crainte de perdre leur précieuses économies ont au moins 50% investis dans des fonds d'obligations dont la valeur pourrait baisser rapidement si les taux venait à monter.
Rédigé par c le 09-09-2010
En août 1987 on pouvait acheter des obligations zéro coupon Québec au taux d'environ 13% annuel composé. Personne n'en voulait. Elles sont venues à échéance il y a 3 ans... SB, l eproblème est que tous les scénarios sont possibles. Mais les défauts corporatifs sont plus probables que le défaut des US ou du Canada. Ces pays vont hausser les taxes (incluant celles de BBD) et couper les pensions et services avant de faire défaut. L'argentine n'étais pas le pays de réserve mondiale ni la plus grande puissance militaire du monde. De plus, très peu de gens détenaient des titres ou monnaie argentins. Tout le monde détien des titres ou liquidités US. Ça ne nous donne pas la réponse ultime, mais ça nous pose au moins un grand questionnement ... Ce n'est pas simple. Les relations ne sont certainement pas linéaires ! De plus, BBD est un mauvais exemple car ils dépendent aussi du gouvernement.
Rédigé par Incubus le 08-09-2010
@ SB le 08-09-2010
Vous avez raison, les gens pensent qu'ils vont être remboursés. Pourtant il y a l'exemple de l'argentine qui est très récent. Cela risque de se produire avec les gouvernements surendettés. Cela donne quoi comme rendement lorsque le débiteur fait faillite?
Rédigé par SB le 08-09-2010
Ce que je trouve le plus drôle présentement, c'est que ce qui mêne les gens à acheter des obligations, c'est le risque de dettes excessives des ménages et des états. Pourtant, si nous sommes à la limite de l'endettement comme le suggère votre confrère, ces obligations ne vaudront plus rien d'ici peu et si les gouvernement veulent encore se financer, ce sera à un coût beaucoup plus élevé. Ce qui me fait le plus peur avec cette bulle d'obligations, c'est celles que j'ai et qui sont de qualité. elles risque d'être entraîner avec les autres lorsque les gens comprendront qu'il y a une bulle des obligations. Du Bombardier à 7,75%vaut à mon sens plus que les bons du gouvernement américain à 2,5%. Ce qui est encore plus grave, ce sont les récentes émission d'obligation de pacotilles (Junk Bond) de sociétés en difficultées à des coûts nettement inférieur aux risques encourrus. Ceux qui en ont acheter se morderont les doigts tôt ou tard. À bon entendeur.
Rédigé par pbrasseur le 08-09-2010
Très intéressant en effet. De tout ceci le point à retenir est le suivant: le marché des obligations peut se tromper et tomber dans l'excès. Comme n'importe quel autre marché celui-ci a tendance à vouloir livrer les batailles du passé et c'est généralement ce qui conduit les investisseurs à leur perte. Pour ma part je ne me risquerait pas à tenter de prédire le taux d'inflation futur, c'est une chose très difficile à faire et seuls les génies comme Paul Dontigny et sa suite sont capable de le faire :-) (mais je vais quand même me garder une petite gêne avant de les suivre). Malgré tout il est clair que les marchés obligataires ont perdu l'habitude de craindre l'inflation. Ça se comprend, durant les années 90 la mondialisation à connu l'arrivée sur le marché de millions de nouveaux travailleurs à faible prix, cela a eu pour effet de diminuer grandement sinon de neutraliser complètement les pressions inflationnistes. Maintenant les difficultés économiques qui ont suivies la débâcle immobilière en rajoutent une couche et font d'autant moins craindre l'inflation à un marché qui a pour ainsi dire oublié ce que c'était avec pour résultat une ruée sur les obligations qui surpasse tout ce qu'on a vu, même après des décennies de bull market sur les obligations. Pourtant, malgré les difficulté actuelles, l'économie mondiale conserve un potentiel de croissance absolument énorme, les banques centrales impriment des billets à en épuiser leurs machines (pour l'instant cet argent ne circule pas mais ça finira bien par arriver) et ces même banques sont contrôlées par des gouvernements endettés jusqu'au cou qui rêvent d'inflation pour s'en sortir. Difficile de ne pas voir quelque chose d'irrationnel dans le marché des obligations, quelque chose qui ressemble à une bulle.
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