RIM: le destin tragique des technos canadiennes


3 commentaires sur cet article.

Rédigé par le 23-01-2012

RIM n'est pas mort parce que les gouvernements Nord-Américains vont continuer d'en acheter pour des raisons de sécurité. Ça fait quand même une base solide de clients...

Rédigé par pbrasseur le 23-01-2012

Je me pose la question aussi et la réponse n'est surement pas simple. Œuvrant dans le domaine Je sais par contre que beaucoup de petites et moyennes entreprises technos finissent aux mains d'américains, qui les traitent comme des succursales. Ça témoigne d'un manque de capitaux locaux disponibles pour investissement. Ce n'est guère surprenant quand on sait que les Canadiens épargnent très peu voire pas du tout. Bien sûr les gouvernements tentent de compenser en subventionnant à tout vent, mais on sait bien que ce modèle est loin d'être aussi efficace qu'un marché libre pour repérer les "gagnants". A la fin on manque le coche car on a pas pu créer un solide réseau d'entreprises qui se nourrissent l'une de l'autre, comme c'est le cas par exemple en Californie et à Boston, des pôles dominants. Si vous lisez l'excellente biographie de Steve Jobs vous verrez à quel point la plupart des innovations importantes se sont faites par des transfert de personnel et d'idées d'une firme à l'autre. Avec la perte de gros joueur comme RIM les choses n'évoluent pas dans le bon sens, c'est très dommage et à la longue ça risque de nous coûter cher.

Rédigé par YBertrand le 23-01-2012

Bonjour. Je crois que les entreprises en technologies au Canada et Québec sont mal dirigées, le problème n'est pas ce qu'elles fabriques mais bien qui sont les têtes dirigeantes. Vous conviendrez cependant qu'aux USA et ailleurs, le domaine des technologies de l'information (TI) ne sont qu'un grand melting pot d'achat et ré-achat en passant par les fusions, les partenaires indissociables, allouette haaaa. AMD qui est le second fabriquant de CPU au monde est en faillite technique depuis cinq ans et pour le moment celle-ci s'apprête à sauver sa division ATI qu'elle a acheté en 2006. ATI était situé en Ontario. AMD qui s'est amusée à copier Intel s'est fait poursuivre à plusieurs reprises et y a engoufrée des milliards depuis 30 ans. Les entreprises québécoises ont presque toute le même problème, "ma bébelle, mes affaires, mon ceci et mon cela". Nous ne sommes certainement pas dans les premiers en liste pour son nombre de fusions. Les dirigeants préfèrent foncer dans le mur que de voir plus large et chercher des occasions d'affaires telles que les fusions peuvent souvent apporter. Une mentalité apparente à "ça va comme c'est mené". Une gestion à court terme au lieu d'une vision à long terme. Merci et bonne journée.

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