Blogue. C’est cette semaine que s’amorcera vraiment la saison des résultats financiers. Les sociétés commenceront en effet à publier leurs résultats du trimestre clos le 31 décembre.
Après le congé de lundi, des financières comme Wells Fargo, M&T Bank et Citigroup publieront leurs résultats mardi et seront suivies mercredi par Goldman Sachs, US Bancorp, eBay et Fastenal; jeudi ce sera des noms comme Google, IBM, Intel, Bank of America, American Express et Microsoft alors que la semaine se terminera avec les résultats de General Electric et Schlumberger.
On devrait donc avoir une bonne idée à la fois de l’état de santé du secteur financier et de la technologie.
C’est une bonne idée d’avoir des attentes modestes pour l’ensemble de ces entreprises. D’abord, les quatre sociétés du S&P 500 qui ont publié leurs résultats du quatrième trimestre jusqu’à maintenant, parmi elles des noms comme Alcoa et JPMorgan Chase, n’ont brisé aucun record. Elles ont tout au plus atteint les prévisions des analystes.
De plus, le quatrième trimestre a été marqué par le ralentissement économique aux États-Unis. Ce n’est que vers la fin de 2011 que l’économie a montré des signes d’amélioration, trop tard pour donner un coup de pouce à la performance des sociétés.
Enfin, les analystes ont réduit leurs prévisions au fil du temps. Encore la semaine dernière, les prévisions du quatrième trimestre ont baissé, passant d’une croissance des profits de 6,8% à 6,6%. Le 3 octobre 2011, les analystes prévoyaient une croissance de 15% des profits pour les sociétés du S&P 500 pour le quatrième trimestre. Cela donne une idée du changement majeur dans les attentes depuis trois mois.
Les deux secteurs qui devraient mieux faire, à en croire les prévisions des analystes, sont les secteurs industriel et de l’énergie, le premier avec une progression prévue de 10,2% et le deuxième de 20,4%.
Ce contexte fait en sorte qu’il vaut mieux avoir des attentes modestes. C’est également vrai à mon avis pour les prévisions et les perspectives de 2012, telles que décrites par les dirigeants. Les résultats du trimestre passé sont en grande partie déjà anticipés dans les cours des titres. Ce qui peut vraiment influer les cours par contre ce sont les perspectives pour 2012.
De ce côté, encore une fois, les dirigeants ont peu à gagner à jouer aux héros et prévoir des profits faramineux. Ils miseront certes à la place sur la prudence, en raison d’une visibilité réduite quant à la performance de l’économie dans son ensemble. C’est vrai autant du côté des revenus que des profits.
Les analystes prévoient une croissance de 4,9% des bénéfices pour le S&P 500 pour le premier trimestre de 2012, selon Thomson Reuters.
Les attentes sont très basses parce que la Bourse a déjà réagi à ce ralentissement généralisé. Lorsque les cours ont flanché l’été dernier, c’était en anticipation du ralentissement qui s’est concrétisé depuis. Ce qui fera bouger les cours, ce sont les perspectives pour la deuxième moitié de 2012 et 2013.
Bernard Mooney
P.S. Réponse au quizz de jeudi : Quels sont le plus graves dangers qu’affrontent les investisseurs actuellement? Eux-mêmes.











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