Mooney: REER: s'appauvrir lentement ou s'enrichir lentement


8 commentaires sur cet article.

Rédigé par Rustik le 11-02-2013

À mon avis, garanti, sécurité, ne sont que des mots pour calmer les esprits. Donc, aussi garanti qu’un CPG (comme certains le disent)… humm… imaginons : Le Canada s’effondre, les métaux ne se vendent plus, c’est la grande dépression canadienne. Le prix du pain triple. Monsieur 1 avec son CPG a son argent garanti… 1000$ avant, il a 1005$ aujourd’hui. Avec 1000$ il pouvait s’acheter 1000 pains, et là, le prix à triplé, avec son 1005$, il achète que 301.5 pains. Monsieur 2, est allé aussi mollement (des titres à bas rendement fixes), mais à visé les marchés monétaires, il a mis 500$ dans le marché canadien, et 500$ dans le marché américain. Il a fait 4$ de rendement (1$ de moins), mais le dollar canadien, dû à la grande dépression canadienne est tombé à 1.5$CD pour 1$US. Alors, son 500$ américains, vaut maintenant 750$CD, il a donc 500+750+4 = 1254$, et peut alors s’acheter 418 pains! Sécurité et garanti vous dites? Tout est relatif.

Rédigé par Rustik le 11-02-2013

Si je me permets… L’impôt et les REER… Quand je lis les commentaires sur les taux d’impôts sur ce site, j’ai souvent l’impression que la situation personnelle des gens fait perdre de vu la situation globale de la population. Chiffres pour 2013 : Le salaire médian au Québec est de 32K$ par année. À ce salaire le taux d’impôt moyen réel (car l’impôt est en palier, faut-il le rappeler) d’impôt payé est de 17%, et de 28.5% sur les derniers dollars gagnés. Donc, pour 50% de la population, cotiser à son REER donne 28.5% de retour d’impôt (12.5% fédéral, 16% provincial, voir table suivante : http://www.desjardins.com/en/particuliers/evenements/declaration-revenus/quebec_2013.pdf). Il y a un autre 20% de la population qui gagne entre 32K et 50K… à ces niveaux l’impôt sauvé par ces REER peut devenir intéressant sur la comparaison taux sauvé taux sorti. Pour les revenus suivants? Encore une autre question... si je pense avoir un revenu de retraite de 100K$, j'aurai le même taux d'imposition in/out. Les REER, c’est vraiment du cas par cas.

Rédigé par YBertrand le 11-02-2013

Bonjour. @monsieur ww. Je suis d’accord avec l’essentiel de votre commentaire mais non avec votre conclusion. Alors que vous pointez du doigt les courtiers vous vous fiez sur un rapport qui provient d’une société qui en est principalement composé et ne prêche que pour sa paroisse et ses poches qui sont très profondes en tentant d’attirer les investisseurs dans des produits hautement risqués. J’aurais apprécié le lien vers le rapport dont vous faites état, si vous pouvez nous l’indiquer je me ferai un plaisir d’en prendre connaissance. Nous sommes forts loin de la plage historique de l’après guerre pour de très nombreuses raisons quelle’elle se scinde en cinq étapes, la reconstruction de l’Europe de 45 à 55 (selon les pays) de 55 à 75 pour la période des baby boomers qui débuta en 46 et se termina en 69 mais n’eut des effets significatifs qui débutèrent vers 55 ainsi que la monté de la syndicalisation qui fit prospérer les individus sans s’y restreindre ainsi que le début de la mise en place des services gouvernementaux (l’État providence) de 75 à 95 avec une augmentation fulgurante des services gouvernementaux parvenue mur à mur, 95 à 2000 où la déréglementation mur à mur s’installa pour laisser les entreprises reprendre le dessus au détriment des citoyens pour se terminer avec la période 2000 à aujourd’hui où se fut un véritable pandémonium (folie furieuse collective et aveuglement volontaire des citoyens qui se sont endettés au-delà de tout bon raisonnement) du “fast buck” à n’importe quel prix sans égard à l’honnêteté et l’intégrité et le “tape à l’oeil pour les apparences. Selon moi la débâcle et héritage actuel débuta vers 1995. Les CPG comportent une garantie mur à mur ce qui n’a absolument rien à voir avec les bases financières puisque dans le contexte où notre devise diminue comme celles des autres pays, tous les produits financiers et boursiers auront les mêmes répercussions alors que le marché de la bourse est une roulette russe qui profite principalement aux banques et courtiers. Hors si vous troutez un type de placement que le REER (CPG) qui rapporte autant par le biais du retour d'impôt, veuillez me faire signe. Merci et bonne journée.

Rédigé par ww le 11-02-2013

Dans un contexte d'impression massif d'argent par les banques centrales, il est à mon sens très risqué de se réfugier massivement dans les CPG. Actuellement, ce véhicule de placement offre un rendement sous l'inflation, ce qui amène un transfert de richesse vers l'émetteur. Je suggère aux commentateurs de se procurer la dernière analyse de Disnat et de s'informer sur la situation de l'entre-deux guerre en Allemagne pour comprendre les risques de se réfugier dans les CPG (et les obligations) dans un contexte de manipulation des TI historique. Contrairement à ce qui est mentionné, la dernière crise n'a pas modifié les notions de risques en investissement et un CPG n'est libre de risque. Bien dormir avec un portefeuille 100% CPG, c'est une douce illusion.

Rédigé par amiou le 10-02-2013

La définition du mot risque dans l'investissement a changé ces dernières années car depuis 2008, c'est une crise de confiance que nous avons. De nombreux conseillers financiers sont des charlattants qui n'en savent pas plus que vous, les fonds communs sont des machines à générer des commissions et qui étalent des graphiques en couleur pour justifier leurs performances. La bourse est prequ'un casino électronique sur tous les titres à moyenne et haute volatilité. Il faut investir dans ce qu'on connait et si l'on ne connait rien, alors le CPG ou d'autres investissements à risque minimal sont la solution.

Rédigé par YBertrand le 08-02-2013

Bonjour. Je crois que pour les épargnants qui ne connaissent rien ou très peu dans le domaine de l’investissement il y a les REER (CPG et rien de ce qui est rattaché au marché boursier). Ces investisseurs bénéficieront d’un retour d’impôt minimum de 31% et pouvant atteindre 48% selon leurs revenus. Nous savons tous que lorsque les REER seront encaissés, hormis pour des raisons d’urgence, ils ne paieront pas le même taux dont ils ont bénéficié surtout s’ils n’ont aucun revenu de pension privé (employeur) qui est le cas d’une majorité de travailleurs dont le taux augmente d’une décennie à une autre. Bien entendu, il ne s’agit pas des investisseurs qui croient encore au marché boursier du “fast buck” qui n’existent que pour les courtiers et grands investisseurs (en encore là, ils se sont fait eux aussi grandement échaudés depuis 2006). De fait, le “fast buck” dans le cas des REER consiste au retour d’impôt qu’ils reçoivent en moins de trois mois. Selon moi ils devraient réinvestir ces “retours d’impôts” mais il semble que ce n’est pas le cas. Une autre chose qui rapporte beaucoup est l’utilisation du crédit. Les investisseurs auront beau avoir les meilleurs rendements de la planète, ils se mettent le doigt dans l’oeil lorsqu’ils payent de 15 à 23% d’intérêts sur leurs achats. La bonne vieille méthode du “pas de dettes = plus riche” s’applique encore aujourd’hui. Mais la mentalité du “fast buck” est souvent apparentée au “fast track credit record” qui implique les gens qui vivent au-dessus de leurs moyens, ceux-ci consistant un taux de plus en plus élevé de disciples. Hors si les rendements rachitiques de 2% (ou autre) sont égaux au taux d’augmentation du coût de la vie, les personnes ne perdent rien mais ne font pas d’argent si ce n’est que le fameux “retour d’impôt”. Merci et bonne journée.

Rédigé par Rustik le 07-02-2013

J’adore le fond de cet article. J’ai toujours dit à mes amis, qu’à long termes, des CPG, c’est généralement des « Certificats de Pauvreté Garantie » car ces placements ne protègent que rarement le pouvoir d’achat.

Rédigé par jeanfrobb le 07-02-2013

Cet article traite très bien du fait que le risque est omniprésent. Toutefois, je ne suis pas d'accord avec Mooney lorsqu'il suggère d'investir exclusivement dans des FNB. Bien sûr, tous prétendent que vous ferez une économie d'environ 2% sur les frais de gestion, sauf que ceci revient, tout simplement, à dire que payer moins cher, ne veut pas nécessairement dire en avoir plus pour son argent à long terme. Dans mes conférences, j'explique pourquoi, depuis 2011, qu'il ne faut pas se fier sur les rendements de 10 ans, pourquoi l'indice boursier canadien est dangereux et je démontre que sur plus de 2 ans que près de 50% des fonds communs de placements ont mieux fait que le TSX ! Or, à ce que je sache, il n'existe pas encore de FNB sans frais ! En vérité, il serait temps de dire que la majorité des gens qui ont choisis d'investir dans un fonds canadien d'une des principales sociétés de placements avant l'an 2000 possède, aujourd'hui, plus d'argent dans ses poches que s'il avait choisi n'importe quel FNB canadien ! Pour l'économie, j'appelle cela une économie de bouts de chandelle !

Ajouter un commentaire (netiquette)

Inscrivez-vous ou identifiez-vous pour laisser un commentaire