Mooney: Ce que le passé nous enseigne sur les rendements

Publié le 21/11/2012 à 10:37, mis à jour le 21/11/2012 à 11:43

Mooney: Ce que le passé nous enseigne sur les rendements

Publié le 21/11/2012 à 10:37, mis à jour le 21/11/2012 à 11:43

BLOGUE. S’il y a une chose que j’ai apprise au fil des ans, c’est qu’il n’est pas nécessaire de prendre des risques élevés pour avoir des rendements intéressants. C’est même le contraire. Or, si on regarde les données historiques, ma perception semble justifiée.


En effet, regardez attentivement ce graphique interactif, qui provient du site Getsmarteraboutmoney.ca, une initiative du Investor Education Fund. Il montre les rendements à long terme de plusieurs catégories d’actif et plusieurs autres données fascinantes. Ainsi, si vous aviez mis 1$ dans les actions canadiennes en 1935, vous auriez 1 319$ à la fin de 2011, soit un rendement annuel composé de 9,8%. Seules les actions américaines ont fait mieux avec un rendement annuel composé de 10,7%, en dollars canadiens.


Ce qui est intéressant de noter, c’est qu’un portefeuille équilibré aurait réalisé un rendement annuel de 8,7%, supérieur à celui des actions internationales à 7,9%. Les gens de Getsmarteraboutmoney définissent leur portefeuille équilibré comme ayant 10% en encaisse, 35% en obligations, 35% en actions canadiennes, 15% en actions américaines et 5% en titres internationaux.


En fait, si vous cliquez sur l’encadré «Risk & Return», vous verrez que les actions internationales procurent le moins de rendement par unité de risque. Vous n’êtes tout simplement pas récompensé pour les risques encourus.


Par ailleurs, le graphique principal contient d’autres informations comme l’évolution du prix des maisons, soit le prix moyen d’une maison neuve. Par exemple, le prix d’une maison neuve est passé de 4 000$ en 1939 à 331 000$ en 2011, soit un rendement annuel composé de 6,3%. C’est une performance supérieure à ce que je me serais attendu.


Et contrairement à ce qu’on peut penser, celle-ci ne s’explique pas par le boom récent. En date de 1999, le prix d’une maison s’était apprécié de 6,3% par année lors des 60 années précédentes.


Enfin, jetez un oeil sur l’importance d’être constamment investi. C’est un concept qui a perdu de la popularité à cause notamment de la performance médiocre de la Bourse depuis 2000, mais qui garde son importance.


Par exemple, de 1935 à 2011, les actions canadiennes ont procuré des rendements positifs lors de 84% des périodes de cinq ans et 96% des périodes de 10 ans et 100% des périodes de 15 ans.


En raison de la surévaluation exceptionnelle des principaux indices boursiers en 2000, cela n’a pas été le cas récemment. Mais je vous prédis que la Bourse retournera à son comportement historique dans les prochaines années, récompensant d’abord et avant tout les investisseurs toujours présents et qui ne jouent pas au plus fin avec elle.


Bernard Mooney


 

À propos de ce blogue

Chroniqueur au Journal Les Affaires, Bernard Mooney traite de la Bourse sous toutes ses facettes en s’adressant particulièrement aux investisseurs à long terme. Il est connu pour une vision misant sur le gros bon sens.

Bernard Mooney
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