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Les champions des rachats d'actions

Bernard Mooney . les affaires.com . 06-12-2011

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Blogue. L’hebdomadaire Barrons’ a publié un texte intéressant concernant les rachats d’actions cette semaine.


Ainsi, au troisième trimestre de 2011, les sociétés du S&P 500 ont racheté pour 132 milliards de dollars (G$) US par rapport à 80G$ US au trimestre comparable de 2010 et compar/ ‘a 109G$ US au deuxième trimestre de cette année. Le sommet trimestriel a été de 142G$ US au quatrième trimestre de 2007.


Ce qui est intéressant, c’est que les sociétés du S&P 500 rachètent à un rythme annuel représentatnt 5% de leur valeur boursière. Si elles maintiennent ce rythme, cela donnerait un rendement total (dividende + rachats) de plus de 7% . Ce qui est tout un rendement dans le contexte actue ldes taux d’intérêt.


Les plus petites sociétés rachètent moins intensément. Environ 39% des entreprises de l’indice Russell 2000 ont racheté de leurs actions, selon JPMorgan Chase. Cela se compare à 70% pour les sociétés du S&P 500. Les plus petites sociétés rachètent à un rythme représentant 3,6% de leur valeur boursière sur une base annuelle.


Parmi les sociétés du S&P 500, ExxonMobil est le champion sur une base absolue ayant racheté pour 22G$ US de ses actions lors des 12 derniers mois clos le 30 septembre, suivie par IBM (15G$ US) et Intel (11,7G$ US).


Toutefois, si vous faites le calcul par rapport à la valeur boursière, Novellus est le grand champion ayant racheté pour 51,8% de sa valeur boursière en 12 mois. La société active dans la fabrication d’équipement servant à la conception de microprocesseurs est suivie par The Gap (29%) et Kohl’s (21%), deux détaillants.


Si vous utilisez ce critère pour sélectionner des titres, n'oubliez pas de considérer la capacité et la volonté des entreprises de maintenir leur programme de rachats à long terme. Par exemple, Hewlett-Packard fait partie des sociétés ayant le plus racheté de leurs actions lors des 12 derniers mois. Or, à la suite du changement de président et de sa plus récente acquisition, HP a mentionné qu'elle ralentirait considérablement ses rachats.


Bernard Mooney


 


 

1 commentaire

ABC le 06-12-2011

Très intéressant comme billet. Je n'ai toutefois jamais interprété les rachats comme étant un signe positif pour la bourse en général. Les 2 précédents sommets de rachats d'actions ont été l'automne 2007 et l'automne 1999. Morale de l'histoire: certaines entreprises individuelles sont très intelligentes dans la gestion de leur capital et leurs rachats d'actions enrichissent leurs actionnaires. La grande majorité fait toutefois la même erreur que l'investisseur individuel et gère très mal son capital en rachetant lorsque les cours sont élevés et en émettant lorsque les cours sont dépréciés. Les données actuelles doivent donc d'une manière agrégée conduire à la plus grande prudence dans la gestion d'un portefeuille.

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