L'hypocrisie a un nom: Facebook

Publié le 27/03/2012 à 09:17, mis à jour le 27/03/2012 à 10:30

L'hypocrisie a un nom: Facebook

Publié le 27/03/2012 à 09:17, mis à jour le 27/03/2012 à 10:30

BLOGUE. Facebook est certes déjà un grand succès d’affaires et technologique. Comme la publication de son prospectus l’a révélé, sa croissance et sa rentabilité sont exceptionnelles. Et sa mission est encore plus ronflante.


« Facebook, à l’origine, n’a pas été créée dans le but d’être une entreprise. Elle a été bâtie pour accomplir une mission sociale – faire de la planète un monde plus ouvert et plus «connecté».»


C’est la première phrase de la lettre de Mark Zuckerberg, président fondateur de Facebook, à ses futurs actionnaires. Il ajoute :


«Il y a un besoin immense et une occasion immense à faire en sorte que chacun soit connecté, à donner à chacun une voix et à aider à transformer la société pour l’avenir.» Et un peu plus loin, il explique :


«Nous avons toujours été principalement intéressés par notre mission sociale, les services que nous bâtissons et les gens qui les utilisent.»


C’est beau, n’est-ce pas ? À lire cela, j’en ai presque larme à l’œil (ne vous en faites pas, c’est probablement juste des allergies ou le début d’un rhume…).


Sérieusement, il n’y a aucun mal à vouloir changer le monde. Par contre, lorsqu’on exprime haut et fort de telles valeurs, il faut être prêt à accepter la facture qui va avec. En effet, la direction de Facebook doit faire preuve d’une conduite au-delà de tout reproche. Et dans notre monde, c’est difficile, voire impossible, surtout pour une société qui s’annonce être aussi dominatrice que Microsoft dans les années 1990.


 


À propos de ce blogue

Chroniqueur au Journal Les Affaires, Bernard Mooney traite de la Bourse sous toutes ses facettes en s’adressant particulièrement aux investisseurs à long terme. Il est connu pour une vision misant sur le gros bon sens.

Bernard Mooney

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