La vie en solo et l'impôt

Offert par Les affaires plus


Édition de Février 2015

La vie en solo et l'impôt

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Édition de Février 2015

Par Annie Boivin

À moins d'avoir des enfants, le fait d'être célibataire et de vivre seul procure peu d'avantages du point de vue fiscal.


Vivre seul apporte quelques avantages ; l'impôt en est-il un ? Techniquement, et à revenu égal, qu'une personne vive seule ou en couple, elle devrait payer le même montant d'impôt annuellement. L'impôt est calculé sur l'ensemble des revenus personnels gagnés au cours d'une année civile par un contribuable.


Ce sont principalement les sources de revenus, l'âge du contribuable et sa situation familiale qui changeront la donne en matière d'impôt exigible. En fouillant, on se rend compte qu'il existe très peu de crédits d'impôt ou de déductions fiscales qui s'adressent particulièrement aux gens qui vivent en solo. D'un angle strictement fiscal, il vaut mieux être célibataire avec des enfants que de vivre seul avec soi-même ! Le fisc ne favorise pas les célibataires.


L'état civil SANS conjoint ne donne droit qu'au montant pour personne vivant seule, un crédit d'impôt provincial. Curieusement, pour en profiter, il ne suffit pas d'être célibataire, séparé ou veuf. Il faut avoir vécu ordinairement et tenu une habitation seul durant toute l'année. «Seul» signifiant qu'à aucun moment de l'année, aucune autre personne telle qu'un colocataire, un parent, un père, une mère, une soeur ou un frère n'aura partagé l'habitation admissible avec la personne sans conjoint. La définition de «seul» exclut toutefois des enfants mineurs ou majeurs aux études, ce qui rend ce crédit disponible aux familles monoparentales. Ces conditions d'admissibilité font en sorte que ce crédit d'impôt remboursable ne sera pas disponible durant la première année de célibat ou de veuvage. De plus, si le célibataire est admis en CHSLD, il perdra le droit de réclamer ce crédit, puisqu'il ne remplit plus les critères d'admissibilité - vivre seul dans une habitation admissible -, et ce, même s'il est célibataire.


Étonnamment, ce montant pour personne vivant seule est aussi disponible pour un couple qui vit séparément pour une raison autre que la rupture de leur union (en raison de leur emploi par exemple). En effet, les membres d'un couple qui ont vécu séparément tout au long de l'année et qui ont habité chacun un établissement domestique autonome seul ou uniquement avec des enfants mineurs ou des enfants majeurs aux études sont admissibles à ce crédit lorsque leur revenu familial net n'excède pas 70 100 dollars.


Ce montant peut même être bonifié si le contribuable (ou son conjoint) est âgé de 65 ans et plus ou si le contribuable a reçu des revenus de pensions admissibles.


Ce n'est donc pas le seul fait de vivre sans conjoint ou sans partenaire, ni même le fait de vivre seul tout au long de l'année qui donne droit à ce crédit d'impôt dont le montant peut atteindre 1 325 dollars en 2014. Une personne célibataire et qui vit seule doit aussi avoir un revenu net familial sous la barre de 50 400 dollars pour avoir droit à ce crédit d'impôt.


Un des seuls avantages fiscaux du célibat est que le revenu net familial, qui sert de base à l'établissement de la plupart des crédits d'impôt ou programmes d'aide gouvernementale, peut offrir un certain bénéfice aux gens seuls pour qui le revenu du ménage est composé d'un seul revenu au lieu de deux. Bref, lorsqu'une personne se retrouve seule, elle devrait aviser rapidement le fisc de sa nouvelle situation !


Une tendance à la hausse


Le dernier recensement a dévoilé que 42 % des Canadiens et 44 % des Québécois n'étaient ni mariés ni en union libre, pas plus que séparés, divorcés ou veufs. Dans les grandes villes occidentales, le nombre de célibataires explose. Selon les données émises par Statistique Canada, le Québec compterait environ 1,7 million de célibataires, et Montréal en abriterait près de la moitié, puisque 40 % des ménages montréalais ne comptent qu'une seule personne, par rapport à 30 % à Toronto, à 28 % à Halifax, à 16 % à Calgary et à 38 % à Vancouver.

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