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La Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda a déjà ouvert une clinique médicale pour... attirer des médecins dans une ville qui en manquait cruellement, et pour prouver que la vie à 640 kilomètres de Montréal et à 800 kilomètres de Québec pouvait attirer des professionnels de la santé. La " grande séduction " a fonctionné, puisque sept médecins sont venus et ont repris la clinique. Véritable mine d'idées, la Chambre a lancé depuis le début de l'année un événement appelé " Tout le monde en parle... des PME de Rouyn-Noranda ", qui donne à de jeunes entrepreneurs l'occasion de se faire connaître et d'être mis en contact avec de grands donneurs d'ordres locaux. Dans l'ambiance électrifiante d'un bar-restaurant et sous les caméras des télévisions régionales, les entrepreneurs parlent de leurs défis et de leurs passions, aiguillonnés par les questions et les remarques décontractées d'un animateur et d'un fou du roi, qui reprennent la célèbre formule utilisée dans l'émission de Guy A. Lepage et Danny Turcotte. Quatre de ces événements ont eu lieu depuis le début de l'année, et tous ont affiché complet.
Nina Dion, 33 ans, cofondatrice de Plastiques Industriels G Plus, une PME de quinze employés qui crée des produits sur mesure pour l'industrie des mines, fait partie de ces entrepreneurs qui se sont jetés à l'eau lors de la troisième édition. " Nous avons déjà nos clients, mais il est toujours bon de se faire connaître, explique la jeune femme. Et puis, pauvres et sans expérience, nous avons réussi à monter une entreprise qui vend jusqu'en Turquie. Notre histoire peut en inspirer d'autres ! "
Marcel Faucher, qui pilote les destinées de Xstrata Cuivre Canada à Rouyn, une entreprise qui compte 600 employés, a participé à ce même événement, et a bien l'intention d'y retourner. " C'est enrichissant de voir ces jeunes qui performent avec le feu dans les yeux, dans un contexte où l'on s'amuse. Aider des jeunes à se développer, c'est bon pour les grandes entreprises, car elles n'auront pas à aller chercher ces compétences à l'autre bout du monde. "
Pierre Maheux, propriétaire des Autobus Maheux, qui préside la Fondation de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, a passé le cap de la cinquantaine. Le " fou du roi ", c'est lui, et il n'est pas près de donner sa place. " Je fais le bouffon, avec un mélange de questions sérieuses et de réflexions parfois acides, mais en prenant bien soin de ne pas me couvrir de ridicule ! On rit et on découvre des gens allumés. Et la relève, ça garde jeune ! "
La Chambre de commerce a investi environ 10 000 dollars dans l'organisation de ces événements, dit la directrice générale, Julie Bouchard. À cela s'ajoutent des contributions de 190 000 dollars de la Caisse populaire, du Centre local de développement, du SADC, du Centre local d'emploi et du ministère du Développement économique Innovation et Exportation (MDEIE), afin de financer la retransmission des événements sur les quatre chaînes de télévision d'Abitibi-Témiscamingue. Prochain événement : le 4 avril. Qu'on s'en parle !
Pour en savoir plus : www.ccirn.qc.ca/toutlemondeenparle
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