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La construction résidentielle profite de la vigueur de l'économie. Source: Bloomberg.
Les propriétaires de maisons continueront de faire de bonnes affaires puisque la valeur de leur résidence progressera au Québec. La hausse moyenne sera de 6 % cette année et de 3 % en 2008.
L’an prochain, la hausse des prix sera plus prononcée à Montréal et à Québec. La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) table sur une hausse des prix de 5 à 6 % à Montréal, et de 5 %, à Québec.
Contrairement aux États-Unis où les prix sont en baisse, le marché canadien de l’habitation reste solide. C’est le cas dans l’Ouest grâce au pétrole, mais aussi au Québec qui tire bien son épingle du jeu au chapitre de l’emploi et de la croissance de l’économie.
« Il y a aussi une flexibilité grandissante au niveau des produits hypothécaires qui peuvent stimuler un peu le marché de la revente, explique Marie-Élaine Denis, analyste de marché de la SCHL. Elle donne en exemple des options comme l’amortissement prolongé jusqu’à 40 ans et la possibilité d’acheter sans mise de fonds. «Cela élargit le bassin d’acheteurs potentiels », dit-elle.
Année record à Montréal
Contre toute attente, le marché de la revente dans la région métropolitaine de Montréal fracassera un record, avec 42 800 transactions enregistrées par la Chambre Immobilière du Grand Montréal. La SCHL prévoit autant d’activité en 2008.
Du côté du neuf, les mises en chantier s’élèvent à 25 000 unités cette année, en hausse de 10 % par rapport à 2006. En 2008, la SCHL s’attend à 23 500 logements.
Quant au logement locatif, le taux d’inoccupation poursuit sa remontée. Il se situera à 3,2 % en 2007 et à 3,7 % en 2008.
Québec roule sur l’or
La région de la vieille capitale continue elle aussi de bien faire. Dans le marché de la revente, les transactions bondissent de 6 % en 2007, à 7400 unités vendues. Elles augmenteront encore en 2008, pour atteindre les 7550 reventes.
Les mises en chantier s’élèveront à 5000, en 2007, et à 4300, l’année suivante.
Le marché locatif reste serré à Québec. Le taux d’inoccupation est à 1,9 %, en 2007, et à 2,3 % en 2008. La raison ? Une migration moins forte au cours de la période 2006-2007.