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Le cours du baril de pétrole est passé à plus de 104 $ US sur les marchés hier. Photo: Bloomberg
Des observateurs de l'industrie pétrolière estiment que les prix de l'essence pourraient atteindre environ 1,40 $ le litre au pays d'ici quelques mois.
Si les cours du pétrole demeurent à leurs niveaux records actuels et si la demande augmente pendant l'été, il faut s'attendre à des prix jamais vus à la pompe.
Les prix canadiens moyens de l'essence étaient plus ou moins stables à 111,60 cents le litre, mercredi, selon le site internet GasBuddy.com.
Toutefois, le cours du baril de pétrole est passé à plus de 104 $ US sur les marchés, mercredi, après que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) eut annoncé qu'elle maintiendrait stable pour le moment la production mondiale d'or noir, en dépit des appels lancés par les Etats-Unis en faveur d'une augmentation de cette dernière.
Les investisseurs, qui s'attendaient à ce que les stocks américains de pétrole augmentent, ont également été secoués par la nouvelle d'un recul des stocks de brut sur le marché clé américain.
Vince Lauerman, analyste du secteur mondial de l'énergie chez Geopolitics Central, a indiqué mercredi qu'il y avait normalement une accalmie au chapitre des prix de l'essence entre l'hiver, la saison du chauffage, et l'été, celle de la conduite automobile.
A l'instar de nombreux spécialistes, M. Lauerman a avancé que les prix de l'essence à la pompe pourraient atteindre pas moins de 1,40 $ le litre cet été si jamais les cours du brut demeuraient à leurs niveaux actuels.
Un tel prix constituerait vraisemblablement un record pour l'essence sans plomb au Canada et serait supérieur à celui de 1,30 $ le litre atteint à la suite de la fermeture de raffineries nord-américaines provoquée par le passage de l'ouragan Katrina, il y a plus de deux ans.
Les prix du diesel sont déjà à des niveaux sans précédent, causant des maux de tête au secteur nord-américain du camionnage, dont les entreprises refilent les hausses aux clients.
"Les entreprises de raffinage commencent à penser à la saison estivale de la conduite automobile, et ce n'est qu'une question de temps avant que la demande augmente pour les carburants de transport, en particulier l'essence et le diesel", a affirmé M. Lauerman.
"Et avec ça, nous devrions nous attendre à des hausses beaucoup plus importantes que celles que nous voyons en ce moment", a-t-il ajouté.