Michael Dell voit dans sa boule de cristal que tout est possible
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Michael Dell livre ses stratégies. Photo: Lesaffaires.tv.
Il vient tout juste d'avoir 43 ans et le magazine Forbes le place au huitième rang des personnes les plus riches au monde. Notre dossier spécial.
Sa fortune est évaluée à 17,2 millliards de dollars (qui a cependant dû diminuer avec la glissade des marchés boursiers).
Non pas qu'il soit né avec une cuillère d'argent dans la bouche : ce sont son génie d'entrepreneur et son flair qui l'ont rendu riche.
À 18 ans, il exploitait déjà de sa chambre d'université un service de fabrication d'ordinateurs personnels livrés directement aux consommateurs. Vingt-cinq ans plus tard, son nom est devenu l'une des marques les plus connues de la planète.
Ce phénomène vivant s'appelle Michael Dell. Il était brièvement de passage à Montréal mardi dernier à titre d'invité spécial à l'événement La Boule de cristal, organisé par le CRIM, un des temps forts du monde des technologies de l'information au Québec. J'ai eu la chance de l'interviewer en direct - en anglais - sur scène, devant un millier de personnes.
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Visionnez les entrevues dans notre dossier spécial sur Michael Dell
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C'est le propre de ces entrepreneurs à la stature imposante. "Don't worry, be happy..." On parle de récession aux États-Unis; les investissements pour moderniser les équipements technologiques en souffrent déjà, mais Michael Dell, apparemment, ne s'en fait pas trop.
À 15 ans, il mettait déjà en pièces son premier ordinateur pour voir s'il était capable de le remonter. Depuis, ce sont des crises qu'il a souvent dû affronter. C'est l'un des premiers messages qu'il a lancés à l'auditoire composé, en bonne partie, de gestionnaires du monde des technologies au Québec : ne pas se laisser abattre par les hauts et les bas de l'économie.
Il y a eu l'éclatement de la bulle techno, puis les attentats de septembre 2001 et la récession qui a suivi, mais le ralentissement économique n'a été que temporaire. On compte plus d'un milliard d'ordinateurs personnels dans le monde, et la montée des marchés émergents signifie que ce chiffre va bientôt doubler.
C'est une autre de ses conclusions : nous évaluons encore la santé de l'économie mondiale en ne regardant que l'Amérique du Nord. Mais la planète danse parfois sur une autre musique, nettement plus entraînante.
Les entreprises qui sont en mesure de suivre la cadence, en offrant à cette clientèle inhabituelle les produits qu'elle veut, trouvent ainsi un contrepoids aux difficultés qu'elles rencontrent à la maison.
La mondialisation peut avoir de bons côtés.
Autant d'utilisateurs d'ordinateurs signifie autant de personnes qui sont potentiellement reliées entre elles par Internet. C'est la conséquence directe, qui pose un formidable défi à tous les fournisseurs de contenu. Mais qui veut aussi dire qu'il faudra trouver une façon de communiquer avec ces personnes réparties sur tous les continents. Des personnes qui se parlent se comprennent mieux.
La paix grâce aux ordinateurs personnels ? La commande est forte, mais on a déjà vu pire.