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Les détaillants doivent passer à l'offensive

En Arizona, les travailleurs de la construction résidentielle ne vont plus dans les dépanneurs de la société québécoise Couche-Tard, tout simplement parce que les chantiers sont déserts.

Pour faire face à la conjoncture, le détaillant mise principalement sur trois facteurs : meilleurs prix sur les produits de destination, rénovation de magasins et produits exclusifs (de marque maison), explique Richard Fortin, vice-président exécutif et chef de la direction financière.

La bière et le tabac sont des exemples de produits de destination. Les gens vont au dépanneur pour s'en procurer. " C'est essentiel de rester concurrentiel sur ces produits ", insiste-t-il.

De plus, Couche-tard injectera 275 millions de dollars dans ses 5 395 magasins pour créer une ambiance et vendre davantage de produits frais. Ce qui lui permet de se distinguer favorablement de ses concurrents.

La chaîne de dépanneurs se différencie aussi par les produits de sa marque maison, notamment dans le secteur populaire des Slush, cafés glacés et autres breuvages frappés.

Est-ce que Couche-Tard a la bonne approche ? Tout à fait, s'il faut en croire une récente étude publiée par les consultants en gestion McKinsey, qui met de l'avant trois mesures pour faire face à cette période incertaine.

Réagir promptement

La firme d'experts-conseils insiste sur l'importance, pour les détaillants, de réagir promptement en période de ralentissement. L'objectif est d'être en mesure de relancer les ventes dès les premiers signes de la reprise.

Se contenter de laisser passer la tempête n'est pas une solution.

McKinsey a observé que, non seulement les détaillants voient leurs ventes souffrir en période de récession, mais elles peinent à décoller l'année suivant la récession.

Ainsi, aux États-Unis, les ventes ont progressé de 0,3 % dans l'année qui a suivi les récessions de 1990-1991 et de 2000-2001.

Favoriser l'achalandage

Pour les entreprises ayant une bonne situation financière, McKinsey recommande d'investir dans l'aménagement des magasins et dans l'acquisition de points de vente. C'est aussi l'occasion de recruter des employés prometteurs mis en disponibilité par les concurrents en difficulté.

En période de croissance, les commerces peinent en effet à attirer et à conserver la main-d'oeuvre. Dans un marché bien développé où la croissance est modérée, une stratégie gagnante consiste à se concentrer sur les activités de marketing susceptibles d'augmenter les revenus.

Des promotions imbattables sauront attirer les clients. Augmenter le nombre d'employés en magasin et privilégier les produits à succès sur les étagères s'avérera tout aussi rentable.

Se concentrer sur l'exécution

Le Groupe Sportscene va concentrer ses efforts sur le joyau que constituent les 48 restaurants La Cage aux Sports, annonce dans un entretien Jean Bédard, président et chef de la direction. La société, qui fête son 25e anniversaire, a des activités périphériques, comme sa division Les sportifs en voyage, et un service de traiteur.

" L'accent sera mis sur l'exécution, ajoute-t-il. La force du menu reste le steak, le poulet et les côtes levées. Il faut s'assurer de les préparer comme il faut. "

La rénovation des magasins et l'ouverture de restaurants figurent aussi au plan de match de M. Bédard. " Un contexte économique difficile est une occasion de gagner des parts de marché ", dit-il.

Finalement, dans le cas des entreprises dont les finances sont précaires, la priorité doit aller à la gestion optimale des dépenses. McKinsey cite en exemple la décision de déplacer des employés de l'entrepôt vers le magasin où ils pourront contribuer aux ventes.

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