go

Recherche avancée

Accueil

Accueil >> Publications  >> Les Affaires  >> article journal lesaffaires.com

Bombardier espère améliorer la qualité de ses trains grâce à la soudure au laser

Plus précise, parfaitement imperméable et plus rapide, la soudure au laser est en voie de remplacer la soudure par points à l'usine de construction de trains de Bombardier Transport, à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.

Plus précise, explique Jean-Claude Sirois, directeur de la recherche et développement à La Pocatière, la soudure au laser cause beaucoup moins de déformations sur le métal, dans ce cas l'acier inoxydable. Ces déformations affaiblissent et enlaidissent le train, ajoute-t-il.

De plus, la soudure est continue, c'est-à-dire qu'elle s'étend d'un trait tout le long des deux feuilles d'acier à assembler. Ainsi, le train est parfaitement imperméable. Il n'est plus nécessaire de combler les espaces vides entre les soudures faites par points.

Enfin, le soudage au laser est plus rapide que le soudage par points, et ce, même si les deux technologies sont robotisées. Pour des raisons de confidentialité, les responsables du projet chez Bombardier Transport refusent de chiffrer les économies de temps qu'ils réaliseront grâce à ce procédé.

Trop tard pour les commandes en production

En théorie, la production pourra passer au soudage au laser dès l'an prochain, après trois ans d'essais.

Mais il faudra de nouvelles commandes de trains, dessinés spécifiquement pour cette technologie. Comme les prix des trains déjà en production ont été négociés en fonction des techniques employées il y a quelques années, il n'est pas possible de changer les procédés en cours de route, dit Claude Gingras, directeur général de l'usine de La Pocatière. Les contrats déjà entamés à La Pocatière, dont les voitures à deux niveaux destinées au New Jersey, ou encore des rames du métro de Chicago, sont réalisés avec le soudage par points, dit-il.

L'équipe d'ingénieurs ferroviaires de Saint-Bruno, près de Montréal, suit le projet depuis sa naissance et sera prête lorsque viendra le temps de dessiner le premier wagon de la prochaine commande, dit M. Gingras.

Lorsque le projet a démarré, le seul autre endroit au monde à utiliser cette technologie était une usine de trains de Kawasaki Heavy Industries, au Japon, explique Lorraine Blais, responsable du projet de soudage au laser au Centre spécialisé de technologie physique du Québec, un centre collégial de transfert technologique situé à La Pocatière.

Aujourd'hui, les géants du ferroviaire comme Alstom et Siemens ont probablement déjà embarqué dans ce train, croit-elle, précisant que les travaux du genre sont entourés du plus grand secret.

Publicité

les affaires.tv

Publicité
Publicité

Liens commerciaux