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Dans le passé, Sylvain Rodier devait concevoir, fabriquer et programmer lui-même des pièces comme des contrôleurs à vitesse de moteur. Le président d'IMAC, de Brossard, arrive maintenant à les commander de partout sur la planète. Ces sous-ensembles lui sont fournis préprogrammés. Il n'a qu'à les brancher dans sa machine.
"C'est du plug and play pour nous ! Ça facilite notre travail", dit-il.
Il est donc possible de fabriquer des machines dédiées à moindre coût, de sorte que la guerre entre les machines et les robots est loin d'être terminée.
Dans un coin, les fabricants de robots arguent que leurs produits sont de plus en plus flexibles. Un argument séduisant pour les industriels qui ne savent pas si, dans l'avenir, leur produit ou leur procédé de fabrication n'aura pas changé. Dans ce cas, un robot pourra être réoutillé et reprogrammé pour accomplir de nouvelles tâches.
En revanche, la machine dédiée, très efficace mais trop spécialisée, finira chez le ferrailleur.
"C'est du cas par cas", dit-il, citant un projet réalisé à l'usine de serviettes hygiéniques de Johnson & Johnson, à Montréal. IMAC a conçu une machine dédiée pour placer les serviettes dans les boîtes. Mais c'est un robot qui met les boîtes sur les palettes.
"Pour certaines applications, les machines seront toujours plus efficaces que les robots", dit-il.
Claude Bilodeau, pdg de Culitech, en Beauce, souligne qu'au Québec, les fabricants de machines ont toujours été en mesure de concevoir des solutions polyvalentes.
Dans son cas, il s'agit d'un héritage des frères Vachon qui n'arrivaient pas à reproduire les échelles gigantesques de production de gâteaux qu'ils trouvaient aux États-Unis. Ils ont donc modifié les machines importées des États-Unis pour fabriquer en lots plus petits.
"Ce n'est pas si simple à trancher, dit-il. Les machines dédiées peuvent être aussi polyvalentes", dit-il.