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Villa : ce qu'il faut savoir avant d'acheter

Des Québécois ont l'habitude de faire des achats à Burlington. Mais acquérir une résidence secondaire demande autrement plus de précautions que de magasiner chez Macy's. Voici ce qu'il faut savoir avant de plonger.

Comment gérer le risque de change ? Le huard vole haut actuellement, mais qui dit qu'il restera à parité avec le billet vert ?

Une façon de neutraliser ce risque est d'emprunter en dollars canadiens, dit Tannis Dawson, spécialiste en planification fiscale du Groupe Investors. Il suffit d'utiliser l'avoir net de la maison principale au Canada (l'équité) pour financer la résidence secondaire aux États-Unis.

Si vous vous tournez vers une banque américaine, sachez que, face à un client étranger, le prêteur sera plus exigeant en matière de mise de fonds et de sûreté.

Lors de l'achat, vous ferez la connaissance du dépositaire légal (escrow agent), qui est dans ce cas l'équivalent du notaire québécois. Il s'assure de la validité des titres de propriété et des répartitions entre l'acheteur et le vendeur, qui se partagent sa facture.

Propriétés locatives

Dans le cas d'une propriété locative, le locateur retiendra à la source 30 % des revenus de location, qu'il remettra au fisc. L'investisseur peut toutefois s'y soustraire en remplissant un formulaire, précise Chantal Baril, associée déléguée au sein du groupe des services aux employeurs mondiaux chez Samson Bélair Deloitte Touche à Montréal. Les revenus de location doivent être déclarés à l'Oncle Sam chaque année.

À la revente, un impôt s'applique sur le gain en capital aux États-Unis. Le dépositaire légal retiendra 10 % du profit réalisé à la revente, qu'il remettra au fisc. Une partie de la somme pourra être remboursée au vendeur après qu'il aura rempli une déclaration de revenus américaine.

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